Portraits de grosses fortunes

Discussion dans 'Scooooop' créé par Miss_Mousse, 13 Février 2006.

  1. Miss_Mousse

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    LE ROI DES PALACES : PRINCE AL-WALID BEN TALAL


    A 51 ans, il est le roi des affaires qui rapportent. Neveu du roi Fahd d’Arabie saoudite, il est à la tête d’une fortune estimée à 23,7 milliards de dollars (quatre fois
    celle de François Pinault !), soit la cinquième au monde, et celleci est investie tous azimuts. Il possède ainsi 4 % de Citigroup, 17,3 % de Disneyland-Paris, environ 1 % de AOL Time Warner, Hewlett-Packard (HP), Motorola ou encore Kodak Corporation. C’est toutefois l’hôtellerie de luxe qui semble intéresser le plus le prince Al-Walid Ben Talal : détenteur de 22 % du capital de Four Seasons Hotels and Resorts, il vient d’acquérir le groupe américain Fairmont. Il possède aussi le Savoy à Londres ou encore le très chic hôtel George V à Paris, qu’il a acquis en 1996 et rénové à grands frais. Avec succès : depuis cinq ans, ce palace parisien est considéré par les critiques internationaux comme le meilleur hôtel du monde ! Notre prince au portefeuille inépuisable aurait paraît-il aussi été intéressé par le Crillon, récemment vendu par la famille Taittinger à Starwood Capital. Mais ce fonds d’investissement américain tout puissant, dirigé de main
    de maître par Barry Sternlicht, 44 ans, ne semble guère disposé à revendre sa récente acquisition, contrairement à ce que laissait entendre encore récemment la rumeur. Starwood ambitionne désormais de lancer une chaîne de palaces « Crillon ». Parmi les destinations visées : Londres, Rome, Barcelone, New York, Los Angeles, Chicago, Tokyo, Shanghai, Pékin, Hongkong, Delhi, Bombay, Dubaï ou encore le Qatar. Dans l’hôtellerie de luxe, la guerre se joue désormais à l’échelle de la planète.

    TYCOON ET FOOTBALLEUR : ROMAN ABRAMOVICH

    Propriétaire du club anglais anglais de football de Chelsea,
    Roman Abramovich, 38 ans, est l’une des figures les plus emblématiques de la nouvelle génération d’hommes d’affaires russes. Sa fortune, 13,3 milliards de dollars, fait de lui le deuxième homme le plus riche de Russie. En septembre 2005, Roman Abramovich a vendu au monopole de gaz russe, Gazprom, les parts qu’il détenait dans la compagnie pétrolière Sibnef. S’il aime dépenser son argent de façon parfois somptuaire (son yacht Pelorus est l’un des plus beaux au monde), il devrait toutefois lui rester un joli pactole à investir dans les affaires.

    LE TSAR DU GAZ ALEXEÏ MILLER
    À LONDRES, les spéculations vont bon train sur l’avenir de Centrica, premier distributeur de gaz britannique. Gazprom, le géant russe semi-public présidé par Alexeï Miller, est-il sur le point de le racheter ? La rumeur court depuis quelques jours, même si Gazprom dément l’existence d’un tel projet et dit n’avoir pris aucun contact avec les dirigeants de Centrica. Dans une interview au quotidien The Guardian publiée le 18 janvier, Alexandre Medvedev, vice-président de Gazprom, avait indiqué que le géant gazier voulait fournir 20 % du gaz britannique d’ici à 2015 et envisageait pour cela une acquisition majeure au Royaume-Uni. Sans donner aucun nom... « Tout acheteur potentiel ferait l’objet d’un examen rigoureux des autorités de régulation et de la concurrence », a pris la précaution d’avertir le ministère britannique du Commerce et de l’Industrie. De quoi donner un nouvel argument à Thierry Breton qui, dans le cadre de l’OPA de Mittal sur le groupe Arcelor, met en avant la notion et le rôle de la « partie prenante », estimant que celle-ci – en l’occurrence l’Etat – a son mot à dire dans ce genre d’affaires. En clair, ce n’est pas parce que Bercy conteste la façon dont Mittal a lancé son OPA sur Arcelor qu’il faut y voir une démonstration de protectionnisme économique ! La Grande-Bretagne et la France sont l’une et l’autre « largement ouvertes aux investisseurs étrangers », explique le ministre de l’Economie dans une interview au Financial Times (5 février). « Les pulsions protectionnistes n’ont
    pas de place dans la gouvernance économique moderne. »

