Privés de pensions CNSS : Les retraités de l'ex-RATC se mobilisent

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 12 Septembre 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Quelque 400 retraités et 54 veuves de retraités de l'ex-RATC (Régie autonome de transport en commun), privés de pensions CNSS, observeront jeudi 15 septembre un sit-in devant le siège de la wilaya de Casablanca. Ils protesteront contre les engagements répétitifs non tenus par la wilaya et le Conseil de la ville, en ce qui concerne le paiement de leur pension puisque la CNSS refuse de leur verser un centime sous prétexte qu'elle n'a pas encaissé ni les cotisations des employés ni les cotisations patronales de l'ex-RATC.

    Ce nouveau scandale aurait pu être évité si les anciens responsables de l'entreprise versaient systématiquement les cotisations prélevées sur le salaire des employés au régime de retraite complémentaire sous forme de d'assurance volontaire auprès de la CNSS.

    A en croire, Driss El Klaey, secrétaire général de l'Union syndicale des retraités du Maroc, affilié à l'UMT, la RATC a versé normalement ces cotisations au régime d'assurance volontaire de 1989 à 1993. Et d'ajouter qu'à partir de cette date l'entreprise a cessé de verser les cotisations salariales et patronales au régime tout en continuant à faire des prélèvement sur le salaire des employés jusqu'au 1999.

    De son côté, Mohamed Arcane, vice-président de l'Union syndicale des retraités du Maroc, précise que ce sont onze années de cotisations qui sont parties en fumé laissant en situation précaire les retraités et les ayants cause. M. Arcane se dit scandalisé par cette affaire qui traîne, alors que l'ensemble des dossiers en suspens de la RATC sont apurés ou entrain de l'être notamment les arriérés dus à la CNSS, la CIMR, la mutuelle, la RMA (Royale Marocaine d'Assurance) et Eqdom. M. Arcane affirme également que les liquidateurs chargés d'apurer les dossiers de la RATC leur ont conseillé de récupérer leurs cotisations durant six années et faire une croix sur le reste de leur argent.


    Cette proposition est vite rejetée par les retraités qui demandent de bénéficier d'une pension de retraite.
    Le débrayage de jeudi prochain est un cri de détresse de ces employés qui vivent dans des situations difficiles. Ce scandale, qui éclate au grand jour un an après la privatisation de l'entreprise, constitue la preuve indéniable sur la mauvaise gestion de l'ex-RATC dont les arriérés se chiffrent à un 1 milliard de DH. Un accord signé en janvier 2005 entre la Primature, le ministère de l'Intérieur, le ministère des Finances et la ville de Casablanca.

    A la mairie de Casablanca on se refuse à tout commentaire sur cette affaire comme si ce dossier ne fait plus partie de ces prérogatives. Du coup, les retraités et les veuves ne savent plus à quelle organisme ou administration s'adresser pour résoudre leur problème.

    Il leur reste que des sit-in pour faire entendre leur voix. Il est à signaler que la RATC a été cédée en novembre 2004 au groupe M'Dina qui a repris l'ensemble des employés da la défunte RATC. Celle-ci affirme ne rien avoir avec ce dossier puisque elle n'a pas hérité du passif lourd de la RATC.


    Abderrahman Ichi
    Le Matin
     

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