Pas assez de contrôleurs aériens dans les tours

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 15 Octobre 2009.

  1. @@@

    @@@ Accro

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    · Pourtant le trafic a considérablement augmenté ces dernières années

    · Seulement 30 lauréats par an


    Aujourd’hui un contrôleur aérien marocain gagne entre 130.000 DH annuels en début de carrière et 650.000 DH en fin d’activité (suivant l’ancienneté, les qualifications et les responsabilités), d’après l’ONDA. Cependant, selon un contrôleur aérien, la rémunération ne serait en réalité que de 7.000 DH/mois en début de carrière. Avec l’expérience et le passage des qualifications, ce montant peut atteindre 15.000 DH au bout de quinze ans d’activité.
    Insuffisant, juge-t-il, vu la nature du métier et surtout le stress subi. D’autant plus que la libéralisation de l’aérien et l’augmentation du trafic qui s’en est suivie n’ont pas été soutenues dans la même proportion par la formation des ressources humaines. De fait, entre la prévention des abordages entre les aéronefs, des collisions, accélérer et régulariser la circulation aérienne, la tâche des contrôleurs aériens n’est pas chose aisée.

    Ainsi, selon Samir Berrakhla, président de l’Association marocaine des contrôleurs aériens, «il faut au moins 7 ans de formation en plus pour confirmer un lauréat de l’Académie internationale Mohammed VI de l’aviation civile de Casablanca (AIMAC)». La formation à l’Aimac s’étale sur trois ans et est accessible aux titulaires d’une licence scientifique.

    Aujourd’hui, l’académie ne met sur le marché que 30 lauréats par an. Insuffisant face aux besoins du métier. D’autant plus que certains contrôleurs se plaignent de la surcharge de travail. «Nous effectuons entre 8 à 16 heures supplémentaires dans le mois», indiquent-ils. Du côté de l’Amca, l’on affirme que «les heures supplémentaires seraient volontaires et ne dépasseraient pas les 4 heures dans le mois ».

    Actuellement, plus de 300 contrôleurs aériens sont opérationnels. D’ailleurs, selon un contrôleur aérien, ce nombre a baissé, surtout depuis la mise en place d’une licence qui encadre le métier et qui exclut les personnes ne respectant pas les exigences requises. D’un autre côté, ce domaine d’activité suit de près l’évolution rapide de la technologie. Ce qui impose aux contrôleurs de s’adapter à ce rythme «effréné».


    De fait, le Maroc n’a pas à rougir en terme d’infrastructures face aux exigences de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Le pays est passé du système classique au radar en 2000. Les tours de contrôle des aéroports de Casablanca, Agadir et Marrakech en sont déjà outillées. Le passage du système classique au radar devrait s’opérer en 2010 pour les tours de contrôle d’Oujda, Fès et Tanger.
    Aujourd’hui, «le Centre de contrôle régional (CCR) gère un trafic de 1.000 à 1.200 mouvements par jour, englobant le transit d’avions, les trafics domestique et international, mais également le trafic de complaisance», est-il indiqué. Reste à trouver l’équilibre entre une formation répondant aux exigences et aux besoins du secteur, mais également à la satisfaction des besoins des contrôleurs. Une grève n’est jamais trop loin!


    http://www.leconomiste.com/
     

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