    DE PÈRE EN FILS : CARLOS SLIM HELÚ

    EN 2005, LE MEXICAIN Carlos Slim Helú, 65 ans, entrait
    dans le club très sélect des cinq hommes les plus riches de la planète, juste après Bill Gates, Warren Buffett, et un certain... Lakshmi Mittal, à l’époque guère plus connu en France. Avec une fortune estimée à 23,8 milliards de dollars, Carlos Slim Helú est passé, en l’espace d’un an, de la soixante-deuxième à la quatrième place du palmarès établi chaque année par le magazine américain Forbes. Son empire : des compagnies d’assurances, des immeubles, des usines de pneus, des supermarchés et le téléphone, son trésor de guerre. En 1990, Carlos Slim Helú s’est emparé de la compagnie nationale des télécommunications Telmex (Teléfonos de México) ; il en a triplé la valeur en quelques années. De quoi lui permettre d’étendre son empire en rachetant les filiales latino-américaines de MCI, l’ex-
    WorldCom, numéro 2 des communications longue distance aux Etats-Unis. Une affaire juteuse : en revendant ses parts en
    2005, Carlos Slim Helú, devenu le principal actionnaire de
    MCI, a empoché plus de 1 milliard de dollars d’un coup ! Autre témoignage de son flair infaillible : Carlos Slim Helú a su anticiper le boom de la téléphonie mobile. En juillet, il a placé son fils Patrick Slim Domit, 37 ans, à la tête de América Movil, une société rapidement devenue la plus grosse compagnie de télécommunications d’Amérique latine avec plus de 48 millions d’abonnés disséminés au Mexique, au Guatemala, en Equateur, aux Etats-Unis, en Colombie, en Argentine et au Brésil. A quand les premiers abonnés en Europe ?

    « MISTER MONEY » : LI KA-SHING

    Le 20 janvier 2005, le président Jacques Chirac remettait la
    Légion d’honneur au milliardaire chinois de Hongkong Li Ka-shing pour sa contribution à l’organisation de l’Année de la
    France en Chine. Les Français ignoraient alors à peu près tout de ce Monsieur Li, 76 ans, arrivé en qualité de réfugié dans la colonie britannique, où il commença, à l’âge de 12 ans, comme vendeur ambulant de bracelets-montres et de fleurs en plastique. Jusqu’au jour où l’on a appris qu’il lançait une OPA amicale sur le groupe de distribution de parfums Marionnaud,dont il est devenu propriétaire en mars 2005, pour 900 millions d’euros. Une bagatelle pour cet homme d’affaires dont on dit qu’il est le plus riche d’Asie : à la tête d’une fortune estimée à
    13 milliards de dollars, il emploie 180 000 salariés dans 40 pays différents. Son empire : des ports, des conteneurs, des immeubles, des usines de construction, des centrales électriques, des supermarchés, des médias, des entreprises de télécoms... C’est lui, par exemple, qui a créé en Grande-Bretagne l’opérateur de téléphonie mobile Orange, revendu en 1999 à l’allemand Mannesmann avant d’être de nouveau cédé à France Télécom. Toujours tiré à quatre épingles, énigmatique, et doté d’un flair redoutable, celui que l’on surnomme « Mister Money » n’a jamais caché que pour lui, les affaires n’ont pas de frontières.

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    DISCRET ET EFFICACE : REN JIANXIN
    Son groupe chimique, China National BlueStar, a acquis
    au mois de janvier le spécialiste français de l’alimentation
    animale Adisseo, ex-division du laboratoire pharmaceutique
    franco-allemand Aventis (absorbé en 2004 par son concurrent
    français Sanofi-Synthélabo). Le produit phare fabriqué par
    Adisseo est la méthionine (2e producteur mondial), qui joue un rôle important dans l’industrie d’élevage : elle permet notamment d’accélérer de façon importante la croissance des animaux, la volaille en particulier. Il s’agit de la plus importante acquisition d’une entreprise industrielle française par une chinoise. China National BlueStar est l’un des principaux producteurs de silicone en Chine. Le groupe compte une quarantaine de filiales et instituts de recherches, essentiellement dans la chimie lourde et la chimie fine, et réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 2 milliards de dollars.

