Où vivent les Marocains et comment ?

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 10 Octobre 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Résultat du recensement de la population de 2004

    Le Haut Commissariat au Plan aura réussi le joli coup de boucler l'opération à peine une année après le recensement. Les chiffres sont significatifs et tenaces. Quelques surprises toutefois, le taux d'analphabétisme n'est plus de 43% en 2004. Même s'il reste élevé, les résultats sont encourageants puisqu'ils s'élevaient à 55% en 1994. Autre surprise, mais attendue, notre population, à l'instar des pays développés vieillit. La part des enfants de moins de 15 ans a baissé de 37% à 30,7% entre 1994 et 2004.


    Le recul touche aussi la tranche des 15-20 ans. Le taux de croissance démographique est également plus faible, il n'est que de 1,4% contre 2,1% durant la décennie précédente. Evidemment, les femmes sont moins fécondes et il y a de moins en moins de mariages.


    En revanche, tâche sombre dans ce décor, le taux de mortalité reste dramatiquement très important. Il est de 47,9 pour mille, malgré « la baisse notable qu'il a connu depuis 1987 », selon M. Ahmed Lahlimi. L'attente d'une année aura été bénéfique puisque la cartographie de la pauvreté est enfin claire. Il est ainsi plus aisé de cibler la pauvreté.

    L'exploitation des résultats est également intéressante pour savoir véritablement où vivent les Marocains et comment ? Le recensement de 2004 démontre que près de 6 ménages sur 10 sont propriétaires de leurs logements. Le sens de la propriété est fortement ancré dans les valeurs locales. De plus, la politique d'encouragement à l'accession à la propriété porte ses fruits. En revanche, la location est en baisse traduisant ainsi un malaise dans la relation propriétaire-locataire et ce en dépit de la décision de légiférer sur le locatif.

    Un projet de loi qui n'a d'ailleurs jamais vu le jour. Autre fait important signalé par le recensement, un ménage habite gratuitement, soit parce qu'il s'agit d'un logement de fonction, soit qu'il est logé gratuitement. Concernant le type d'habitat, un peu moins de _ des ménages vivent dans un habitat de type marocain. L'appartement commence à se faire une place. Entre le dernier recensement 1994 et celui de 2004, le taux est passé de 10,5% à 12,4%. La proportion de ménage vivant dans une villa a par contre tendance à stagner aux alentours de 3 %. Au niveau de l'équipement, la cuisine et les toilettes font leur entrée dans les foyers et se généralisent presque.

    Bien qu'en augmentation, la salle de bain ne parvient pas à détrôner les bains maures. Seuls 4 ménages sur 10 sont équipés. L'eau et l'électricité se trouvent dans une grande partie des foyers. Près de 90% des habitats sont équipés en électricité et 83% en eau. Le rural par contre continue de souffrir cruellement de nombreux déficits sur l'ensemble des points. En dépit des progrès enregistrés, les disponibilités des infrastructures en terme de confort restent faibles. L'eau n'existe que chez un peu moins de 2 ménages sur 10 et l'électricité chez un peu plus de 4 ménages sur 10.

    Les ménages vont chercher leur eau principalement au niveau des puits, près de 4 sur 10. Le reste provient de source ou de fontaines publiques. Au niveau de l'éclairage, le pétrole lampant et la bougie constituent la source principale d'énergie. L'énergie solaire fait son entrée dans les foyers. Fait intéressant, les toilettes s'installent dans les maisons rurales. Entre 1994 et 2004, le taux a quasiment doublé. Alors qu'ils n'étaient que 3 ménages sur 10 à avoir un WC, ils sont aujourd'hui 6 sur 10 à profiter de ces commodités. Du côté des équipements domestiques, la télévision est quasi omniprésente. A la campagne, près de 6 ménages sur 10 disposent d'un poste. A la ville, ils sont près de 9 ménages sur 10. Le téléphone portable est présent tant dans le monde rural qu'au niveau urbain.

