Polémique sur le tamazight à la télévision : l'IRCAM saisit la HACA

Discussion dans 'Info du bled' créé par ZIKAS, 18 Octobre 2006.

  1. ZIKAS

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    L'Institut royal de la culture amazighe enfonce le clou. Il vient de saisir la HACA pour non-respect par la SNRT et la SOREAD de la convention signée il y a dix mois consacrant 30 % des programmes dans les deux chaînes publiques à la langue amazighe. Cette action n'est pas vraiment une surprise puisque, lors de la journée de commémoration du discours royal d'Ajdir, l'IRCAM n'est pas allé de main morte pour critiquer la «lenteur» de la SNRT et de la SOREAD quant à l'introduction de la culture amazighe dans l'audiovisuel public.




    L'Institut rejoint ainsi le mouvement de contestation mené, depuis quelques jours, par le comité pour la défense de l'amazigh à la télévision.

    Dans un document distribué à cette occasion, l'Institut estime que la place qu'occupe la langue amazighe dans l'audiovisuel public est en deça des aspirations. Le rapport accuse clairement les deux chaînes de télévision de «temporisation» dans le processus d'intégration de la culture amazighe et de la non application des cahiers des charges.

    Il va encore plus loin en parlant de «gel» de la plupart des projets d'émissions, de films et de pièces de théâtre prévus sur la TVM et 2M. Cette situation, selon l'IRCAM, est en totale contradiction avec la volonté royale, mais également avec les dispositions contenues dans le mémorandum envoyé au gouvernement marocain par la commission des droits de l'Homme de l'Onu. Alors, pour dépasser cette situation, l'Institut, dirigé par le recteur Ahmed Boukous, propose, outre le renforcement des programmes en amazigh dans les deux chaînes publiques, la création d'une télévision amazighe ainsi qu'une institution spécialisée au sein de l'organigramme de la TVM.

    De son côté, Faïçal Laâraïchi, président du pôle public se dit surpris par une telle réaction de la part de l'IRCAM d'autant qu'il n'y a aucune volonté de blocage ou d'obstruction de sa part. “Nous travaillons dans la sérénité pour essayer de produire des programmes à la hauteur des attentes d'un public exigeant. Il est certain que nous allons dépasser de quelques mois les délais prévus, mais il ne faut pas oublier que, pendant cette année, nous avons procédé à la restructuration du pôle public, au lancement de nouvelles chaînes et à une extension de la diffusion ”, affirme le président du pôle public.

    D'ailleurs, dans le cahier des charges de la TVM, l'article 32 sur la diversité culturelle et linguistique prévoit un journal télévisé quotidien en amazigh et la diffusion de 4 heures de chansons en langue amazighe par mois. Cet objectif est largement atteint d'après Faïçal Laâraïchi.

    “ Nous mettons les bouchées doubles pour la production d'un programme quotidien et d'une émission hebdomadaire. Le retard est dû essentiellement à des considérations techniques ”, explique-t-il avant d'ajouter que pour les 12 téléfilms qui doivent être produits, la commande a été déjà passée. “ C'est normal qu'il y ait un petit temps de latence entre la passation de la commande et la réalisation du produit ”, conclut Faïçal Laâraichi.







    Le Matin
     

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