Obama «plus optimiste» après son échange avec Poutine

Discussion dans 'Info du monde' créé par dul2, 7 Juin 2014.

  1. dul2

    dul2 salam alikom

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    Est-ce l'esprit du « D-Day » ? Dans tous les cas, Barack Obama et Vladimir Poutine se sont parlé. Et la conversation a du être suffisamment substantielle puisqu'elle a duré quinze minutes, selon la partie américaine. L'échange a commencé à la table du déjeuner au château de Benouville, où ils étaient assis à quelques sièges d'intervalle. François Hollande était installé au milieu, la reine d'Angleterre à sa droite et M. Obama à la droite de celle-ci. A la gauche de M. Hollande, se trouvait la reine du Damemark, puis Vladimir Poutine

    Les deux hommes s'étaient soigneusement évités depuis le début de la cérémonie, bien qu'ils aient été à un moment proches à se toucher. Quand M. Obama a croisé le dirigeant russe, il a regardé ailleurs. La conversation s'est engagée à la fin du déjeuner, a-t-on indiqué de source américaine, alors que les invités se levaient pour partir. Les deux présidents se sont levés à leur tour et ils ont continué à parler pendant une quinzaine de minutes. L'aparté avait été préparé. « Le fait qu'ils se parleraient était quelque chose à quoi ils s'attendaient », a indiqué un haut responsable américain, dans l'avion qui ramenait la délégation américaine à Paris.

    UNE RENCONTRE ENTRE PRÉSIDENTS RUSSE ET UKRAINIEN

    La rencontre Obama-Poutine avait été précédée d'un échange – et peut-être y était-elle conditionnée – entre M. Poutine et le président élu ukrainien, Petro Porochenko, facilitée par M. Hollande et Mme Merkel. « Un cessez-le-feu a été discuté », a indiqué le responsable. Les conditions de ce cessez-le-feu sont encore vagues. Les Américains souhaitent qu'il implique la Russie, pas seulement les parties ukrainiennes.

    Pour les Américains, la rencontre est « un développement positif » mais elle ne peut pas se substituer à une reconnaissance formelle par le président russe de l'élection de Petro Poroshenko. Pas plus qu'une acceptation des conditions posées par les membres du G7 pour suspendre leur projet de discuter du renforcement des sanctions le 27 juin : outre la reconnaissance du résultat des élections, il s'agit de la cessation du soutien aux séparatistes de l'Est de l'Ukraine et l'interruption de la fourniture d'armes et d'équipements par-dessus la frontière.

    Aux yeux de Barack Obama, l'élection présidentielle en Ukraine fournit une « occasion » précieuse de désescalade. M. Porochenko a proposé un plan de règlement dans l'Est garantissant le respect des droits de tous les Ukrainiens. Vladimir Poutine pourrait profiter de ce contexte pour travailler avec le gouvernement de Kiev à réduire la tension, fait-il valoir. Les prochaines semaines vont constituer un « test », a mis en garde le responsable. « Les Russes vont devoir confirmer. Dans le passé, leurs mots n'ont pas toujours conduit à des actions. »

    Obama « plus optimiste » après son échange de 15 minutes avec Poutine

     

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