Mondial-2006: et bref...

Discussion dans 'Autres Sports' créé par kochlok03, 4 Mai 2006.

  1. kochlok03

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    La Coupe de retour chez le meilleur élève européen

    Historique de la Coupe du monde de football à un peu plus d’un mois du début de la XVIIIe édition, en Allemagne du 9 juin au 9 juillet

    Après un détour par l’Asie en 2002 et avant une première en Afrique en 2010, la Coupe du monde revient en Europe en 2006. Et quel autre pays du Vieux continent était mieux indiqué que l’Allemagne pour ce retour au bercail ? La Mannschaft présente en effet le plus beau palmarès du football européen : sept finales mondiales, dont trois victoires, ainsi que trois titres continentaux.
    Pour sa 16e participation, elle suscite cependant bon nombre d’interrogations. Le vent de jeunesse insufflé par le sélectionneur Jürgen Klinsmann n’a pas encore convaincu un pays inquiet de la fragilité de cette équipe inexpérimentée.

    Mais le Mondial n’est pas à une surprise près comme l’a prouvé la dernière édition, où peu d’observateurs avaient parié sur une présence des Allemands en finale et encore moins sur celle de la Corée du Sud et de la Turquie dans le dernier carré.

    Que de changements !

    Tout a bien changé depuis la première Coupe du monde, en 1930 en Uruguay, organisée à l’initiative de Jules Rimet, alors président de la Fédération internationale (Fifa) et de la Fédération française de football (FFF), et Henri Delaunay, secrétaire général de la FFF.

    Le Championnat du monde de football, dont l’idée est née en 1904 à Paris et qui deviendra très vite Coupe du monde, sera disputé tous les quatre ans, à mi-chemin des olympiades d’été.

    Depuis cette époque, le nombre de participants (32 depuis 1998 au lieu de 13 en 1930), les systèmes de jeu (du “préhistorique” 1-10 au 4-2-3-1 en passant par le WM, le catenaccio, le 4-2-4 et le 4-3-3), l’équipement, la couverture médiatique et même la tenue et le ballon ont fortement évolué. Jusqu’au trophée décerné au vainqueur.

    Un Mondial-70 somptueux

    Certaines Coupes du monde furent somptueuses, comme le Mondial mexicain de 1970 gagné par le Brésil du roi Pelé, au sommet de son art, entouré d’une constellation d’artistes, tels Carlos Alberto, Jaïrzinho, Gerson, Tostao et Rivelino.


    Pourtant c’est la demi-finale Italie-RFA (4-3 a.p.) qui restera comme “LE” match de l’histoire de la Coupe du monde. De multiples renversements de situation, un suspense haletant ainsi que l’image d’un jeune Franz Beckenbauer avec le bras en écharpe - il s’était luxé l’épaule droite - ont fait rentrer cette confrontation dans la légende.

    D’autres éditions furent en revanche décevantes, comme le Mondial italien de 1990, ultra-défensif et violent, voire l’édition 2002 disputée par des équipes au bout du rouleau physiquement.

    Il y en eut de prolifiques, comme celle de 1954 en Suisse, avec sa moyenne de 5,38 buts par match. Certaines furent politisées comme celle de 1934, organisée dans l’Italie fasciste de Mussolini.

    Il y eut des surprises énormes, comme la défaite du Brésil devant l’Uruguay lors de la “finale” en 1950 et celles de la Hongrie de Ferenc Puskas face à la RFA en 1954 et de l’Italie devant la Corée du Nord en 1966.

    Buts irréels et matches de folie

    Il y eut des buts irréels, comme celui inscrit par Diego Maradona contre l’Angleterre en 1986 après avoir passé en revue cinq adversaires. Moins glorieux, il y eut celui inscrit de la main par l’Argentin dans cette même rencontre. Il y eut des équipes de rêve, comme le Brésil de 1958 et de 1970, ou la RFA de 1974.

    Il y eut des équipes maudites, comme les Pays-Bas de Johan Cruyff et de l’Ajax Amsterdam en 1974 ou la France de Michel Platini en 1982, victimes de la RFA dans les deux cas, en finale et en demi-finale respectivement.

    Héros et antihéros

    Il y eut des héros : Puskas, Garrincha, Eusebio, Pelé, Beckenbauer, Maradona, Ronaldo... Des canonniers d’exception : Just Fontaine et ses 13 buts de 1958, ou Gerd Müller (14 buts entre 1970 et 1974).

    Des buts controversés, comme le deuxième de l’Anglais Geoff Hurst, en prolongation, lors de la finale 1966 contre la RFA.

    Il y eut des antihéros. Maradona, toujours lui, exclu du Mondial 1994 pour contrôle antidopage positif à l’éphédrine. Le Bulgare Jetchev et le Portugais Morais, “casseurs” de Pelé au Mondial 1966.

    Comme dans toute aventure humaine, il y eut des joies. Des drames. Des larmes.

    Autant d’épisodes qui ont fait du Mondial un événement de portée planétaire : 30 milliards de téléspectateurs, en audience cumulée, ont suivi en moyenne les quatre dernières éditions. Un chiffre qui donne une idée de l’enjeu économique que représente désormais cette manifestation.

    Reste à souhaiter que ce retour en Allemagne, 32 ans après la Weltmeisterschaft-1974, soit une fête sans hooligans ni violence - France-98 a laissé des cicatrices profondes -, mais avec du beau jeu et des buts. Beaucoup de buts...


    source : l'opinion sport
     

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