Ports: Après mes heures... le déluge!

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 3 Novembre 2009.

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    . Les pilotes marins appliquent à la lettre l’horaire continu depuis le 28 octobre

    · 19 bateaux bloqués le week-end dernier, faute de permanences

    · Kénitra sans aiguilleur


    Les pilotes marins ont décidé, depuis le 28 octobre, d’appliquer l’horaire continu dans son sens le plus administratif. «Les indemnités relatives aux jours fériés et aux heures supplémentaires ne sont pas versées», explique le Syndicat national des pilotes marins (SNPM), affilié à l’Union générale des travailleurs marocains (UGTM). Résultat, le trafic est perturbé dans de nombreux ports nationaux faute de permanence en dehors des horaires de travail.

    A noter que l’application de l’horaire continu fait également suite au black-out opposé par l’Agence nationale des ports (ANP) et le département de tutelle aux revendications de la profession, selon le syndicat. Lequel exige l’application des dispositions de la loi 15-02 sur la réforme portuaire. Une loi qui prévoit notamment l’externalisation de l’activité de pilotage maritime.
    A l’exception de Casablanca et Jorf Lasfar, toutes les autres stations de pilotage sont toujours gérées par Marsa Maroc ou l’ANP. Bien que ladite loi ait bouclé les délais qui lui ont été impartis.
    A fin 2008, toutes les activités telles que le remorquage, le lamanage et le pilotage maritime devaient être gérées par des entités autonomes. Ce qui n’est pas encore le cas.
    Déjà, les conséquences du passage à 44 heures de travail dans la semaine se font sentir. Pas moins de 19 bateaux étaient bloqués dans les ports le week-end dernier. Rien qu’à Mohammedia, ils étaient cinq dont un grand bateau de 130.000 tonnes. Ce qui génère l’inquiétude des entreprises notamment du groupe OCP. «La limitation actuelle des mouvements des navires aura un impact négatif sur nos programmes commerciaux », indique le phosphatier.
    A cela s’ajoute des surcoûts énormes compte tenu de l’attente des navires. «Le nouveau timing de pilotage constitue un vrai casse-tête pour les opérateurs économiques», relève un professionnel. La situation est encore plus chaotique à Kénitra. Selon Naji Najem, secrétaire général du syndicat, le port est sans pilotes agréés depuis qu’il a été appelé à rejoindre un poste plus important à Safi. Contactée par L’Economiste, la direction de l’ANP est restée injoignable.

    Le bras de fer entre les pilotes marins et les autorités de tutelle n’est pas prêt d’être terminé. Déjà, en juillet dernier, les pilotes avaient arrêté de travailler en dehors des heures administratives. Sans obtenir gain de cause. Mais cette fois, ils se disent déterminés à aller jusqu’au bout .


    http://www.leconomiste.com/

     

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