Moi, sur-Moi ou Névrose ?...

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 26 Août 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Soixante quatorze Marocains candidats à l’émigration clandestine, arrêtés en quatre jours dans le Royaume, 24 morts et 994 blessés en périmètre urbain. La semaine dernière, des diplômés au chômage qui n’ont pas pris de vacances et poursuivent leur squat des trottoirs des Institutions publiques même en plein été. Des plages, des forêts et des montagnes transformées en poubelles publiques malgré les campagnes citoyennes pour la propreté et la préservation de l’environnement. Ne nous voilons pas la face, il y a un «truc» qui ne tourne pas rond dans nos têtes.

    Ce n’est pas la faute à la société, pas celle de l’Etat, mais de madame et monsieur tout le monde. La majorité de nos Robinson Crusoe ne meurent pas de faim et ne vivent pas dans l’indignité : ils partent à l’aventure dans ces eaux tueuses parce qu’ils sont aliénés à la «cause» du départ. Ils ont psychologiquement tué le père, la mère, le frère et le pays. La question est passée du simple mieux-vivre, donc d’ordre humain et sociologique à un problème psychanalytique.
    Vingt-quatre morts en périmètre urbain en une semaine. Et juste un peu moins de 1000 blessés pour la même période. Nous ne sommes ni en Irak, ni en Afghanistan, mais bien au Maroc. Pas de guerre fratricide, pas de guerre territoriale, juste une guerre contre le Code de la route. Un code, c’est-à-dire des règles non pas destinées à tuer, mais de faire en sorte à ce que les automobilistes ne soient pas des Born killers (nés pour tuer). Visiblement tuer ou se faire tuer est peu à peu en train de s’installer, de s’enraciner dans les esprits. Les campagnes contre les accidents de la route sont pourtant dissuasives, les radars se sont multipliés, les gendarmes sont plus nombreux sur les routes, à l’intérieur des périmètres urbains gendarmes, policiers de la circulation et Gus sont omniprésents. Rien n’y fait, semble-t-il. Des kamikazes au volant, c’est ce que les «citoyens» marocains sont en train de devenir.
    Après avoir été en partie annexés par les terrasses de café, puis par des mendiants en chaise roulante le plus souvent, les trottoirs du Royaume, ceux faisant face à des institutions publiques, sont occupés par des jeunes gens qui habitent ces espaces. Conséquence, le trottoir marocain ressemble de plus en plus aux colonies juives en Cisjordanie, parce que même Gaza a retrouvé ses 3% de territoire volé pendant plus de trente ans. Ce rapport au trottoir est peut-être aussi un problème d’ordre psychologique ou psychanalytique.
    Pratiquement aucun espace public n’échappe à la saleté. Des poubelles, des éboueurs, des associations nettoient tous les jours, mais tous les soirs c’est la même tristesse et désolation : sachets en plastique ultrapolluants balancés par les pique-niqueurs, toilettes publiques nauséabondes, détritus de toutes sortes jetés en pleine nature par des vacanciers toujours ulcérés à cause du manque de «civisme» des «autres» face aux caméras. Schizophrénie? Mauvaise foi? Manque de respect pour le pays? Egoïsme? Individualisme? Avis là encore aux psy !...


    Par:Amina Talhimet
    Source: LIBERATION

     
  2. freil

    freil Libre Penseur

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    Re : Moi, sur-Moi ou Névrose ?...

    pppppfffffff un article que j'ai pas du tt aimer!!!
     

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