Offshoring : Le Maroc parmi les trois premiers

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 24 Juillet 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Au Maroc, l'offshoring est plus qu’un phénomène naissant de la délocalisation de services. L’étude McKinsey l’inscrit en grandes lettres parmi les nouveaux métiers qui constituent un moteur de croissance du Royaume. Pour preuve, les nombreux centres d’appels déjà délocalisés par plusieurs firmes internationales.


    L'offshoring, qu’est-ce que c’est ? C’est lorsqu’une entreprise délocalise certaines de ses activités, qu'il s'agisse de services informatiques, de processus commerciaux ou encore de réseaux convergents, dans un autre pays, pour bénéficier, soit d'un savoir-faire très pointu, soit d'une législation du travail plus avantageuse sur le plan fiscal ou salarial (ou les deux à la fois). C’est donc ce processus d’externalisation, supposant le plus souvent un transfert de responsabilité vers un tiers, qui correspond à la notion d’offshoring. Cette définition faite, il importe maintenant de rappeler la réussite des premières incursions du Maroc dans l’offshoring, notamment en matière de call-centers.
    Dans l’un de ses documents, l’Agence nationale pour la promotion de la petite et moyenne entreprise (ANPME) parle même de plus de 90 millions de dollars de chiffre d’affaires réalisé en 2004 en matière d’offshoring ! Aussi, on s’attend à une forte émergence d’autres activités offshorables ciblées, au Maroc, tels que les services d’assistance Internet, les services financiers, les hautes technologies, le développement de logiciels etc…
    En effet, des pronostics et indicateurs positifs plaident en faveur du Maroc en tant que destination offshore de plus en plus prisée dans les années à venir.
    Il y a d’une part une étude fraîchement présentée par l'Organisation pour la coopération et le développement en Europe (OCDE) et révélant des chiffres très honorables pour le Maroc. Une étude a d’ailleurs été reprise et publiée par quelques grands titres européens, dont le très réputé hebdomadaire britannique, The Economist. On pouvait ainsi lire dans les colonnes de ce dernier que le Maroc arrive en troisième position derrière l'Estonie et la Chine dans la progression des emplois créés par l'offshoring en 2003. Cela, sachant que le Maroc a vu ce type d'emplois progresser de 60%, alors que les deux premiers ont connu une progression respectivement de 70 et 67%.
    D’autre part, il y a le rapport McKinsey. Une étude, qui s’est focalisée entre autres sur les piliers de croissance (et de relance) par secteurs économiques au Maroc. En d’autres termes, et entre autres, l’identification et le diagnostic des tendances sectorielles les plus potentielles dans le court et moyen termes. Là encore, les conclusions apportent de bonnes nouvelles pour le Royaume, désignant l'offshoring parmi les nouveaux métiers (de délocalisation de services), qui constituent des moteurs de croissance.
    Géographiquement et selon l’étude McKinsey toujours, le Maroc fait partie du «Peer Group», c’est-à-dire le groupe d’Etats formant la «Ceinture de proche délocalisation» par rapport au marché européen. Les autres pays faisant partie de ce groupe sont les pays d’Europe de l’Est (Roumanie, Ukraine etc…), ainsi que ceux dits «du Sud» (Turquie, Tunisie, Egypte, Jordanie, Sénégal… etc). Et dans la foulée, la compétitivité du Royaume est indiscutable. Ce critère (la compétitivité ) a même été analysé par l’étude. Celle-ci révèle comme principaux atouts en la matière une main-d’½uvre qualifié et abordable, des infrastructures de télécommunication suffisantes et un climat d’affaires favorable. D’autres atouts du Maroc en termes de compétitivité, ont trait à sa proximité logistique des Etats-Unis et de l’Union Européenne, son accès aux marchés arabes et africains, ainsi qu’à certaines de ses ressources naturelles (phosphates).
    En revanche, le Maroc présente certaines insuffisances sur certains registres comme l’énergie, les taxes et avantages fiscaux, ainsi que la taille économique du marché local. Sur ces derniers points, le rapport McKinsey est sans équivoque : les capacités du Maroc s’inscrivent tout juste dans la moyenne de ses compétiteurs. Solution préconisée par l’étude en question : la nécessite d’une politique volontariste pour démarquer le Maroc par rapport à ses concurrents.
    L’offshoring représente donc des espoirs réels pour les pays qui ont su s'y préparer, à l’instar du Maroc. Créatrice de valeur, cette solution l’est autant pour le pays d’accueil, que pour l’entreprise offshore elle-même. Cependant, dans les pays développés, le phénomène de l'offshoring est plutôt un grand sujet de controverse.
    Et pour cause, l'opinion publique y voit une source progressive de chômage. En fait, beaucoup craignent l'exode en masse d'emplois vers des pays dits émergents ou en voie de développement.


