Mohamed Lahyani Jeu, set et match

Discussion dans 'Tennis' créé par Dexter, 25 Octobre 2009.

  1. Dexter

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    Portrait. Mohamed Lahyani Jeu, set et match

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    Avec les Alami, Aynaoui, Arazi, le Maroc a connu son âge d’or du tennis. Mohamed Lahyani assure la relève, mais du haut de sa chaise d’arbitre international de très haute volée. Rencontre.

    A Son visage jovial creusé de deux fossettes est devenu presque aussi connu que celui des joueurs qu’il arbitre. Depuis plus de 15 ans, Mohamed Lahyani sillonne la planète tennis. Avec son charisme, son œil de lynx, son rire et sa décontraction, ce Suédois d’origine marocaine est devenu une référence en matière d’arbitrage. Un baromètre des courts. Mieux, il est l’un des juges les plus appréciés par les joueurs. A
    Tétouan, sa ville natale où il est venu se reposer, Mohamed Lahyani nous explique, sous un crachin automnal, qu’il était à mille lieux de s’imaginer qu’il se lancerait un jour dans ce métier. Une seconde balle et quelques explications s’imposent.


    Déclic au Swedish Master
    Quand ses parents émigrent en Suède, le petit Mohamed est un bébé d’un an. Il grandit à Uppsala, petite ville à 70 km de Stockholm, célèbre pour sa prestigieuse université. L’adolescent sportif joue au basket, au volley et au tennis, sans jamais envisager virer pro. Il suit un cursus de sport-études mais aussi des études de cuisine et de management pour aider la fratrie, devenue propriétaire d’un restaurant et d’une salle de gym réservée aux femmes. C’est au Swedish Master de 1983 que le déclic se produit. “On a fait appel à moi pour donner un coup de main. J’ai adoré mon rôle d’arbitre, surtout que j’ai vu défiler les Borg, Wilander ou Edberg… A cette époque, la Suède avait de très grands joueurs”, glisse-t-il avec un accent tétouanais perlé, les yeux allumés par la passion. “J’ai tout de suite aimé la prise de décision et trancher sur des points chauds”.
    Les choses s’enchaînent très vite. Jusqu’en 1990, alors qu’il est étudiant, la fédération l’envoie chaque été arbitrer dans les tournois locaux. De petits tournois, sur moquette ou terre battue, à Bastad ou Stockholm, où il débute comme juge de ligne. “C’était mon “summer job”, j’y ai beaucoup appris. Mes frères, étant occupés au restaurant, je pouvais m’absenter”. En 1991, il obtient son badge blanc, première reconnaissance officielle de la profession. A l’instar des joueurs, il écume les tournois satellites et challengers pour gagner ses galons. Puis il est sélectionné comme juge de ligne pour les JO de Barcelone en 1992. “Là, j’ai rencontré toutes les fédérations et j’ai été invité partout : Wimbledon, Roland Garros, US Open...”. Les grands arbitres de l’époque, Lars Graf, Bruno Rebeu ou Rudi Berger, le repèrent.
    Mais la vie d’arbitre pro n’est pas une sinécure. “Pendant de nombreux mois, j’ai suivi une formation intensive. Trois jours par semaine, on passait une batterie de tests pour apprendre le métier”. Il y a aussi l’envers du décor, avoue-t-il : “Etre arbitre ne se résume pas au luxe de l’hôtel et des voyages, il y a aussi la solitude qu’on affronte. Beaucoup peuvent sombrer dans la dépression. Il faut avoir un caractère fort et une famille compréhensive”.

