Pourquoi le découvreur du De Vinci dérange les musées

Discussion dans 'High tec' créé par @@@, 9 Novembre 2009.

  1. @@@

    @@@ Accro

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    En 2007, Peter Silverman repère un tableau, « La Belle Princesse », vendu par Christie's comme une peinture allemande du XIXe siècle. Intuitif, il l'achète 20 000 dollars. Et commence une course aux indices pour déterminer quel peintre se cache véritablement derrière l'œuvre. C'est au laboratoire Lumiere Technology, à Paris, que l'acquéreur vient faire ses premières recherches. Il ne va pas être déçu.

    Dans l'intimité la plus profonde de l'œuvre, au delà du visible

    Pascal Cotte est un autodidacte. Avec seulement un bac en poche, il est aujourd'hui l'inventeur d'une caméra multispectrale capable de numériser un tableau avec une qualité macrophotographique de 240 millions de pixels jusqu'alors jamais atteinte, ultime solution de la numérisation picturale.

    C'est Nicholas Turner, ancien conservateur de la collection des dessins de la Reine d'Angleterre, qui conseille à Peter Silverman de se rendre au laboratoire Lumiere Technology, afin de confirmer son intuition.

    La numérisation du tableau dévoile son ADN. Puis les résultats sont mis à disposition des plus grands spécialistes de la Renaissance. Parmi eux, d'éminents vincistes, comme Martin Kemp, qui attribuent tour à tour le tableau au grand maître. En octobre 2009, la preuve ultime fait son apparition : l'empreinte de Leonard De Vinci, identique à celle relevée sur un tableau représentant Saint Jérôme signé par le maître.

    Ainsi, en un peu plus de deux ans, le tableau est authentifié, lorsque des experts avaient mis plus de 90 ans pour « La Dame à l'Hermine ».

    Lumiere Technology : une invention qui agace


    Tableaux peints par une main gauche ou droite, restaurés ou non, cachant des repeints ou d'autres signatures. Rien n'échappe à la caméra de Cotte. Mais en bouleversant l'histoire de l'art, cette invention semble déranger. De nombreux experts reprochent même à la caméra de faire le travail à leur place. Idée que rejette Jean Penicaut, président de Lumiere Technology :

    « Nous ne sommes pas historiens de l'art, et ne sommes pas là pour faire le travail des experts. Tout ce que nous voulons, c'est leur permettre de chercher la Vérité par le biais d'une nouvelle technologie. Après tout, le premier réflexe d'un expert est de prendre une loupe. Notre caméra leur permet d'aller voir des choses invisibles à l'œil nu, et ce, sans prélever le moindre pigment du tableau. »

    http://www.rue89.com/2009/11/09/pourquoi-le-decouvreur-du-de-vinci-derange-les-musees-125233
     

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