    Par : Jalil Bennani
    Source: AUJOURD'HUI.
     
  2. milagro

    milagro Visiteur

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    Re : Offshoring : Le Maroc parmi les trois premiers

    concernent les callcenters , Les firmes multinationales sont trés satisfaites au Maroc  :

    et pour cause :


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    Centres d’appels : un CA de 85 millions d’euros

    Le vendredi 17 juin 2005.


    Le chiffre d’affaires généré par les Centres d’appels au Maroc s’élève à 85 millions d’euros, soit un peu plus que ses quatre concurrents réunis que sont la Tunisie, l’Ile Maurice, le Sénégal et la Roumanie, rapporte mercredi le quotidien français "Le Figaro Economie".



    Dans un article intitulé "Le 39.12 s’est installé au Maroc pour défier le 12", le journal rappelle que depuis le 16 mars dernier, le service de renseignement téléphonique créé par l’Annuaire universel (39.12) concurrence le "12" de France Télécom, soulignant que l’activité, inexistante au Maroc en 2000, représente aujourd’hui quelque 10.000 emplois.

    L’Annuaire universel et son partenaire "Transcom", une filiale du groupe suédois "Kinnevik" - actionnaire de l’opérateur téléphonique "Tele 2" et des quotidiens "Metro" - qui gère déjà une quarantaine de Centres d’appels dans le monde, veulent prouver que "le Maroc peut accueillir des Centres dans plusieurs langues", ajoute-il.

    Pour M. Guy Birenbaum, créateur du 39.12, cité par le quotidien, "il ne s’agit pas de délocalisation mais d’externalisation car nous ne supprimons pas des emplois en France. Nous créons des emplois au Maroc qui n’existent pas en France".

    "Le Figaro Economie" reprend également une déclaration de M. André Azoulay, conseiller de SM le Roi Mohammed VI, dans laquelle il souligne que "l’atout majeur du Maroc, c’est la qualité de ses ressources humaines".

    Et le journal de signaler qu’à quelques centaines de mètres des locaux de 39.12 à Casablanca, se trouvent les bâtiments du 222, le service de renseignement de l’opérateur français de téléphone mobile "SFR".

    Source : MAP

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    je pense que l'offshoring est une excellente méthode d'investissement , ça promet .
     
  3. asma igo

    asma igo Visiteur

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    :) le maroc est face a la mondialisation qui représente un défit majeur a gérer l'etude Mckinsey nous a ouvert en quelque sorte les yeux sur le maroc a venir a nous de prendre la reléve et faire de tout notre mieux pour que ça marche.
    car il n y a pas un maroc pour certain mais un maroc pour tous .
    a nous tous de participer a son développement
     
  4. Serviteur

    Serviteur Visiteur

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    85 millions d'euros !!!!!!!!!!!!!! waw c'est énorme !!! non sérieux 85 millions d'euros est le CAHT d'une PME européenne !!!! renforcer la politique des salaires bas (d'où la compétitivité du maroc) est une preuve de l'insouciance du pouvoir des travailleurs marocains. Le salaire octroyé à des salariés de ce type de structure est loin de plusieurs années lumières de celui des éboueurs en france ( c'est le revenu minimum d'insertion donné par exemple par l'Etat Français pour tout ceux qui restent chez eux sans travail et pour LA VIE) !!!! (Le niveau de vie est sensiblement pareil actuellement !!!)
     

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