    Voix chaude, vue d’aigle et “winning smile”
    Depuis 1993, date à laquelle il décroche son badge de bronze, il n’a pas manqué une seule édition de Wimbledon. Soit 17 Grands Chelems consécutifs au temple du grey flanel ! En 1995, Mohamed gravit un échelon de plus sur le chemin de l’excellence : il obtient le badge d’argent, synonyme de titres plus prestigieux à arbitrer. Sa voix chaude et veloutée résonne de plus en plus sur les courts. Elle devient familière pour les joueurs et le public. La même année, au tournoi de Bastad, il exclut Karim Alami pour jets de raquette. “C’est la pire décision que peut prendre un arbitre. Mais le superviseur m’a appuyé et même Karim m’a donné raison”. En 1997, c’est la consécration avec le badge d’or, qui fait de Mohamed Lahyani l’un des fleurons du corps arbitral. “Je voyage 30 semaines pour les tournois et j’arbitre en moyenne 500 matchs par an”. Les qualités d’un bon arbitre ? “Avoir une bonne vue, du caractère et une bonne communication avec les joueurs”. L’assistance technique vidéo (hawk eye), qui pallie l’arbitrage en cas de doute, aide bien les juges, selon lui “mais cela nous met plus de pression”. Et d’expliquer : “Je ne suis pas un dictateur sur le terrain. Je sais quand il faut être relax et quand il faut être sérieux”. En plus de 15 ans sur le circuit, Mohamed Lahyani n’a presque jamais été pris en défaut. Avec son “winning smile”, un clin d’œil ou un mot amical approprié, il a toujours su désamorcer les tensions entre deux joueurs pendant les matchs serrés. “Le plus important, c’est le respect que me prêtent les joueurs. Cela me donne beaucoup de confiance”.

    Palmarès. Monsieur 5000 matchs
    Avec plus de 5000 matches arbitrés depuis le début de sa carrière, Mohamed Lahyani a vu défiler sous sa chaise les plus grands des décennies 1990 et 2000 : Edberg, Becker, Sampras, Agassi, Hewitt, Federer, Nadal, etc. Il n’est pas peu fier de sa constance au plus haut niveau : “C’est une chose d’arriver au sommet, c’en est une autre de s’y maintenir”. Quand on l’interroge sur les matchs les plus marquants de sa carrière, sa réponse fuse : le seul et unique duel ayant opposé Federer à Sampras à Wimbledon en 2001, “un match qui changea la face de l’histoire du tennis mondial”. Mohamed Lahyani se souvient aussi du match épique de 4 heures entre Nadal et Djokovic à Madrid en mai 2009 : “Je ne sais vraiment pas comment j’ai fait pour tenir 4h sur la chaise… L’excitation, peut-être”, s’amuse-t-il. Enfin, il retient la belle bagarre entre Hewitt et Nalbandian, au cœur de l’étuve de l’Australian Open en janvier 2005, qui s’achèvera à 2 heures du matin. “Le lendemain, un journal local publiait un article avec ma photo barrant la Une”.
    L’homme n’a pas la moindre peur de la lassitude : “Chaque match est différent. De nouvelles règles apparaissent et l’excitation est toujours là. Quand j’arbitre, je me sens comme un pilote”. Manque à son palmarès une finale de Grand Chelem.
     
  2. prince d'amour

    prince d'amour ZaKaRiA

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    oui je l'ai vue souvent dans les grands match surtt en roland garros

    tout le public le respect et l'aime bcp
     
  3. MIMALION

    MIMALION Visiteur

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    merci pour l'article
    sincèrement, je n'ai jamais fais attention à lui
     
  4. Dexter

    Dexter Visiteur

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    Il est souvent présent aux grands finales ... les joueurs ne discutent que rarement ses jugement ... il a un de ces charismes ...
     
  5. kechia

    kechia Accro

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    je l'ai vu dans plusieurs matchs mais j'ai jamais su k'il etait d'origine Marocain

    merci pr l'info!
     
  6. simo160

    simo160 Accro Membre du personnel

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    au moins on a un grand nom marocain dans le monde du tennisen tant qu'artbitre lah yesehal fi le3aba inchallah
     
  7. anasamati

    anasamati Accro

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    Il a changé à la nationalité suédoise ya presque 5 ans.Je ne sais pas prkoi?
     
  8. prince d'amour

    prince d'amour ZaKaRiA

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    bach yedman weri9at a sahebi [22h]
     

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