Maroc-UE : Le renouvellement de l’accord de pêche dans l’impasse

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 1 Octobre 2010.

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    · Les négociations n’ont pas encore repris

    · L’accord actuel se termine en février

    · Rabat favorable à des accords stratégiques


    Le renouvellement de l’accord de pêche avec l’Union européenne (UE) est compromis. Le protocole en vigueur se termine fin février prochain. Les négociations pour le reconduire n’ont pas repris.


    «Elles auraient dû commencer bien avant l’été. Même si elles démarrent demain, l’accord ne sera pas prêt à temps, à cause de l’avis conforme du Parlement européen dont les procédures sont longues», souligne Aneko Landaburu, ambassadeur de l’Union européenne à Rabat.

    A ce rythme, les bateaux communautaires se retrouveraient au chômage dès mars prochain. En fait, c’est les flottes espagnole et portugaise qui seront les premières victimes. Ces pêcheurs devraient se rapprocher du Maroc pour obtenir des licences. Mais le diplomate européen espère que les deux parties trouveront les moyens pour reprendre les négociations afin d’avoir un accord d’ici l’année prochaine. «Ne pas avoir d’accord entre l’UE et le Maroc sera dommageable alors que nous essayons d’élargir le champ de la coopération», précise-t-il.

    Mais pourquoi ce blocage? En fait, le dossier s’est politisé, particulièrement par l’intervention de Maria Damanaki, commissaire européenne aux Affaires maritimes et à la Pêche.

    Dans un courrier adressé en juillet dernier, Damanaki a demandé au Maroc de lui transmettre des informations sur les effets socioéconomiques de l’accord sur chacune des régions, particulièrement le Sahara marocain. «Ces informations sont essentielles pour évaluer notre accord de pêche mais aussi pour préparer un éventuel renouvellement de notre protocole. Je veux souligner l’importance que revêt ces informations pour ouvrir la perspective d’un renouvellement de l’accord», écrit-elle.

    Il est incontestable que cette demande européenne est politique. Il ne faut pas être grand clerc pour relever les traces du lobbying des séparatistes et de l’Algérie, via les pays nordiques comme la Norvège. «Il est un fait qu’à l’intérieur du Parlement européen, il y a une forte mobilisation pour reprendre les thèses du Polisario qui considèrent que l’accord est illégal», souligne un autre diplomate.

    Pourtant, l’ambassadeur de l’UE considère que «l’accord est compatible avec le droit international». Selon lui, l’UE a un intérêt à renouveler l’accord de pêche, sur la base d’avantages équilibrés pour les deux parties. D’ailleurs, «les informations sur les retombées économiques de cet accord dans les régions seraient bonnes à avoir. Elles ne feraient qu’appuyer le bien-fondé de cet accord», ajoute-t-il.


    Côté marocain, le dossier est entre les mains des Affaires étrangères. Mais une chose est sûre, le Maroc n’a pas donné de suite à la demande de Maria Damanaki. D’ailleurs, le Maroc n’a pas d’obligation à le faire, conformément aux dispositions de l’accord en vigueur.

    En attendant, la Commission européenne a désigné un consultant pour faire une évaluation de l’impact de l’accord de pêche. Il a visité des villes portuaires dont notamment Dakhla où il a pu constater de lui-même les progrès réalisés au niveau des pêcheries. L’expert doit remettre son rapport à la Commission européenne vers la mi-octobre. Rabat recevra une copie.


    http://www.leconomiste.com/
     

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