    Mariage, enfants, la nouvelle génération de Marocains

    Les femmes nouvelle génération se marient de moins en moins jeunes. La part de célibataires est grandissante dans les moins de 30 ans. Cette part ne se réduit qu'au niveau des 30-40 ans. L'âge du premier mariage est en recul tant pour les hommes que pour les femmes que ce soit en milieu urbain ou rural. Elle se situe autour de 30 ans pour le sexe masculin et 26 ans pour le sexe féminin. Cet âge augmente légèrement en milieu urbain.

    La première conséquence de ce recul, c'est une réduction du nombre d'enfants par femme. Il se situe autour de 2,5 enfants. Cependant, dans les campagnes, ce nombre est d'un peu plus de 3 enfants. Ce recul signifie souvent un changement au niveau du mode de vie des ménages. Néanmoins, un élément vient assombrir le tableau de ces résultats traduisant une véritable évolution dans notre société, c'est la mortalité infantile. Trop de bébés meurent à la naissance. Ils sont près de 48 pour milles à mourir à l'aube de la vie et près de 57 pour mille dans les campagnes. Le suivi de naissance n'est par encore à la pointe.

    Pauvreté

    Bien qu'en baisse, le niveau de pauvreté reste encore élevé. Le taux dépasse les 14% contre 16,5% en 1994. Le recul est plus perceptible en milieu urbain. Le rural demeure le laissé pour compte de la croissance. Depuis 1960, tient à souligner le Haut Commissariat au Plan, le taux de pauvreté nationale a décliné de près de 4 fois. Ce déclin a été de 5,5 fois en milieu urbain et de 2,7 fois en milieu rural. La zone la plus touchée est la partie Est du pays avec un taux de pauvreté qui se situe entre 30 et 40%. Evidemment que signifie pauvre ? La norme adoptée est celle de l'OMS. C'est-à-dire celle garantissant un minimum nutritionnel, soit 1984 kilos calories par jour et par personne. Pour un ménage moyen (5 membres), le seuil de pauvreté relative en dirhams de 2004 est de 1687 DH par mois en milieu urbain. En milieu rural, le seuil de la pauvreté se situe à 1745 DH pour une famille de près de 6 membres.

    L'éducation des marocains

    Bonne nouvelle, les résultats du recensement de 2004 révèlent une amélioration de l'éducation des Marocains. Il y a d'abord moins d'analphabètes et c'est le résultat d'une politique continue de lutte contre ce véritable problème de sous développement. L'action est conjuguée avec la généralisation de la scolarisation. Ils sont presque 3 sur 10 à avoir une éducation secondaire et plus. Le taux d'analphabétisme est en recul puisqu'il se situe à un peu moins de 43% contre près de 54% en 1994.

    Le taux de scolarisation des enfants est lui également en nette hausse 8 sur 10 contre 5 sur 10 dans les années 1982. Les efforts sont perceptibles aussi en milieu rural où ce taux est passé de 34% à 69% sur la même période. Au niveau urbain, 92% des enfants sont scolarisés. L'accent mis sur la généralisation de la scolarisation profite aux deux sexes. Elles sont 7 filles âgées de 6 à 11 ans sur 10 à aller à l'école contre 5 sur 10 en 1994. En revanche, l'analphabétisme touche encore trop les femmes.

    Elles sont 5 sur 10 à ne toujours pas savoir lire et écrire. Concernant, les langues lues et écrites, la tendance est au bilinguisme. L'ère de la mondialisation oblige. Prés d'un tiers de la population de 10 ans et plus lit et écrit l'arabe et le français. Le monolinguisme ne fait plus d'adepte. L'arabe seul n'est utilisé que par 17% de cette population. En revanche, de là à dire que la population marocaine est polyglotte, ce n'est pas le cas. Un peu moins de 9% ont la maîtrise de 3 langues.

    Fatima Mossadeq
    Le Matin
     
  2. taslite1

    taslite1 Visiteur

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    Re : Où vivent les Marocains et comment ?

    svp j'aimerai bien savoir les horaires du train qui fait kenitra & fes merci d'avance
     

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