Mourinho : "Ça me pousse à aller plus haut"

Discussion dans 'Football' créé par simo160, 11 Janvier 2011.

  1. simo160

    simo160 Accro Membre du personnel

    J'aime reçus:
    100
    Points:
    48
    [​IMG]

    A peine dix années se sont écoulées depuis ses débuts au Portugal. Entretemps, il a connu les bancs de touche des plus grands d’Europe, comme le FC Porto, Chelsea, l’Inter Milan et le Real Madrid. Pendant cette courte période, José Mourinho a accumulé les titres et réalisé une saison 2010 quasiment sans faute. À la tête de l’équipe nerazzurra, il a prouvé sa capacité à mettre en place des schémas tactiques qui ont neutralisé ses adversaires. C’est cette créativité, entre autres, qui lui a permis d’aller au bout de la Ligue des champions de l'UEFA, du championnat d’Italie et de la Coupe d’Italie.

    Pour couronner cette année parfaite, Mourinho a soulevé un nouveau trophée qui le consacre enfin au niveau planétaire. Le Portugais est aujourd’hui le meilleur entraîneur du monde, mais il a pris soin de partager ce sacre avec ceux qui l’ont porté aussi haut : les joueurs.


    Dans un entretien accordé à FIFA.com au terme de la cérémonie, il s’est remémoré la saison 2010, a évoqué ses relations très particulières avec les joueurs de l’Inter et effectué un bilan de sa carrière. "En dix ans, je suis passé d'un rôle d’adjoint à un titre de meilleur entraîneur du monde. C’est vraiment sensationnel."

    M. Mourinho, peu avant de recevoir le prix, vous avez souligné qu’il était difficile de venir ici sans connaître le résultat. Maintenant que vous avez gagné, quel est votre sentiment ?
    Maintenant, ce que je veux c’est rentrer à la maison pour fêter ça avec mes proches et savourer ces instants. Mais comme je n’aime rien de plus que la victoire, ce que je veux surtout c’est remporter notre prochain match avec le Real Madrid. Je vais offrir une belle place à ce trophée, parce qu'il fait partie de mon histoire et de l’histoire de tous ceux qui travaillent à mes côtés, de ceux que j'aime et qui m'aiment. C’est quelque chose qui va me pousser à aller plus haut, avec encore plus de motivation.

    La cérémonie a eu plusieurs instants très particuliers, comme cet hommage rendu par les joueurs de l’Inter Milan qui vous a beaucoup ému. Quelle est la teneur de vos relations avec eux ?
    Sans les joueurs, je ne suis rien. Une équipe parfaite, ce n’est pas seulement un entraîneur qui transforme ses joueurs. C’est un groupe où les joueurs aident l’entraîneur à devenir un homme meilleur. J’ai eu la chance de m’appuyer sur un groupe vraiment exceptionnel, composé de grands joueurs mais surtout de grands hommes. J'ai vraiment rencontré des gens merveilleux à l'Inter. J’ai eu ensuite la chance de tomber sur un nouveau groupe de footballeurs fantastiques au Real Madrid, qui m’ont permis de boucler la saison 2010 avec de nouveaux succès.

    Si vous deviez ne garder qu’un seul souvenir de 2010, ce serait lequel ?
    Nous avons remporté la Ligue des champions. Pour un entraîneur de clubs et pour un club, c’est vraiment le summum. Dans le cas de l’Inter Milan, cela faisait 50 ans qu’il n’avait plus goûté à ce plaisir. C’est pour ça que j’ai vraiment vécu de grands moments lors de la finale à Santiago Bernabéu, qui allait devenir ma prochaine maison. C’est ce souvenir que je vais conserver de 2010.

    Vous êtes un jeune entraîneur qui a déjà réalisé une carrière brillante. Aviez-vous prévu de faire autant de choses en si peu de temps ?
    C’est incroyable, je vous le concède. J’ai obtenu ce titre au bout de dix ans de carrière seulement. En dix ans, je suis passé d'un rôle d’adjoint à un titre de meilleur entraîneur du monde. C’est vraiment sensationnel !

    Que nous dites-vous de ces trois joueurs du FC Barcelone qui ont trusté le podium du Ballon d’or ?
    C’est la reconnaissance du travail qu’ils réalisent depuis de longues années. Mais ça ne fait que rehausser la performance que nous avons réussie avec l’Inter, puisque nous avons justement battu en chemin une excellente équipe de Barcelone, composée de plusieurs joueurs sacrés à la Coupe du Monde.

    Et votre sentiment par rapport à ce deuxième prix décroché par Lionel Messi ?
    Je ne pense pas que ce soit le moment de commenter ce sacre, ni de le critiquer. Nous avons eu tout loisir, au cours des trois ou quatre derniers mois, d’exposer nos préférences sur ce point. Aujourd’hui, il faut respecter le choix qui a été fait. Mais c’est dommage pour Wesley Sneijder, qui méritait d’être ici, à mon avis. C’est dommage aussi pour Cristiano Ronaldo, qui avait sa place parmi les candidats au vu de ce qu’il réussit sur le terrain. Xavi, que je connais depuis son plus jeune âge, avait les atouts nécessaires pour être sacré. Mais Messi est un joueur extraordinaire et quand un joueur extraordinaire remporte un prix comme celui-ci, il faut surtout le féliciter. C’est ce que je tiens à faire aujourd’hui avant toute autre chose.

    On entend beaucoup parler des vos débuts et de votre évolution fulgurante. Est-il déjà temps de penser à votre retraite ? Vous êtes-vous fixé des objectifs avant de raccrocher ?
    Ce que j’aimerais faire, c’est entraîner l’équipe du Portugal. Je ne veux pas rentrer au Portugal pour prendre en mains un club. Je veux poursuivre ma carrière dans les meilleures équipes et dans les meilleurs championnats du monde, là où les objectifs en termes de performances et de qualité sont les plus élevés. Mais c’est vrai que je pense à l’équipe du Portugal...

    Enfin, est-il raisonnable d’envisager une année 2011 meilleure que 2010 ?
    C’est impossible de faire mieux. Je me contenterais de faire aussi bien, parce qu’avec l’Inter, nous avons quand même tout gagné. On peut faire aussi bien avec le Real, mais ce sera très dur. La Ligue des champions est une compétition très relevée et le Barça est un adversaire très compliqué au niveau national. Ce ne sera pas facile, mais nous allons essayer.


    source
     

Partager cette page