Mort d'Eluana Englaro, dont la fin de vie a divisé l'Italie

Discussion dans 'Scooooop' créé par @@@, 9 Février 2009.

  1. @@@

    @@@ Accro

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    Eluana Englaro, la femme de 38 ans plongée dans le coma depuis 1992, dont le cas a provoqué une crise politique en Italie sur fond de débat entre partisans et opposants de l'euthanasie, est morte lundi, ont annoncé des responsables politiques.

    Un ministre a annoncé son décès aux sénateurs, alors que ces derniers débattaient d'un projet de loi visant à obliger la clinique où était hospitalisée la patiente à l'alimenter.

    Son père, Beppino Englaro, livrait bataille depuis près de dix ans pour que sa fille, maintenue en vie dans un état végétatif depuis un accident de la route, dispose du droit à mourir.

    Le président du Conseil Silvio Berlusconi a tenté par un décret d'obliger les médecins à alimenter et hydrater la patiente mais le président Giorgio Napolitano a refusé de valider le texte, qui annulait une décision de la Cour suprême favorable à Beppino Englaro.

    Berlusconi s'était alors engagé à faire voter une loi favorable au "droit à la vie", avec le soutien ouvert du Vatican.

    http://fr.news.yahoo.com/4/20090209/tts-italie-euthanasie-urgent-ca02f96.html



     
  2. @@@

    @@@ Accro

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    Le père d'Eluana visé par
    une enquête pour homicide


    Une association baptisée «Comité vérité et vie» a porté plainte contre le père de cette Italienne décédée après 17 ans passés dans le coma. Treize autres personnes sont concernées.

    Deux semaines après la mort d'Eluana Englaro, cette femme de 38 ans qui a passé 17 ans dans le coma, la justice italienne a décidé d'ouvrir une enquête pour homicide volontaire contre 14 personnes. Cette Italienne était décédée de déshydratation le 5 février, un peu plus de trois jours seulement après l'arrêt de son alimentation autorisé par la cour de Cassation.

    Le parquet d'Udine, la ville où elle est morte, n'avait d'autre choix que d'ouvrir une telle enquête après la plainte du «Comité vérité et vie», une association qui se présente comme «non-confessionnelle» tout en défendant les thèses du Vatican. En Italie, «le dépôt de plainte entraîne en effet obligatoirement l'action pénale», a expliqué l'avocat de la famille d'Eluana, Vittorio Angiolini. «L'ouverture de cette enquête ne signifie nullement la mise en cause des personnes visées. Elle pourrait tout à fait se terminer par un non-lieu», a-t-il ajouté.

    Parmi les treize personnes concernées par cette enquête, le père d'Eluana, Beppino Englaro, est le principal visé. Mais à en croire son avocat, il n'est «pas inquiet» par cette procédure.


    «Tout a été fait dans les règles»

    Outre le père, l'association met en cause le personnel médical de la clinique d'Udine où elle est décédée, et notamment l'anesthésiste Amato De Monte qui a mis fin à l'alimentation artificielle de la patiente, ainsi que les responsables de l'établissement. «Nous sommes tranquilles, tout a été fait dans les règles», a assuré Vittorio Angiolini. Ce qu'avait d'ailleurs confirmé l'autopsie.

    Au terme d'un combat judiciaire de plus de 10 ans, Beppino Englaro avait fini par obtenir le droit d'arrêter l'alimentation artificielle de sa fille, une décision confirmée par la Cour de cassation en novembre.

    La mort d'Eluana a été condamnée par le Vatican et l'Eglise catholique italienne qui avaient fait campagne contre sa mort et obtenu le soutien du chef du gouvernement, Silvio Berlusconi.

    Interrogé vendredi par l'agence Ansa, le cardinal Javier Lozano Barragan, président du Conseil pontifical sur la santé, considéré comme le ministre de la Santé du Vatican, s'est contenté de rappeler l'existence du cinquième commandement «qui dit : tu ne tueras point».

    http://www.lefigaro.fr/internationa...luana-vise-par-une-enquete-pour-homicide-.php
     

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