Pétrole: Les cours du brut s’envolent

Discussion dans 'Scooooop' créé par Med Omar, 2 Mars 2012.

  1. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    Pétrole: Les cours du brut s’envolent
    • Les cours frôlent les 130 dollars
    • Le brent a gagné 15% depuis le début de l’année
    • Un attentisme sur l’impact au Maroc

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    LES tensions géopolitiques avec l’Iran maintiennent toujours les prix du pétrole au plus haut (1). Rien qu’hier 29 février, l’Iran a fait des exceptions en acceptant l’or, les monnaies locales ou même le troc en échange de son pétrole. Le pays est soumis à un embargo bancaire occidental, ce qui gêne ses transactions en devises. Téhéran a exporté pour plus de 140 milliards de dollars de produits en 2011, dont plus de 100 milliards pour le pétrole et 25 milliards pour ses dérivés.
    La hausse des prix mondiaux de pétrole aura un impact réel sur les finances publiques au Maroc. C’est ce qu’avait annoncé le HCP dans ses prévisions du budget économique et des perspectives à l’horizon 2015 (cf, www.leconomiste.com, édition N° 3724 du 2012/02/21). C’était dans une hypothèse où les cours du pétrole atteindraient 150 dollars/baril et où les taux d’intérêt sur le marché international reprendraient leur trajectoire ascendante pour se situer à près de 6%, sous l’effet de l’ampleur des dettes souveraines de pays importants de la zone euro et des incertitudes sur leur solvabilité. Dans ce scénario, le déficit budgétaire global risquerait d’atteindre près de 8,9% du PIB en 2015 et le déficit du compte courant extérieur 10% du PIB. Ceci remettrait en cause la solvabilité des finances extérieures et affecterait l’attractivité du Maroc au niveau des marchés internationaux de capitaux, selon le HCP. A noter qu’une enveloppe de 42 milliards de DH devra être réservée cette année à la Compensation, selon le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane. Il faut dire que la compensation participe amplement au creusement du déficit (surtout pour ce qui est des produits pétroliers) (cf, www.leconomiste.com, édition N° 3725 du 2012/02/22). Depuis la remise en place du système de compensation pour les produits pétroliers, leur part dans les dépenses de compensation n’a cessé d’augmenter pour représenter 82% en 2010, soit 15 milliards de DH et plus de 25 milliards en 2008.
    Après l’Europe, le Japon (deuxième plus gros client de l’Iran) aurait désormais l’intention de réduire ses importations de brut iranien. Ce qui exacerbe les tensions sur le marché mondial. Et même le G20 qui s’est réuni la semaine dernière à Mexico s’est alarmé de l’envolée des cours du brut sur fond de tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Même son de cloche du côté du FMI qui juge que l’économie mondiale n’était pas hors de danger. Pour les analystes, «le marché pétrolier devrait donc rester tendu en 2012, sauf si les pays émergents étaient fortement affectés par la crise des pays de l’OCDE».
    Depuis début janvier, le baril de brent de la mer du Nord a gagné 15% après un bond de 13,3% en 2011. En Europe, la baisse de la parité euro-dollar en 2011 a renforcé l’impact du choc pétrolier sur l’économie. En janvier 2012, le prix du pétrole exprimé en euros a atteint le niveau record de 88 euros par baril, soit 0,55 euro le litre, supérieur de 46 % au prix moyen de 2011.
    Au niveau mondial, les cours vont aussi en crescendo. Ceci est expliqué par des tensions sur l’équilibre entre l’offre et la demande et des besoins grandissants des pays émergents. En chine par exemple, la consommation de brut devait connaître une hausse de 4% cette année. Le Japon et la Corée du Sud entre autres doivent aussi chercher d’autres sources d’approvisionnements. N’oublions pas aussi que l’effet du printemps arabe (baisse des volumes au Yémen et des tensions en Syrie…). De leur côté, les Etats-Unis sont plus ou moins épargnés par ce choc notamment grâce au redressement du dollar et à l’exploitation de pétroles non conventionnels et de gaz de schiste.
    Les risques liés à cette hausse des cours du pétrole sont de deux ordres, selon les experts financiers de Federal Finance, spécialiste des métiers de la gestion d’actifs au sein du Crédit Mutuel Arkéa. «D’abord inflationnistes par la remontée du prix des matières premières, qui a un impact sur l’ensemble des produits finis, puis récessifs par le fait qu’une hausse des dépenses en énergie peut inciter les ménages et entreprises à différer certains investissements ou à diminuer certaines dépenses moins importantes», selon les experts. Le risque inflationniste semble aujourd’hui limité du fait d’une tendance générale à une quasi-stabilité des prix. Notons également que l’effet de base sur le prix du pétrole reste encore positif: début 2011, en avril, le prix du baril de WTI était de près de 115 dollars et celui du Brent à 127 dollars. Le risque d’impact récessif est sans doute le plus fort pour le moment. «Si l’on observe le comportement des consommateurs américains, par exemple, on constate que, percevant une pression sur leur pouvoir d’achat, ils diffèrent leurs achats de biens durables, notamment automobiles.

