Maroc Telecom rachète Gabon Telecom après un appel d'offre international

Discussion dans 'Scooooop' créé par Le_Dictateur, 10 Février 2007.

  1. Le_Dictateur

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    La société publique de télécommunication Gabon Télécom détenteur du monopole de la téléphonie filaire dans le pays a été attribué à Maroc Telecom au terme d'un long processus de privatisation engagé en 2001, a annoncé le porte parole du gouvernement, René Ndemezo' Obinag.

    Maroc Telecom a été préféré sur une liste de 10 concurrents, selon M. Nedmezo' Obiang qui n'a pas cité les noms des perdants. La compagnie marocaine détenue à 51% par le groupe français Vivendi devient actionnaire majoritaire de Gabon Telecom avec 51% du capital. L'Etat a conservé 49% des parts.


    La proposition marocaine a suscité l'intérêt du Gabon parce qu'elle tient compte de la relance de la téléphonie fixe et la redynamisation de l'opérateur de la téléphonie mobile Libertis, une filiale dont le capital est détenu à 100% par Gabon Telecom.

    Dans un court délai, Maroc Telecom investira 100 milliards de FCFA et promet de désenclaver l'arrière pays. Il a également promis une baisse des tarifs de la communication et bien d'autres avantages.

    On rappelle que le processus de privatisation de Gabon Telecom a été lancé en 2001. Fruit de la dislocation en 2001 de l'ex-office des postes et télécommunications (OPT) dont la deuxième entité est Gabon Poste, Gabon Télécom est presque essoufflé. Son chiffre d'affaires a baissé en trois ans, passant de 94,6 milliards de francs CFA en 2003 à 75,8 milliards de F CFA en 2004 puis à 63,3 milliards de F CFA en 2005. Les charges du personnel représenteraient 68% des ressources de l'entreprise.

    Un premier appel à candidatures avait été lancé en août 2002. Sept opérateurs de télécommunications avaient répondu à cet appel. Il s'agit de : France Télécom, le norvégien TeleNor, le portugais Portugal Telecom, l'allemand DTCON, le marocain Maroc Telecom, le coréen Corea Telecom et le chinois ZTE. Aucune des propositions de ces candidats à la reprise de l'entreprise n'avait satisfait l'exécutif.

    C'est ainsi qu'en décembre 2005, le gouvernement a lancé un autre appel d'offre par lequel il se propose de céder au privé 51% du capital de l'entreprise contre 35% auparavant.

    En août 2006, l'entreprise s'est séparée de près de 600 agents sur un effectif de 1 700 employés. Ces licenciements, préparant la privatisation, sont intervenus en deux vagues.

    Une première vague de 338 agents a quitté l'entreprise au mois d'août. Ce lot était constitué d'agents de sécurité (environ une centaine), de fonctionnaires contractuels, de pré retraités et de ménagères.

    Une deuxième vague d'environ 250 agents a suivi vers fin 2006. Sont programmés dans cette liste, des employés n'ayant pas une spécialité dans les métiers des Télécom, selon le président du Comité ad hoc pour la privatisation de Gabon Télécom, Jacques Diouf. Il s'agit notamment des secrétaires, chauffeurs, coursiers et autres.

    Il resterait dans la "boîte" quelques 1 100 agents dont le sort dépendra du nouvel acquéreur.


    Gabon Télécom gère environ 35.000 lignes téléphoniques fixes. C'est le fournisseur numéro un de l'accès Internet dans le pays.

    Source - AllAfrica.Com
     

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