    TOUTES GRIFFES DEHORS : SAM CHAN
    Sam Chan est le chairman de YGM Trading. Ce groupe chinois a repris la griffe de prêt-à-porter Guy Laroche en 2004 (pour 17 millions d’euros), avant d’acquérir un an plus tard les droits d’exploitation, pour la Chine et l’Asie du Sud-Est, de la marque Charles Jourdan. YGM Trading détient aussi la marque anglaise Aquascutum et reste à l’affût de griffes de luxe « made in Europe » pour la clientèle aisée, en plein essor dans les grandes métropoles chinoises. Au départ, YGM Trading n’était que la société de distribution de Yangtsekiang Garment Manufacturing, un obscur atelier hongkongais créé il y a un demisiècle dans lequel ½uvraient une vingtaine de couturières. YGM compte aujourd’hui vingt usines en Asie et en Afrique et emploie 20 000 personnes. C’est désormais l’un des groupes textiles les plus prometteurs d’Asie. On s’arrache ses produits à Hongkong, Macao, Taïwan et, depuis peu, en Chine continentale où YGM réalise la moitié de son chiffre d’affaires.

    OBJECTIF MONDE : LI DONGSHENG
    Li Dongsheng restera dans l'histoire : il est le premier
    membre du Parti communiste chinois à avoir reçu le titre de
    « patron asiatique de l’année » décerné par le magazine américain Fortune. C’était en 2004 : le groupe chinois TCL (4 milliards d’euros de chiffre d’affaires), dont Li Dongsheng est le patron, venait de reprendre les activités de téléphonie mobile du français Alcatel. Un an plus tôt, il récupérait la fabrication des téléviseurs Thomson via la création d’une coentreprise (contrôlée à 67 % par les Chinois). TCL-Thomson Electronics Corporation (TTE), premier fabricant mondial de téléviseurs couleur et de lecteurs DVD, produit un peu plus de 18 millions de postes par an et emploie 27 000 personnes. En janvier dernier, TCL est repassé à l’offensive en Europe, dans le cadre d’un accord passé avec l’italien De’Longhi. Giuseppe De’Longhi, président du groupe italien de produits blancs, et Li Dongsheng, président de TCL, ont créé ensemble une coentreprise de climatiseurs mobiles dont le siège est situé à Zhongshan, dans la province méridionale du Guangdong. La nouvelle usine, récemment inaugurée, devrait produire 500 000 appareils de climatisation et déshumidificateurs en 2006. Mais le but est d’atteindre 1,5 million d’unités d’ici à 2008... pour devenir la plus importante usine mondiale du secteur !

    LE BILL GATES DE L’INDE : AZIM HASHAM PREMJI
    À partir de la petite entreprise de son père, située à
    Bombay, Azim Premji, 59 ans, a développé une société diversifiée, Wipro, qui se classe parmi les dix premiers groupes mondiaux de l’informatique (logiciels et services). Azim Premji détient 83 % du capital de Wipro, et la 38e fortune mondiale, selon le magazine américain Forbes. En 2000, il a même occupé la deuxième place de ce classement, juste derrière Bill Gates. « Mon pays est en passe de gagner la bataille informatique mondiale », confiait-il alors au Figaro. La croissance externe, en Europe comme ailleurs, fait tout naturellement partie de son plan de bataille. Le 9 janvier 2006, Wipro a par exemple mis la main sur NewLogic, une société autrichienne spécialisée
    dans la conception de semi-conducteurs, dont le principal
    centre de recherche et de développement est installé en France, à Sophia-Antipolis. Cette entreprise peu connue du grand public, mais particulièrement innovante, opère sur les technologies sans fil comme le Bluetooth et le Wi-Fi... un domaine dans lequel Wipro ambitionne de devenir leader.

