Maroc-UE : 2,5 milliards de DH débloqués en 2008

Discussion dans 'Info du bled' créé par Info du bled, 8 Mars 2009.

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    Plus de 2,5 milliards de DH ont été débloqués au bénéfice du Maroc en 2008. Ils ont servi au financement de quelque 120 projets en cours d’exécution…


    Le Maroc reste le premier partenaire de l’Union européenne (UE) dans la région du voisinage. En témoignent les paiements déboursés par l’UE pour financer des projets de développement lancés par le royaume. Plus de 10 milliards de dirhams ont été débloqués au bénéfice du Maroc au cours des quatre dernières années. C’est ce qu’a annoncé Bruno Dethomas, ambassadeur, Chef de la délégation de la commission européenne au Maroc. Ce dernier s’exprimait lors d’un point de presse organisé le jeudi 24 février à Casablanca sur « la Coopération Maroc-UE : Bilan 2008, perspectives 2009 et statut avancé ». Pour Bruno Dethomas, la coopération financière entre le royaume et l’UE est « l’instrument qui permet de traduire concrètement les ambitions politiques des parties ». Elle vise, selon ce responsable, « l’accompagnement de la mise en œuvre du plan d’action agréé en 2005 entre les parties dans le cadre de la politique européenne de voisinage (PEV) et permettra la mise en place graduelle du statut avancé ».

    Selon B. Dethomas, l’année 2008 aura été exemplaire et exceptionnelle pour les relations euro-marocaines. « C’est que d’une part, en matière de coopération pour l’aide au développement, l’appui de l’UE aux chantiers de réforme du Maroc se maintient à un niveau élevé. Et d’autre part, sur le plan de la libéralisation des échanges, les négociations entre le Maroc et l’UE sont sur une bonne voie », se félicite le chef de la délégation de la commission européenne au royaume.

    En chiffres, les fonds qui ont été transférés au Maroc ont totalisé plus de 2,5 milliards de DH au cours de l’année précédente. Ils ont été attribués au financement de quelque 120 projets en cours d’exécution dans des secteurs d’activités prioritaires pour le royaume. Il s’agit notamment de la réforme de l’administration publique avec 806 millions de Dh, l’Education et l’alphabétisation (187 millions de Dh), les routes rurales (108 millions de Dh), la couverture médicale de base (442 millions de Dh) et l’énergie (482 millions de Dh).


    Côté perspectives, pour l’année 2009, Bruno Dethomas a déclaré que l’UE s’impliquera davantage dans les programmes d’appui sectoriel à la réforme de la santé (80 millions euro), la mise en œuvre de la stratégie de l’Education (93 millions euro), le soutien aux investissements et exportations (60 millions d’euro), et l’eau et l’assainissement (50 millions d’euro). L’UE prévoit également de consolider ses programmes concernant l’accompagnement aux recommandations de l’Instance Equité et Réconciliation (8 millions d’euros) ainsi que la mise en œuvre de l’accord d’association (20 millions d’euros).

    Par ailleurs, un appui financier de près de 115 millions d’euro sera également accordé au Maroc au titre de l’exercice budgétaire 2010. Il concernera essentiellement le domaine agricole, avec 40 millions d’euros, la réforme de la justice (20 millions d’euros), le désenclavement des zones isolées (25 millions d’euro) et la formation professionnelle (30 millions d’euro).

    Sur le plan de la libéralisation des échanges, Bruno Dethomas a noté que l’échéance du 1er mars 2012 sera respectée pour les produits industriels. « D’ici à cette date, il n’y aura plus de droits de douanes pour les produits européens au Maroc, ni de droits de douane pour les produits marocains en Europe », a-t-il affirmé à ce sujet.

    Pour ce qui est de l’agriculture, les négociations sont actuellement en cours et sont sur la bonne voie, d’après Dethomas.

    Par ailleurs, Abdellatif Maâzouz, ministre du Commerce extérieur et Bruno Dethomas ont entamé, le 27 février à Rabat, les discussions préliminaires sur la libéralisation des services. Les deux parties ont ainsi procédé à l’échange des offres marocaines et européennes concernant la libéralisation du commerce des services entre les deux parties. Notons que l’adoption d’un document conjoint sur le statut avancé vise également la conclusion d’un accord de libre échange global. Lequel devra lever tous les obstacles tant tarifaires que non tarifaires entre le Maroc et l’UE.



    Source : lereporter.ma
     

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