Messages de S.M. le Roi aux présidents libyen, tunisien et mauritanien

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 11 Juin 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

    J'aime reçus:
    52
    Points:
    48
    S.M. le Roi Mohammed VI a adressé au président mauritanien, Mouâouiya Ould Taya, un message de condoléances et de solidarité suite à l’attaque menée par les terroristes du Groupe Salafiste de Prédication et de Combat (GSPC) algérien contre un poste militaire mauritanien, attaque qui s’est soldée par le décès de quinze soldats mauritaniens. M. Mohamed Benaïssa, ministre des Affaires étrangères, qui a transmis le message mercredi à Nouakchott, a eu également un entretien avec le président mauritanien sur les relations bilatérales et l’activation de l’édifice unitaire maghrébin, l’Union du Maghreb Arabe.

    Auparavant, M. Benaïssa a transmis deux messages écrits au président libyen, le colonel Mouammar Kadhafi, mardi à Tripoli, et au président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, mercredi à Tunis, relatifs au processus d’intégration maghrébine et aux mesures à prendre pour la tenue du Conseil de la présidence de l’UMA.

    Le report du Sommet de l’UMA à Tripoli et l’agression criminelle dont a fait l’objet la Mauritanie constituent deux événements d’importance pour la région maghrébine.

    Les déclarations intempestives du président algérien, M. Abdelaziz Bouteflika, ont prouvé qu’ Alger fait peu de cas de la volonté des peuples maghrébins d’unir leur destin et de serrer les rangs pou stimuler le développement de la région et mieux se placer sur la scène internationale en tant que bloc solidaire. L’attaque terroriste du GSPC contre la Mauritanie n’aurait pu être possible si la région de Tindouf, frontalière du Maroc, de la Mauritanie et du Mali, ne constituait pas une zone de non-droit où les Polisariens se livrent à toutes sortes de trafic et traitent avec tous les groupuscules terroristes. Interpol et le Pentagone ont déjà signifié que la présence d’une armée irrégulière dans la région de Tindouf, devenue passoire, rendait difficile, voire impossible de mener la guerre contre les bandes terroristes qui y sévissent.

    Faut-il rappeler que pour Abderrazak El Parra, le terroriste algérien dont l’obédience demeure obscure, les frontières algériennes ne constituaient pas une entrave à ses actions à travers le Sahara.

    Selon divers services de renseignements, des groupes terroristes qui ont fait allégeance à Oussama Ben Laden, dont le fameux GSPC, ont trouvé dans les déserts du Sahara le refuge dont ils ont besoin. Avec l’existence d’une zone de non-droit occupée par une bande armée, le « Polisario », les déplacements de ces tristes groupes sont facilités.

    Le pire actuellement est que cesdits groupes terroristes n’hésitent plus à s’en prendre aux pays de la région, menaçant de plonger le Sahara dans le feu et le sang.

    Plus que jamais, les pays de l’UMA doivent dépasser leurs querelles stériles et aller de l’avant en matière d’intégration régionale. Une UMA dynamique et efficace permettrait non seulement la liberté de circulation des biens, des personnes et des capitaux, mais aussi de maîtriser ces flux et d’éviter au Maghreb de devenir un foyer et une cible du terrorisme.


    Qu’en pensent les dirigeants algériens, qui ont eu à affronter pendant plus d’une décennie un terrorisme sanglant qui menace maintenant tous les pays de la région ?

    Ahmed NAJI

    Source: L'opinion.
     

Partager cette page