    LE ROI DE BENGALORE : NANDAN NILEKANI
    Bangladore est à l'Inde ce que la Silicon Valley est à la Californie. Ici, les informaticiens sont les rois et Nandan Nilekani, 50 ans, est l’un d’eux. Avec 46 000 employés dans le monde, Infosys, qu’il a cofondée en 1981, est le deuxième exportateur indien de services informatiques et dispose de bureaux aussi bien à Bangalore qu’en Australie, au Japon, aux Etats-Unis (le groupe est coté au Nasdaq), en Belgique, en Allemagne ou encore en France. Chiffre d’affaires de l’ensemble : près de 2 milliards de dollars. « Au cours des cinq dernières années, les entrepreneurs indiens sont devenus beaucoup plus ambitieux, beaucoup plus en confiance et beaucoup plus à l’aise avec la mondialisation », a lancé Nandan Nilekani au Forum économique de Davos.

    UN APPÉTIT D’OGRE : MALVINDER MOHAN SINGH
    Âgé de 33 ans, il est le petit-fils de BhaiMohan Singh, un émigré pakistanais débarqué en Inde en 1960. Prêteur sur gages, ce dernier s’est vu un jour proposer une entreprise d’importation de produits pharmaceutiques en règlement d’une créance de 100 000 euros. Une aubaine... Quarante-six ans plus tard, Ranbaxy, basé à New Delhi, est devenu le champion indien des médicaments génériques. Le groupe emploie aujourd’hui 9 000 personnes dans 24 pays et réalise les trois quarts de ses ventes à l’étranger. Spécialiste de la copie de médicaments, Ranbaxy (1,2 milliard de dollars de chiffre d’affaires en 2005) a repris fin 2004, pour 70 millions de dollars, les activités de la filiale générique d’Aventis, Rhône-Poulenc Génériques (RPG). Une opération qui fait du groupe indien l’une des toutes premières firmes génériques en France et qui lui a permis d’étendre son réseau en Europe. Pour accélérer son programme de recherche – dont le budget a triplé en trois ans –, Ranbaxy a par ailleurs passé des accords avec GlaxoSmithKline en 2004. Objectif : 5 milliards de dollars de chiffre d’affaires d’ici à 2012. Malvinder Mohan Singh veut aller vite : il se donne quatre ans pour que son groupe intègre le club fermé des cinq premiers fabricants mondiaux de médicaments génériques. Sachant qu’il est déjà numéro 6, les choses ne devraient plus traîner. Des OPA dans l’air ?

    DYNASTIE À L’INDIENNE : RATAN TATA
    « Nous vivons dans un monde sans frontière. Nous espérons nous développer au-delà des rivages de l’Inde », confiait en 2005 Ratan Tata à l’occasion de l’accord passé entre son
    groupe et le constructeur automobile Fiat. En Inde, Tata est
    aussi célèbre que Gandhi. L’empire Tata réalise chaque année
    10 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit 2,5 % du PIB indien. Fondé par sir Jamsetji Tata à la fin du XIXe siècle, le groupe s’est consacré à la production textile avant de se développer dans des secteurs aussi diversifiés que la transformation de l’acier, l’électricité, la construction automobile, la chimie, l’hôtellerie de luxe (il a racheté récemment l’hôtel Pierre, un célèbre établissement de la Ve avenue, à New York), la téléphonie
    mobile, ou encore les technologies de l’information avec Tata Consultancy Services (TCS). Cette société, fondée en
    1968, est la plus grande firme informatique d’Inde et le plus grand fournisseur privé de services informatiques et logiciels du continent asiatique. TCS exporte ses services et produits dans une cinquantaine de pays, et est présente dans de nombreux pays d’Europe, dont la France (via un partenariat avec TKS). Elle compte des clients aussi prestigieux qu’Airbus Industrie, Société Générale, BMW, KLM... Objectif : devenir n° 1 mondial d’ici à 2010 !


    Figaro Magazine
    11 février 2006
     
  2. fassi

    fassi Citoyen

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    Re : Portraits de grosses fortunes

    merci miss_mouss c tres interessant!!!

    lwa7ed howa li invéstu f l'informatique!!
     

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