Obsèques à Rabat du journaliste feu Abdelfettah Fakihani

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 18 Juin 2009.

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    Les obsèques du journaliste Abdelfettah Fakihani, décédé mercredi dans une clinique de la capitale à l'âge de 60 ans, ont eu lieu, jeudi à Rabat après la prière d'Al Asr.

    La dépouille du défunt, qui a accumulé une longue expérience journalistique aux niveaux national et international, a été inhumée au cimetière Chouhada en présence des membres de sa famille, de ses amis et ses collègues et de plusieurs autres personnalités du monde de la culture, de la politique et de l'information.

    Des versets du Saint Coran ont été récités en cette circonstance douloureuse et des prières ont été dites implorant le Tout-Puissant d'entourer le défunt de Sa sainte miséricorde et de l'accueillir dans Son vaste paradis.

    Dans une oraison funèbre, Fouad Abdelmoumni, l'un des amis du défunt, a rappelé les qualités de feu Abdelfettah Fakihani ainsi que son parcours de militant, mettant en avant l'estime dont jouissait le défunt de la part de tous ceux qui l'ont connu.

    Militant, homme de lettres et de principe, le défunt a vécu toute sa vie humble et fortement attaché à la dignité, à la droiture et à l'amour de la patrie, a-t-il ajouté.

    Pour sa part, le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) a rendu hommage à "un fervent défenseur de la liberté de la presse et de sa déontologie", des principes que le défunt avait défendus pendant plus de deux décennies après une longue souffrance avec la détention politique.

    Le SNPM estime que feu Fakihani est décédé alors qu'il était au summum de son parcours dans le métier du journalisme, qui lui a ouvert des horizons encore plus larges pour communiquer et informer en toute honnêteté et responsabilité.


    Dans des déclarations recueillies par la MAP, le journaliste Bachir Znagui a indiqué que le défunt avait exercé son métier avec abnégation tout au long de sa carrière professionnelle et consenti des sacrifices énormes pour le développement du métier du journalisme.

    Pour l'expert en communication, Jamal Eddine Naji, le défunt, qui a grandi dans une famille conservatrice issue d'un milieu populaire dans la ville de Marrakech, s'était distingué par ses qualités humaines et par son amour et son attachement indéfectible à la patrie.

    Naji a salué également le professionnalisme dont avait fait preuve le défunt notamment dans le genre du journalisme d'Agence, où il avait exercé pendant 13 ans, après un passage par la presse écrite avec le quotidien Al Alam, où il s'était distingué notamment dans le domaine de la traduction.

    De son côté, le journaliste et écrivain Mohamed Larbi El Massari, a rendu hommage à "un journaliste chevronné" qui maîtrisait ses outils de travail, à savoir les langues arabe et française.

    Il a également loué les qualités humaines et le patriotisme du défunt, auteur de deux ouvrages publiés dans les deux langues, arabe et française.

    La présidente de l'Association marocaine des droits humains, Khadija Ryadi, a mis l'accent, quant à elle, sur les énormes sacrifices consentis par le défunt tout au long de son parcours de journaliste et de militant des droits de l'Homme.

    Elle a rendu hommage à un grand journaliste et un monument de la presse et des médias qui a milité pour la promotion du paysage médiatique national avec sacrifice et abnégation.

    Natif de Marrakech, feu Fakihani avait commencé sa carrière professionnelle comme enseignant de langue française à Khouribga avant de s'engager dans le métier du journalisme, qui lui a ouvert des horizons encore plus larges pour informer et sensibiliser sur des sujets à caractère politique et culturel.

    Le défunt avait fait ses premiers pas dans le domaine du journalisme avec la revue "Anfas" et le quotidien "Al Alam", où il avait travaillé pendant 5 ans avant de s'engager comme correspondant de l'Agence de presse française (AFP) au Maroc.

    Feu Fakihani avait suivi les cours de l'enseignement primaire à Marrakech avant de rejoindre le lycée à Bab Aghmate. Il est lauréat de l'Ecole normale supérieure, département de la langue française.

    Le défunt est l'auteur d'un recueil de poèmes et de plusieurs ouvrages, dont "Le puit" et "Le couloir". Il est marié et père d'un enfant.


    http://www.map.ma/fr/sections/accueil/obseques_a_rabat_du/view
     

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