Minoen

Discussion dans 'Bibliothèque Wladbladi' créé par alexander, 9 Août 2008.

  1. alexander

    alexander Weld Azrou Membre du personnel

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    Minoen
    Minoen, civilisation de l'âge du bronze qui se développa dans l'île de Crète avant l'arrivée des Grecs (voir Achéens). C'était l'une des trois principales cultures de la civilisation égéenne, les deux autres étant la culture mycénienne, qui s'épanouit en Grèce continentale, et celle des Cyclades. Le Minoen atteignit son apogée au IIe millénaire av. J.-C. à Cnossos, Phaïstos, Malia notamment.

    On ne découvrit la culture minoenne qu'après la mise au jour, en 1900, d'un grand palais à Cnossos par l'archéologue britannique sir Arthur Evans. Il appela minoenne la civilisation représentée par ce palais, la structure de ce dernier évoquant à ses yeux le labyrinthe du roi légendaire Minos. Le palais de Cnossos fut détruit, sans doute par une éruption volcanique, vers 1750 av. J.-C. Cette date marque la fin de la première phase de l'histoire de la Crète. Une nouvelle dynastie créa une civilisation encore plus brillante. Le palais de Cnossos fut reconstruit à une plus grande échelle v. 1700 av. J.-C. Il s'élevait alors sur trois ou quatre étages et contenait maintes pièces, ainsi qu'une salle du trône somptueusement décorée. Parmi les nombreuses fresques (restaurées), on peut encore apprécier des scènes montrant des athlètes sautant par-dessus un taureau, une pratique qui serait à l'origine de la légende grecque du Minotaure. Dans le palais, des sanctuaires étaient dédiés au culte d'une déesse mère, probablement celle que les Grecs nommèrent Rhéa. À son culte était associée la hache double qui apparaît dans les décors muraux du palais. Les ruines contenaient aussi de splendides sculptures et des objets en métal. Des traces d'un système complexe de poids et mesures furent également découvertes.

    La puissance des rois de Cnossos atteignit son apogée vers 1600 av. J.-C., époque à laquelle ils contrôlaient l'aire égéenne tout entière et entretenaient des relations commerciales intenses avec l'Égypte. La destruction de Cnossos et l'effondrement de la civilisation minoenne coïncidèrent avec les débuts de la période faste de Mycènes, en Grèce ; les belliqueux Mycéniens pourraient donc bien être les responsables de la disparition de la civilisation minoenne.

    Les fouilles entreprises en Crète après 1900 mirent au jour quelque 3 000 tablettes d'argile portant des inscriptions en deux écritures syllabiques différentes qui furent appelées linéaire A (XVIIIe-XVIe siècles av. J.-C.) et linéaire B (XVe-ve siècles av. J.-C.). Le linéaire A était employé par les Minoens dès 1750 av. J.-C. et n'a pas été déchiffré. On a également trouvé des inscriptions en linéaire A à l'encre sur des pierres et des tessons de terre cuite. Un disque d'argile découvert à Phaïstos est souvent cité comme étant le plus ancien exemple d'imprimerie, c'est-à-dire de la reproduction d'un texte à l'aide de tampons portant des lettres. Le disque fut estampillé sur ses deux faces alors qu'il était encore humide par une série de cachets qui forment un ensemble de quarante-cinq symboles. Des tablettes en linéaire B furent trouvées en Crète ainsi qu'à Pylos et à Mycènes, en Grèce continentale. La plupart d'entre elles datent de 1400 av. J.-C. à 1150 av. J.-C. En 1952, l'architecte et cryptologue britannique Michael Ventris et son collègue John Chadwick déchiffrèrent cette écriture et identifièrent le langage qu'elle transcrit, le mycénien, comme une ancienne forme de la langue grecque.

    Pour d'autres informations sur l'art minoen, voir Égéenne, civilisation .


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  2. alexander

    alexander Weld Azrou Membre du personnel

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    La civilisation minoenne tient son nom du roi légendaire Minos. Son apparition marque l'introduction d'une architecture urbaine planifiée dont le centre est constitué par un palais. Elle connaît son apogée entre 2200 et 1450 av. J.-C.

    Le palais de Cnossos

    L'histoire de la Crète est difficile à établir. Tout un pan de cette histoire fut révélé par les découvertes de l'archéologue Heinrich Schliemann, à Mycènes et à Troie, et par celles de Arthur John Evans au milieu du XIXe siècle, qui, poursuivant des études sur les pierres gravées, découvrit en 1900 le palais de Cnossos.

    C'est grâce à ces fouilles archéologiques que nous est aujourd'hui connue la civilisation crétoise, dite aussi minoenne, du nom de Minos, roi semi-légendaire de Crète. Dans les années 1960, d'autres fouilles permirent la découverte d'un nouveau palais, à Zakros, et celle de la nécropole d'Archanès, qui livra encore des trésors de l'art minoen, aujourd'hui conservés au musée d'Héraklion. Il reste cependant que, si la chronologie de la civilisation minoenne est relativement établie, en revanche les méthodes utilisées pour mettre en lumière certains synchronismes sont plus fragiles. Les dates, en effet, ne sont qu'indicatives et probables, l'état des connaissances sur la richesse de cette civilisation étant loin d'être appréhendé dans sa multiplicité et son foisonnement.



    La période du minoen

    Au début du IIe millénaire, dans les années 1900 av. J.-C. se situe une période de grandeur (minoen moyen), sans que l'on puisse dire avec certitude à quel bouleversement social correspond un tel changement: les villes s'enrichissent, de prodigieux palais-labyrinthes sont construits (Cnossos, Phaistos, Malia et Zakro).

    Vers -1700, ces palais sont détruits par un tremblement de terre qui ébranle toute l'île; mais, sur les sites mêmes des ruines, d'autres palais vont être rapidement reconstruits. Cette période constitue le moment le plus fécond et le plus brillant de la civilisation minoenne.

    La fin de ces grands centres palatiaux a longtemps été mise en relation avec l'éruption du volcan de Thira (aujourd'hui l'île de Santorin, située au nord), qui aurait provoqué, en Crète même, d'effroyables tremblements de terre et un ras de marée submergeant les côtes de l'île.

    L'explication semble cependant plus complexe sur le plan historique et soulève de difficiles problèmes: d'une part, les effets de l'éruption, datée de -1500, ont certainement été beaucoup plus sensibles sur l'Est du monde égéen qu'en Crète même; d'autre part, la pluie de cendres encore visible sur l'île paraît d'une ampleur trop faible pour avoir provoqué la ruine des palais.

    Une seule certitude demeure: les palais ont été ravagés; et certains archéologues n'excluent pas l'hypothèse ancienne d'une conquête de la Crète par un ennemi extérieur, probablement les Mycéniens. A cette époque la Crète fut supplantée par Mycènes et ne joua plus de rôle politique notable dans le monde grec, bien que restant cependant un important centre commercial.


    http://www.memo.fr/article.asp?ID=ANT_CRE_001
     
  3. alexander

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