Mohamed Ameur à la conférence internationale sur l'impact des crises sur la migration

Discussion dans 'Info du bled' créé par Info du bled, 13 Octobre 2009.

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    Une dynamique solidaire, privilégiant le partenariat et le co-développement, est la démarche la plus appropriée pour préserver à la fois les intérêts des pays de départ et d'accueil ainsi que les droits et acquis des populations immigrées, a souligné, lundi à Rabat, Mohamed Ameur, ministre délégué chargé de la Communauté marocaine à l'étranger.
    A l'ouverture de la conférence internationale sur “l'impact des crises sur la migration, qui se tient les 12 et 13 octobre à Rabat, M. Ameur a affirmé que cette vision n'a rien d'idéaliste, vu que les pays industrialisés ont de plus en plus besoin de la migration pour combler leurs déficits démographiques, de même que les pays en développement comptent beaucoup sur leurs ressortissants expatriés comme ressources participant activement à leur développement.
    Suite à la crise économique, qui n'a cessé de s'élargir pour toucher des pays et des secteurs initialement non-concernés par ce qui a été l'élément déclencheur, les migrants se sont trouvés doublement pénalisés par le poids de la crise proprement dite et par le durcissement du cadre réglementaire qui les vise, a rappelé M. Ameur.
    Certains, a-t-il ajouté, vivent cela comme une ingratitude, voire une injustice, vu qu'ils avaient été sollicités tant que l'économie des pays d'accueil avait besoin d'eux et qu'ils deviennent indésirables dès les premiers signes de la récession.
    Comme beaucoup d'autres pays, le Maroc, a souligné M. Ameur, constate l'impact négatif de ce bouleversement sur des secteurs vitaux de son économie et particulièrement les Marocains résidant à l'étranger, qui ont toujours constitué un support essentiel de sa construction et de son rayonnement et qui malgré la crise ont été plus nombreux à visiter le Royaume cette année, soit environ 7 pc de plus qu'en 2008.
    Conformément aux Hautes instructions royales contenues dans le discours du Trône prononcé en juillet dernier, le gouvernement a fixé la préservation des droits et acquis de la communauté marocaine à l'étranger parmi ses priorités en vue de contrecarrer les effets de la crise et apporter le soutien nécessaire à ceux parmi ses membres les plus affectés par cette conjoncture difficile, a précisé le ministre.
    Aussi, un comité sectoriel a été mis en place au sein du comité de veille stratégique chargé de suivre les répercussions de la crise mondiale sur l'économie marocaine.
    Des mesures d'urgence ont également été prises, a souligné M. Ameur, en faveur des Marocains du monde sous forme de réduction du coût de leurs transferts d'argent, de création d'un fonds spécial pour inciter leurs investissements, de facilitation de leur accès au logement et de rééchelonnement de leurs dettes auprès des banques marocaines.
    “Nous veillons également à ce que la communauté marocaine à l'étranger ne soit atteinte d'aucune des expressions de racisme ou de xénophobie qui peuvent la viser ni par aucune autre manifestation de ces tensions sociales qui caractérisent habituellement les périodes agitées et qui affectent les catégories vulnérables, dont les communautés issues de la migration, a conclut M. Ameur.
    La séance d'ouverture a été marquée par la présence de Nizar Baraka, ministre délégué chargé des Affaires économiques et générales, Jamal Rhmani, ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle, William Lacy Swing, directeur général de l'OIM, Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al Maghrib, Abdellah Bousouf, secrétaire général du CCME ainsi que plusieurs ambassadeurs.
    La conférence est organisée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, par le ministère chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger et l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, le ministère des Affaires économiques et générales, le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger, la Fondation Hassan II pour les MRE et le PNUD.








    Source : libe.ma
     

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