Politique linguistique : le gouvernement élabore son approche

Discussion dans 'Info du bled' créé par titegazelle, 21 Mars 2014.

  1. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Le gouvernement s'apprête à élaborer sa propre approche en matière de politique linguistique conformément aux disposition de la Constitution et aux normes internationales

    Le ministre de la Culture Mohamed Amine Sbihi a affirmé, mercredi à Rabat, que le gouvernement s’apprête à élaborer une approche concernant la politique linguistique au Maroc, conformément aux Hautes orientations royales, aux dispositions de la nouvelle Constitution, aux engagements du gouvernement, et aux conventions internationales.


    Harmoniser le droit linguistique

    Cette approche se base sur le principe de l’harmonisation du droit linguistique et la coordination entre les différentes visions et méthodes de gestion concernant l’utilisation des langues au Maroc, a souligné M. Sbihi devant la commission de l’enseignement, de la culture et de la communication à la chambre des représentants, à l’occasion de la présentation par le groupe Justice et développement d’un projet de loi sur la protection et le développement de la langue arabe.


    Le ministre a ajouté que cette approche s’appuie sur une démarche de partenariat et de concertation pour la concrétisation du caractère officiel de la langue Amazigh.

    Et d'expliquer que l'approche que le gouvernement compte élaborer vise à organiser l’emploi des langues au Maroc, à travers le renforcement de la position du rôle des langues officielles, en l’occurrence l’Arabe et l’Amazigh et leur développement, la préservation de la langue Hassani, la protection des dialectes et expressions culturelles et l’utilisation de la langue comme instrument d’insertion sociale et de développement économique.

    Un pas vers le développement de l’éducation, la formation, la recherche scientifique et la traduction
    Il s'agit selon le ministre, d'un pas vers le développement de l’éducation, la formation, la recherche scientifique et la traduction. Il appelé dans ce contexte à tracer une feuille de route en matière de langues étrangères et prospecter avec les acteurs linguistiques et éducatifs concernés la méthode qui permet de choisir et développer la meilleure d’entre elles, en conformité avec les intérêts éducatifs, économiques et stratégiques du Maroc .


    PJD : la mission de l’État

    Le projet de loi du groupe PJD, considère que la mission de l’État en matière de préservation et de développement de la langue Arabe consistant la protection de la langue, en faisant de celle-ci une langue contemporaine et en adhérant aux différentes conventions et institutions internationales professionnelles concernées par cette question.

    En vertu de ce projet, seront créés une académie qui se chargera essentiellement des affaires de la langue arabe et de l’unification de son lexique et ses techniques , ainsi que des instituts spécialisés qui s’occuperont du développement de la langue du dâd et son insertion dans les différents domaines de la vie.


    Projet de loi de 42 articles

    Ce projet de 42 articles, prévoit l’enseignement obligatoire de la langue arabe au sein des institutions scolaires existant au Maroc, et veille à ce que les chaînes audiovisuelles publiques et privées contribuent à la protection de l’emploi de cette langue .

    Ce projet insiste sur l’utilisation de la langue arabe dans les annonces publicitaires écrites ou audiovisuelles et son emploi dans les différents programmes et spots de publicité des sociétés des télécommunications.




    Crédit image : Le Ministre de la Culture, Mohamed Amine Sbihi | Archives

    Menara.ma / Driss AISSAOUI / 21.03.2014 : 13h07
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  2. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Des spécialistes marocains et étrangers débattent à Rabat
    de la pluralité linguistico-culturelle et de l’avenir de la langue Amazighe



    Rabat, 21 mars 2014 (MAP) - Un parterre de spécialistes marocains et étrangers s’est penché, vendredi à Rabat, sur les questions de la gestion de la pluralité culturelle et linguistique et de l’avenir de la langue amazighe, dans le cadre d'un séminaire de deux jours organisé par le Réseau Amazigh pour la Citoyenneté (AZETTA).

    Ce séminaire, dans le cadre duquel seront présentées des expériences mondiales pionnières en matière de gestion de la diversité linguistique et culturelle en plein respect de la démocratie et des droits humains, s’inscrit dans le cadre du plaidoyer mené par AZETTA en vue de l'accélération de l’élaboration des textes d'application de l'officialisation de la langue Amazighe, a déclaré à la MAP le président d'Azetta, Ahmed Arhmouch, en marge de l’ouverture de cette rencontre.
    Plusieurs expériences internationales, comme celle de la Norvège, dont l’Ambassade à Rabat co-organise cet événement, la Suisse fédérale et le Québec, ont démontré qu’une telle gestion de la diversité culturelle et linguistique est possible, la consacrant en tant que choix stratégique dans les différents aspects de la vie politique, sociale et culturelle, ce qui est en mesure de renforcer la démocratie et de consacrer les valeurs de tolérance, de liberté et d’équité.

    Il est également question de discuter de l’avenir de la langue Amazighe au Maroc à la lumière des dispositions de la nouvelle Constitution.
    Pour Brahim Tazaghart, militant, écrivain et poète amazigh algérien, après la reconnaissance de la langue amazighe en tant que langue officielle au Maroc, les questions qui se posent désormais sont "comment faire de l’amazigh une langue de savoir, de science et de gestion de l’État ?" et "quels moyens l’État doit-il mettre à la disposition de l’amazigh pour qu’il puisse remplir sa fonction de langue officielle ?".

    Organisé sous le thème "L’avenir de l’amazigh à la lumière des expériences internationales : quelles sont les solutions adoptées pour une bonne gestion de la diversité linguistique et culturelle afin d’assurer une transition démocratique et le respect des droits de l’Homme ?", ce séminaire connait la participation de plusieurs intervenants internationaux, outre différents acteurs institutionnels et de la société civile marocaine, des parlementaires, des journalistes et des chercheurs.

    Seront également organisés des ateliers de réflexion collective qui discuteront des différents défis et contraintes de la pluralité culturelle au Maroc et de la mise en œuvre du caractère officiel de la langue Amazigh.


    MS---COUV. - HN.

    MAP / 21.03.2014 : 20h00
    Des spécialistes marocains et étrangers débattent à Rabat de la pluralité linguistico-culturelle et de l’avenir de la langue amazighe | Portail Menara.ma
     

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