Nécessité de créer 16 millions d’emplois durant les deux prochaines décennies

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 6 Juillet 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Marchés du travail au Maghreb: Les femmes chôment plus que les hommes

    La presque totalité des pays de la région MENA, notamment ceux du Maghreb, souffrent d’un taux de chômage élevé dont les jeunes, les personnes instruites et les femmes sont les principales victimes. Tel est le constat du rapport sur "les défis et opportunités clés du développement au Maroc, en Tunisie et en Algérie", présenté lors de la Table ronde organisée récemment à Tunis par le Bureau régional pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord de la Banque mondiale, en collaboration avec la BAD.

    Le développement des marchés du travail dans les pays du Maghreb est généralement limité par une croissance insuffisante (Tunisie) ou trop lente (Maroc) ou bien exposé à l’instabilité de la croissance (Algérie) au niveau macro-économique ainsi qu’aux effets de politiques commerciales restrictives et du manque d’incitations pour le secteur privé, ajoute-t-on de même source.

    Pour faire face à l’expansion de la population active, constatée dans ces pays, il est jugé nécessaire de créer 16 millions d’emplois environ pour les nouveaux demandeurs et 22 millions environ pour satisfaire à la fois les demandes des chômeurs et celles des nouveaux arrivants sur le marché.

    Un autre point inquiétant soulevé par le rapport est que les possibilités médiocres du marché du travail au Maghreb sont en grande partie attribuables à la baisse de la demande du secteur public et à la lenteur de la croissance du secteur privé. Cela explique que les taux de chômage soient plus élevés parmi les nouveaux demandeurs sur le marché ayant un niveau d’instruction intermédiaire ou élevé.

    La structure du chômage, poursuit le même document, révèle aussi que ce phénomène, le chômage, est imputable essentiellement à deux facteurs : les demandeurs d’emploi ayant un certain niveau d’instruction de type scolaire aspirent à certains types d’emploi et le secteur privé n’absorbe pas assez de chômeurs.

    La réforme du marché du travail est jugée donc impérative. "La réforme du cadre institutionnel et réglementaire est un élément essentiel du bon fonctionnement des marchés du travail", souligne le rapport qui suggère aux pays du Maghreb quelques mesures à appliquer.

    D’abord, les pays du Maghreb doivent procéder à une transformation de large portée de leurs économies afin de renforcer les moteurs essentiels de la croissance et trouver des moyens viables de création d’emplois permettant de caser les millions d’hommes et de femmes qui vont postuler un emploi dans les deux décennies à venir.

    La deuxième mesure consiste à mener à bien de vastes réformes de l’environnement des affaires afin de stimuler l’esprit d’entreprise et la création d’entreprises. L’objectif étant d’encourager le privé à créer plus d’emplois.

    Le rapport appelle aussi les pays du Maghreb à réduire les tarifs appliqués aux échanges commerciaux.

    Une autre mesure préconisée est que les pays du Maghreb doivent se doter de nouvelles capacités pour être en mesure d’administrer efficacement les programmes sociaux destinés à pallier les dysfonctionnements des marchés du travail et à protéger les travailleurs pendant la période de transition économique. "Ils doivent instaurer des mécanismes de primauté du droit assurant la responsabilisation et la transparence au niveau des pouvoirs publics, notamment en matière de budgétisation et de politique budgétaire permettant aux citoyens d’examiner à fond la façon dont le gouvernement s’est acquitté de sa mission et de lui demander des comptes".


    A. CHANNAJE
    L'opinion
     

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