ouled bladi..

Discussion dans 'toutes les poésies...' créé par morphin, 9 Janvier 2006.

  1. morphin

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    ouled bladi

    Il cherche, cherche tandis que, pauvre de moi,
    Je dois attendre sagement qu’il veuille bien de moi,
    Qu’il me désigne du doigt, et que, seigneurial,
    Il dise à sa maman : celle là n’est pas mal…
    Pourtant, on a été à l’école ensemble
    On a appris les mêmes choses ensemble
    On a aussi été à l’université ensemble
    Pourquoi alors ce changement soudain ?
    Je ne sais pas, c’était à la croisée des chemins
    Au moment du choix de la vraie filière je crois bien
    Moi, orientee sur celle d’épouse et de mère
    Pour me rappeler a l’ordre de la nature et de nos pères
    J’ai joué le jeu et n’ai plus eu qu’à me taire
    Et toi, encore seigneurial, tu as hérité de celle du chef
    (il faut bien qu’il y en ait un et un seul, n’est ce pas ?)
    Plus de complicité: tu as pris possession de ton fief
    Mettant ainsi toutes tes femmes au pas
    Ta mère, ta s½ur, ta nièce, ta cousine
    Sans épargner collègues, passantes et même voisines…

    Mais alors tout devrait être pour le mieux
    Dans le meilleur des ménages et ce, à tous les âges !
    Pourquoi est ce qu’elle grimpe la courbe des dérapages ?
    Je ne sais pas, mais je te regarde te balancer
    Entre tes femmes repudiées et tes maitresses remplacées,
    Entre ton boulot et les goulots de ta faiblesse,
    Entre ton salaire, les crédits et ta détresse,
    Entre tes parents qui te traitent en enfant
    Toi qui, pour un rien, délaisse tes propres enfants,
    Entre ton pays qui crie et le mirage fugace d’ailleurs,
    Entre ta religion pleine de lecons et de nouveaux leurres…

    Une question: où en est le modèle du chef, patron ?
    Pourrait-on essayer, ensemble, de profiter de la leçon ?
    Rassures toi, je ne cherche ni à me moquer ni à commander
    (Bien qu’aujourd’hui je sache régler la circulation…)
    Et même si beaucoup de gens ont voté pour moi
    Ne te méprends pas, je ne cherche pas l’égalité
    Qui en voudrait encore de cette chimère de colonisée ?
    Pas moi, qui peut devenir parlementaire ou ministre
    Avec toi, qui a encore le complexe des titres
    (Et qui refuse obstinémment de faire les vitres) !
    Pourquoi alors ne pas établir un genre de partenariat ?
    Une relation qui serait la même içi et là-bas
    Sans copier ni l’Occident et ses accidents
    Ni l’Orient et tous ses extrêmes égarements…
    Oui, à nous deux, on pourrait parler et décider
    De ce qui correspond le mieux à nos idées
    A nos traditions aussi (sans interprétations téléguidées)
    Essayons de ne plus courir dans des sens opposés
    Mais de marcher, ensemble, comme avant,
    Pour laisser un monde meilleur à nos enfants,
    Mais aussi…pour me laisser retrouver avec nostalgie
    La valeur et le charme sans pareil du vrai…ould bladi !​

    n.b: copié

     

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