Plus de 35 milliards de DH drainés par le factoring l’année dernière

Discussion dans 'Info du bled' créé par Med Omar, 20 Mars 2014.

  1. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    Plus de 35 milliards de DH drainés par le factoring l’année dernière

    L’activité des filiales spécialisées ne progresse que de 4%, mais cette croissance devrait être révisée à la hausse suite aux arrêtés des comptes de leur maison-mère. Les départements de banques dédiés au factoring sont sur des croissances annuelles de 30 à 60%.
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    Alors que les opérateurs du factoring rapportaient tout au long de 2013 une croissance à deux chiffres de leur activité, les réalisations à la fin de l’année ne ressortent au final qu’en progression modérée. En effet, les remises de créances du secteur n’affichent qu’une hausse de 4% par rapport à 2012, passant de 21,5 milliards de DH à 22,3 milliards, selon les statistiques de l’Association professionnelle des sociétés de financement (APSF). Plus étonnant encore, l’encours des remises de créances baisse de 8%, chutant de 4,8 à 4,4 milliards de DH.
    Cela reste toujours mieux que les réalisations d’autres métiers du financement en 2013, notamment le crédit conso et le crédit-bail (Lavieeco.com : portail officiel du journal La Vie éco. L’essentiel de l’actualité du Maroc Mais à vrai dire, les chiffres du factoring arrêtés jusqu’à présent pour 2013 devraient être revus à la hausse dans les prochains jours.
    «Les sociétés de factoring adhérentes à l’APSF, Attijari Factoring et Maroc Factoring, toutes deux filiales de banques, récupèrent une partie de l’activité de leur maison-mère, assimilable à du factoring, après l’arrêté des comptes», explique un professionnel.

    L’activité est encore promise à un bel avenir
    Quoique la manœuvre fausse un peu le jeu, de l’avis de certains spécialistes, elle majore considérablement l’activité du secteur. «Pour 2012 par exemple, les sociétés spécialisées ont affiché dans un premier temps 12 milliards de DH de réalisations et ont révisé ce volume à plus de 21 milliards de DH en définitif, ce qui a ressorti une progression de l’activité de 81% par rapport à 2011», rappelle un professionnel.
    Pour se faire une idée plus complète du secteur, il faut encore rajouter les réalisations des départements de banques dédiés au métier, qui ne sont pas intégrés dans les statistiques de l’APSF. Ces entités sont sur un rythme de croissance de 30 à 60% en 2013, selon les informations recoupées auprès des professionnels.
    Les chiffres approximatifs recueillis font état de 8 milliards de DH de remises de créances pour le département dédié de la Banque Populaire sur l’année passée. BMCI draine entre 6 et 7 milliards de DH et la Société Générale en serait à un volume d’affaires de 1 milliard de DH.
    Au total, la production de tout le secteur dépasse donc actuellement les 35 milliards de DH dans la lignée d’une progression continue sur les dernières années. Et l’activité est encore promise à un bel avenir. L’allongement des délais de paiement dans le contexte actuel motive de plus en plus les opérateurs à céder leurs factures.
    D’autant plus que l’affacturage peut paraître moins contraignant que le financement bancaire. Il se base en effet sur des garanties morales et sur la qualité du papier, tandis que les banques exigent systématiquement des garanties réelles. A plus long terme, l’activité du secteur devrait tirer parti de la dématérialisation croissante des moyens de paiement, le factoring étant parfaitement taillé pour s’adapter à ce contexte.
    Réda Harmak. La Vie éco
    www.lavieeco.com

     

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