Nouveau projet de loi sur les banques islamiques

Discussion dans 'Info du bled' créé par titegazelle, 22 Janvier 2014.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Après deux ans de gestation, le projet des banques participatives a été adopté en conseil de gouvernement. Apportera-t-il un plus au marché bancaire marocain ? Éclairage :


    Il a fallu plus de deux ans de discussions et d’arrangements pour que le projet de loi qui prévoit des dispositions relatives à l’encadrement de l’activité des banques islamiques soit adopté par le conseil de gouvernement dans sa réunion de jeudi 16 janvier 2014. Un projet intitulé banques participatives.

    Pour Said Saadi, professeur d’économie, expert international et ancien ministre, le projet n’est pas de nature à réformer comme il se doit le marché bancaire. «Les banques participatives existent déjà sous certaines formes, ont-elles été plus efficaces et plus à même d’apporter le plus que certains escomptaient ? Je ne crois pas»

    M. Saadi développe son argumentaire en invoquant que l’adoption du projet intervient dans un contexte marqué par la crise et une tendance de plus en plus marquée du gouvernement à adopter des politiques d’austérité. «Ce n’est donc pas avec de tels projets dans l’espoir d’avoir des milliards de dollars des pays du Golfe que l’on peut faire face à la crise du pays. Il faut revoir notre mode de développement en mettant l’accent sur la réindustrialisation du pays»

    Ce n’est pas l’avis de Omar Kettani, spécialiste de la finance islamique, qui tout en relevant que le fait que le projet ait pris tout ce temps là de gestation, «c’est qu’il y a un hic… n’empêche, dit-il, que l’on parvienne à drainer 20 milliards (165 milliards de dirhams) chaque année… Cette somme représente tout de même les deux tiers de notre épargne nationale».

    Pour lui, le royaume, à cheval sur trois grands espaces géoéconomiques, à savoir l’Afrique, l’Asie, et plus précisément le Moyen-Orient, ainsi que l’Europe, a tous les atouts nécessaires pour ce faire. «Nous avons l’expertise du continent africain, notamment», expose-t-il. «C’est un privilège dans la sous-région à laquelle nous appartenons».

    Néanmoins, M. El Kettani doute fort que le projet adopté par le gouvernement soit à la hauteur. La finance islamique a-t-elle de l’avenir chez nous ? M. Kettani souligne que le Maroc «est l’un des derniers pays musulmans qui vont adopter la finance islamique. Normalement, notre projet aurait dû être le plus abouti, en ce sens que nous aurions dû bénéficier des expériences des autres pays».

    L’adoption d’une finance dite islamique présenterait de nombreux attraits. En 2012, une enquête du cabinet de consulting Islamic Finance Advisory & Assurances Services (IFAAS) avait révélé que 94% des Marocains lui portaient un intérêt certain. Ce pourcentage tombe à 54% d’après les résultats du sondage publié, lundi 30 décembre 2013,par Gallup. Mais le fait est qu’une majorité de la population la plébisciteraient.




    Menara.ma / A. Bensaleh / 22.01.2014 : 10h32

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