Négociations difficiles entre médecins et pouvoirs publics

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 6 Mars 2006.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Premières grèves dans les hôpitaux mercredi et jeudi prochains

    Encore une fois, les citoyens vont faire les frais du bras de fer engagé, entre le corps médical et le gouvernement. Pour manifester leur mécontentement, «les blouses blanches» qui répondaient à l'appel du bureau national du Syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP), vont devoir arrêter de travailler les 8 et 9 mars.


    Ce mouvement sera suivi par un autre débrayage les 21 et 22 du même mois. Parallèlement à ce mouvement, le syndicat appelle les médecins à arrêter le travail dans les centres de diagnostic et à ne pas faire usage de leurs cachets durant la semaine du 13 au 17 mars. Cette décision intervient au moment où les autres centrales syndicales de la santé ont décidé de suspendre les mouvements de grève en attendant les résultats du dialogue initié avec le ministère de tutelle et la Primature.


    Le Syndicat national de la santé publique dépendant de la Confédération démocratique du travail, de la Fédération nationale de la santé affiliée à l'Union marocaine du travail et de la Fédération nationale de la santé, faisant partie de l'Union générale des travailleurs du Maroc, ainsi que la FDT, et l'UNTM, avait décidé d'observer, le jeudi 9 mars, une grève nationale préventive de 24 heures dans tous les hôpitaux, centres de santé, dispensaires, centres hospitaliers universitaires, l'administration centrale et tous les autres établissements de santé, à l'exception des services d'urgence, de réanimation et de garde.

    Cette grève devrait être reprise les 9, 15, 23 et 31 mars, avec un sit-in devant le ministère de la Santé publique. Seulement, le SIMSP monte au créneau et décide de façon unilatérale d'observer une série de grèves durant tout ce mois-ci.
    Le syndicat exige la rémunération sur les risques professionnels, la révision du statut des infirmiers et des médecins, la rémunération sur la garde obligatoire, la ronde et la responsabilité, la promotion des agents publics, la programmation des concours professionnels gelés depuis 2002, la résolution des problèmes qui entravent le fonctionnement des CHU, l'activation des mouvements de permutation, l'intégration des licenciés dans les grades appropriés, la titularisation des agents temporaires, ainsi que l'intégration des médecins et infirmiers au chômage.

    Le communiqué précise que les médecins continueront de manifester contre " le non-respect par les responsables de leurs engagements concernant les légitimes revendications de toutes ces catégories et contre les dernières mauvaises décisions relatives à l'augmentation du tarif des soins qui nuit à la santé des citoyens".

    Du côté du ministère, l‘on déplore les grèves chroniques dans le secteur et l'appelle à plus de responsabilité et de conscience professionnelles. Le ministère souligne à cet égard que les problèmes posés doivent être résolus dans le cadre d'un dialogue constructif et insiste sur la nécessité de l'élaboration d'un système de contractualisation. De même, l'on assure que la création d'un climat de paix sociale constituera une occasion pour progresser dans le règlement des dossiers revendicatifs du personnel du secteur.

    Sur ce point, un progrès est enregistré au niveau de certains points relatifs à l'indemnité de garde et de permanence, au statut des infirmiers et à l'indemnité sur les risques et la responsabilité. Un terrain d'entente sur le seul dossier des médecins, encore en suspens, pourrait être trouvé bientôt après examen de leurs revendications par le gouvernement.

    Toutefois, il faut dire qu'entre les revendications syndicales et les contraintes du gouvernement, le citoyen reste malheureusement pris en otage.


    El Mahjoub Rouane
    Le Matin
     

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