Mustapha Mansouri sortira-t-il de son silence? : Mauvais temps sur le RNI

Discussion dans 'Info du bled' créé par Info du bled, 12 Septembre 2009.

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    Orage de fin d’été ou avis de tempête ? Le Rassemblement national des indépendants vit en tout cas sa première crise depuis l’élection de Mustapha Mansouri à la présidence du parti. La sortie médiatique (et organisée) de Salaheddine Mezouar, membre du comité exécutif, ministre des Finances et proche du Mouvement de tous les démocrates -l’association qui a précédé la naissance du Parti Authenticité et Modernité- a déclenché les hostilités. La gestion solitaire du successeur d’Ahmed Osman est au cœur des griefs. « Pas de vision interne ni de gestion collégiale », explique Salaheddine Mezouar qui dénonce les positions et décisions prises par M. Mansouri sans concertation avec les autres dirigeants du parti. C’est un communiqué du RNI publié au lendemain de l’arrestation d’un ancien député du Rassemblement national des indépendants soupçonné de trafic de drogues dures qui a mis le feu aux poudres. Tout en marquant ses distances avec cet ex-parlementaire dont l’appartenance au parti n’est plus d’actualité, le communiqué indique que le RNI est visé et les structures de l’Etat impliquées ». Trop offensif et trop dangereusement politique aux yeux des ministres du RNI. « Ces propos sont tellement graves qu’on aurait dû en débattre en comité exécutif pour les assumer collectivement, si toutefois il y a preuve », soutiennent-ils Les alliances post-électorales nouées par cette famille politique avec les islamistes du PJD sont, elles aussi vivement dénoncées. Aucun débat interne n’a été engagé sur cette question que beaucoup considèrent comme fondamentale car « définissant l’identité du parti ». Mezouar a ici le mérite d’être clair : « Nous ne pouvons pas être porteurs d’un projet moderniste et en même temps s’allier avec un autre parti porteur d’un projet totalement opposé au nôtre. C’est de la schizophrénie politique ». Ce qui fait sourire les vieux routiers de cette structure partisane qui se proclame de la social-démocratie. «M. Mezouar fait de la théorie pure. La politique, c’est d’abord du terrain, et c’est le terrain qui prime. Ce n’est pas pour rien que l’on parle d’alliances objectives. Même le PAM s’est allié avec le PJD lors des élections professionnelles… » L’alliance avec le PJD est dénoncée L’argentier du Royaume, qui nous a pourtant habitués à une extrême discrétion, n’y va pas par quatre chemins. « Nous sommes profondément inquiets, après l’espoir au dernier congrès, qui a marqué un profond tournant dans la vie du RNI, et cet espoir ne doit pas être déçu. Des engagements ont été pris pour le renouveau du parti, et nous veillerons à ce qu’ils soient respectés », a affirmé S. Mezouar à nos confrères d’Aujourd’hui le Maroc. Le RNI serait-il donc en si mauvais état depuis l’arrivée de Mustapha Mansouri ? Les détracteurs du député de Nador parlent d’hémorragie, de députés et conseillers qui claquent la porte et de militants qui choisissent de nouveaux horizons. Le renouveau et la redynamisation sont les mots d’ordre chez ces « redresseurs » de la nouvelle ère. Leurs revendications se bousculent : réunions des instances du parti, ouverture d’un débat démocratique autour des questions qui concernent le pays et la société, communication avec les citoyens. « Le renouveau du RNI doit également se traduire par des actes politiques cohérents sur le terrain. Ce que nous avons vécu durant ces dernières élections nous a ramenés à des pratiques contraires, totalement incohérentes, faute d’une vision interne et de gestion collégiale. Notre parti a donné une image de lui-même qui n’est pas digne ni de la position politique qu’il occupe ni du projet qu’il est censé porter et défendre. On ne peut pas nouer des alliances avec un parti qui porte un projet et des valeurs qui sont aux antipodes des nôtres, et je fais clairement allusion ici au PJD. Le citoyen ne comprend plus rien, et nos militants et sympathisants non plus », indique Mezouar dans son interview accordée à Aujourd’hui le Maroc. Si ce « courant » assure ne préparer ni scission ni coup de force au sein du Rassemblement national des indépendants, il multiplie en tout cas les réunions en ces nuits ramadanesques pour prêcher la bonne parole, et surtout, convaincre le plus grand nombre du bien-fondé de la démarche. Dans le proche entourage du président du RNI, on n’écarte pas, à mots couverts, une manipulation du Parti Authenticité et Modernité. « Les deux partis ne sont pas exactement en odeur de sainteté depuis que l’alliance au sein du groupe parlementaire commun a été rompue », croit savoir ce membre fondateur du parti. Mustapha Mansouri, lui, s’est imposé le silence et refuse toute déclaration à la presse.







    Source : libe.ma
     

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