Petite formation et de prétendus diplômes : Quels entraîneurs pour quel football ?

Discussion dans 'Maroc' créé par Info du bled, 11 Novembre 2009.

  1. Info du bled

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    Conformément aux nouveaux règlements de la FIFA, l’on s’attend à ce que la CAF procède à la classification des entraîneurs marocains. De nouveaux critères seront mis en avant pour cette opération qui permettra de délivrer des autorisations d’exercer dans notre championnat de football qui veut se professionnaliser. Déjà avisée, l’Amicale nationale des entraîneurs a examiné le nouveau mode de classification des entraîneurs, conformément aux règlements actualisés de la FIFA et de la CAF, qui exigent le remplacement des certificats et diplômes des séries 1, 2 et 3 par des licences de catégorie A, B et C. Sur le terrain, le directeur technique national Morlan qui a succédé à Fathi Jamal se dit confiant et affiche un optimisme démesuré à ce sujet, alors que ses prédécesseurs ont tous échoué et ont pu constater que la crise est plus profonde qu’on ne le croit. En effet, si dans un souci d’instaurer le professionnalisme, on se hasarde à appliquer les nouvelles normes, et qu’on ne se contente plus de petits certificats de présence (de complaisance) ou d’un quelconque stage d’un week-end, la plupart des coachs opérant dans le championnat se retrouveront au chômage. Seuls les pros, et ils ne sont pas légion, auront le droit d’exercice dans le concours. Car on ne peut instaurer le professionnalisme avec des entraîneurs amateurs ou d’anciens joueurs en dépit de leur carrière de sportifs professionnels. Un championnat professionnel nécessite un climat professionnel avec des acteurs professionnels. Cela requiert des joueurs pros, des techniciens et des arbitres pros, ainsi de suite. Donc on se retrouvera avec quelques techniciens marocains sur le circuit et beaucoup d’entraîneurs venus d’ailleurs. Bien sûr d’Europe, mais vu la cherté du produit outre Méditerranée, on se penchera certainement aussi du côté du Maghreb et de l’Afrique. Mais on sollicitera aussi les techniciens venus des pays de l’Est. Il faut dire qu’actuellement l’armada de techniciens qui circule dans le pays, à quelques exceptions près, n’est pas fameuse. Et que l’on fait souvent dans le «périmé» payé au prix fort. Nos nationaux n’ont rien à envier à beaucoup d’autres coachs qui exercent dans le championnat, toutes divisions confondues. Il y a parmi eux qui sont meilleurs et ont donné la preuve ici et ailleurs, que le produit marocain est de bonne qualité. L’exemple, et il n’est pas unique, est celui du technicien national, le Docteur Hormattallah, devenu la fierté du pays et du monde arabe. Il est formateur des entraîneurs ailleurs. On est à se demander pourquoi cette denrée rare dans le monde arabe ne profite pas à la nation. Le comble chez nous, c’est que certains entraîneurs prennent même les rênes de l’équipe nationale sans avoir un véritable diplôme d’entraîneur. Zaki a beau clamer qu’il possède un diplôme de troisième degré, personne ne le croit car un diplôme de ce genre se prépare en une décennie. Or, au vu du parcours du coach rouge qui fait beaucoup parler de lui ces derniers temps, il a regagné le pays après son séjour à Majorque. Mais Zaki vous dira qu’il étudiait par correspondance (sic)! Dimanche dernier, il s’est encore une fois conduit comme un vrai amateur en quittant ses poulains dans les vestiaires et refusant de répondre aux journalistes qui l’attendaient. Il rectifia le tir sous la pression des dirigeants du club en organisant une conférence de presse. Mais ce n’est pas une telle rencontre qui changera l’amateurisme en professionnalisme !








    Source : libe.ma
     

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