négociations sur une autonomie au Sahara par "une consultation populaire"

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 28 Septembre 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Le Maroc compte proposer à l’Onu des négociations sur une autonomie au Sahara qui doit être soumise « à une consultation populaire », a indiqué le ministre délégué aux Affaires étrangères, Taieb Fassi-Fihri, dans une déclaration à l’agence « Europa Press » rapportée lundi par le quotidien « Ajourd’hui Le Maroc »

    "Vivre une autonomie et soumettre le statut à l’appréciation des populations est un acte démocratique et de libre expression", a notamment déclaré le ministre.

    M. Fassi Fihri a par ailleurs réitéré le rejet par Rabat du plan Baker qui préconise une période d’autonomie de cinq ans suivie d’un référendum d’autodétermination sur le statut du territoire.

    Le Maroc, qui juge "obsolète" le référendum d’autodétermination, a, rappelons-le, prôné jusqu’ici un statut définitif de large autonomie sous souveraineté marocaine présentée comme "non négociable".

    L’offre marocaine affirme que le Maroc est pour un accord qui définira les contours d’une large autonomie pour les régions du Sahara marocain. Accord que pourraient conclure « les deux parties » après une série de négociations avant de le soumettre « à une consultation populaire », a précisé Fassi Fihri en ajoutant qu’une telle éventualité « ne remettrait pas en cause le rôle de l’ONU, ni d’ailleurs la primauté de la légalité internationale ».


    Fassi Fihri affirme par ailleurs qu’un tel accord et une telle autonomie « ne sauraient signifier indépendance ou intégration totale du Sahara marocain ». Ledit accord, en plus, « devra engager la responsabilité de l’Algérie » qui a apporté, dès le début un appui diplomatique, financier et militaire au Polisario. D’ailleurs, ajoute-t-il, l’Algérie, qui maintient ses troupes dans les camps de Tindouf, continue d’empêcher le HCR de s’acquitter de ses missions et notamment celle de procéder à un recensement des séquestrés présentés comme « réfugiés » par le Polisario.

    Pour Fassi Fihri, une normalisation entre le Maroc et l’Algérie ne pourrait intervenir avant une solution définitive au conflit autour du Sahara marocain.


    LOPINION
     

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