Nouveau rapport du PNUD sur la situation sociale dans le monde

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 11 Septembre 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Le Maroc n'occupe que le 124ème rang endéveloppement humain
    Des étapes considérables ont été parcourues mais le Maroc est appelé à consentir davantage d'efforts pour améliorer ses indicateurs de développement humain. C'est ce qui ressort du dernier rapport sur la situation sociale dans le monde au titre de l'année 2005. Le Maroc figure au 124ème rang des pays des Nations unies et se situe de ce fait dans le groupe des pays dont le développement humain est jugé "moyen". Par rapport aux pays ayant un niveau de développement comparable, le Royaume est devancé par la Tunisie (89 rang), l'Egypte (119) et l'Afrique du Sud (120). En revanche, la Norvège occupe toujours la première place au niveau du développement humain pour la quatrième année consécutive alors que le Niger se classe au dernier rang.


    La classification est basée sur un certain nombre d'indicateurs: espérance de vie à la naissance, taux d'alphabétisation des adultes, taux brut de scolarisation combiné du primaire au secondaire, PIB par habitant, entre d'autres indicateurs.
    Ce rapport n'a pas manqué de tirer la sonnette d'alarme:"Au moment où les gouvernements se préparent pour le sommet des Nations-unies de 2005, la projection pour 2015 lance un avertissement sans équivoque: le monde se dirige tout droit vers une catastrophe annoncée au niveau du développement humain, dont les coûts se compteront en décès inévitables, en enfants non scolarisés et en occasions perdues de réduire la pauvreté".
    Le rapport en question relève: "S'il est vrai que certaines parties du monde ont enregistré une croissance sans précédent et une amélioration des conditions de vie ces dernières années, la pauvreté reste une réalité et une grande partie du monde se trouve empêtrée dans une crise de l'inégalité".
    Sur un autre registre, le rapport établit une relation de cause à effet entre les inégalités et la mondialisation. Lesquelles inégalités ont engendré des impacts négatifs au niveau de l'emploi, de la sécurité de l'emploi et des salaires. Concrètement, les taux de chômage restent élevés dans de nombreuses régions, en particulier chez les jeunes. Ces derniers représentent actuellement jusqu'à 47% des 186 millions de chômeurs dans le monde. De même, l'évolution des marchés du travail et la concurrence plus poussée ont favorisé l'explosion de l'économie informelle et la détérioration des salaires, des avantages et des conditions de travail, en particulier dans les pays en développement.
    Par ailleurs, le Rapport mondial sur le développement humain de cette année évalue les progrès dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et s’efforce de quantifier les retombées potentielles de la réalisation des OMD d’ici à 2015. Pour chaque pays, la démarche consiste à répondre à deux questions distinctes pour chaque OMD. Il s'agit, en premier lieu, de savoir si les Objectifs du Millénaire pour le développement seraient atteints d’ici à 2015, et de combien baisserait le nombre de personnes souffrant de pénuries, par rapport au nombre qui serait obtenu si le progrès se poursuivait d’après les tendances des années 1990.
    Il faut noter que le nouvel indicateur du développement humain du PNUD montre que 18 des pays les plus pauvres du monde, soit 460 millions d’habitants au total, ont régressé par rapport aux indicateurs de développement humain depuis 1990. L’indicateur de 177 pays, publié le 7 septembre, dans le Rapport sur le développement humain 2005, montre que si les tendances actuelles se poursuivent, ces pays ont peu de chance de réaliser les Objectifs du Millénaire, a déclaré Kevin Watkins, le responsable du bureau du Rapport mondial sur le développement humain au PNUD.
    «L’indicateur montre en chiffres clairs et implacables que de nombreux pays non seulement ne progressent pas, mais régressent en réalité, et continueront à prendre du retard si la communauté internationale n’intervient pas pour les soutenir à l’aide de ressources supplémentaires et de nouvelles stratégies», a ajouté le même responsable.


    LIBERATION

     

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