    .», est-il relevé. Il n’en demeure pas moins que cette hausse du pétrole incite à la prudence: la rapidité du mouvement, sa médiatisation dans un contexte d’incertitudes, alors que les salaires stagnent en Europe et aux Etats-Unis, pourraient affecter le moral des ménages et impacter la croissance économique négativement. Le risque pétrole n’est donc pas à prendre à la légère car il pourrait affecter la confiance des investisseurs dans la croissance mondiale, de l’avis des experts.


    F. Z. T.

    (1) Le Brent est passé de 103 dollars le 16 décembre 2011 à plus de 125 le 24 février 2012. Le WTI quant à lui est passé dans le même temps de 93 à près de 110 dollars. Hier mercredi 29 février 2012, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 122,57 dollars, en hausse de 1,02 dollar par rapport à la clôture de mardi. De son côté, le baril de light sweet crude» (WTI) pour la même échéance gagnait 35% à 106,90 dollars





    Source : on9our 8ouna
     
  2. Friend

    Friend Bannis

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    L'impact sur le Maroc ?? I3adate nnadar notamment f Sondou9 lmouazana bsefa dimo9ratia [08h]
     
  3. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    je ne suis pas vraiment d'accord avec ce point mais je dirais qu'il soit un équilibrage.

    la caisse de compensation ne joue pas son rôle actuellement mais comment supporter le pouvoir d'achats alors? à travers quoi et comment.
     
  4. Friend

    Friend Bannis

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    J'ai parlé de "notamment" et de "démocratisation" pour dire en somme que la CC entre autres opérateurs économiques pourrait jouer un rôle dans la stabilisation des couts des carburants au Maroc, si une refonte de cet organisme est opérée avec équité : A la pompe lli 3andou motor b7ali kaykhallas b7al lli 3andou 4X4 :mad: lkhawar!
     
  5. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    tu sais que bcp de personne y songe et coment remedier pour avoir cette équité, je crois qu'elle difficile de la faire mais il faut cibler qui et comment c'est la méthode qui compte dans ces cas.
     
  6. nournat

    nournat Wld l3iyachiya

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    ghi ma tjbednich ana w hdar m3a rassek ...

    ghathdar 3la s7ab les 4X4 ghanhdar ana 3la s7ab charikat dyal lmonada b7al chi we7dine 3andhoum charikat Helala Cola w kaychriw sokkar b nafss ttaman bach kaychrih wa7ed kayt3acha ghi b 2atay w lkhobz ... tla9 mnni ntla9 mnnek ...
     
  7. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Derrière le problème de l'Iran, il y a manipulation.
    Ce sont les producteurs qui ont la main mise sur le cours du pétrole pour qu'ils s'enrichissent de plus en plus aux dépends des pays qui n'en ont pas. Tout est calculé.
    aw ! fin matkoun mochkila fblad le pétrole taycheta7 f l3alam !
    Ce que je ne comprends pas !
    Pourquoi nos voisins ont du pétrole alors que nous non ? Bizarre !
    amma taman dyalou ça touche toujours le petit peuple... comme d'habitude.
     

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