Produits du terroir : Un vecteur du développement local

Discussion dans 'Info du bled' créé par Med Omar, 28 Avril 2014.

  1. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    Produits du terroir : Un vecteur du développement local

    Inscrits dans le Pilier II du Plan Maroc Vert, les produits du terroir sont une alternative pour la diversification des sources de revenu des agriculteurs. La production annuelle est estimée à 2,3 millions de tonnes, soit un chiffre d’affaires de 15 milliards de DH.
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    Le choix n’est pas fortuit. En décidant de placer la 9e édition du Salon international de l’agriculture de Meknès (SIAM) sous le sceau des produits du terroir, le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime veut conférer à ces cultures toute l’importance qui leur revient dans la stratégie agricole. Plus principalement, le choix est dicté par la nécessité d’exploiter tout le potentiel que recèle le Royaume pour favoriser le développement local, plus particulièrement dans des zones marginales, et permettre aux populations de diversifier leurs sources de revenus afin d’améliorer leur condition de vie.
    Mais ce n’est pas que cela, les produits du terroir peuvent à terme constituer une source de devises non négligeable pour le pays, tant ils sont demandés dans le monde entier à la faveur de l’évolution des modes de consommation et surtout en raison de la défiance que suscitent de plus en plus les produits alimentaires et de soins corporels industriels. «Le concept terroir est un moyen de se démarquer, il ouvre des portes», résume Ahmed Khannoufi, chargé des affaires de la direction de développement de la commercialisation des produits du terroir à l’Agence pour le développement agricole (ADA).

    Près de 150 produits à fort potentiel recensés

    De par sa diversité climatique et physique, le Maroc regorge de richesses naturelles ancestrales qui ne demandent qu’à être exploitées. «Un grand réservoir naturel de ressources phylogénétiques et animales», pour reprendre l’expression de Jawad Chami, DG du SIAM. La production nationale de produits du terroir est d’environ 2,3 millions de tonnes par an, dont les trois quarts sont assurés par 5 régions (Souss-Massa-Draâ, Marrakech-Tensift-El Haouz, Meknès-Tafilalet, Guelmim-Es Smara et l’Oriental). Le chiffre d’affaires correspondant des producteurs s’élève à près de 15 milliards de DH.
    Ce ne sont que quelques indications révélatrices de la dimension du secteur. Si l’on se réfère aux objectifs du Plan Maroc Vert, l’activité devrait être largement plus consistante à moyen et long termes.
    Compte tenu du mode d’organisation des producteurs (activité familiale, petites quantités, mise en valeur déficiente des produits, prédominance du circuit commercial informel…), il fallait donc tout revoir de manière à massifier l’offre en vue de pouvoir accéder dans de meilleures conditions à des marchés dont la demande porte souvent sur de grandes quantités.
    Cette mission est dévolue à l’ADA qui est chargée, entre autres, de proposer aux autorités gouvernementales des plans d’action relatifs au soutien de l’agriculture solidaire à travers la promotion et la mise en œuvre de projets économiquement viables en vue d’améliorer le revenu des agriculteurs.
    L’agence a commencé par recenser les produits, région par région. Près de 150 produits végétaux et animaux ont été ainsi identifiés. Toutes les filières, de la production à la commercialisation, ont été étudiées pour déterminer les chances de réussite à l’exportation. De manière plus prosaïque, il fallait s’assurer du potentiel de l’offre marocaine, des marchés prometteurs et des conditions d’accès à ces marchés, dont le principal est la France. Une stratégie en cinq points est arrêtée en 2011. D’abord, réorganiser les groupements de producteurs (coopératives ou groupements d’intérêt économique).
    Sur une centaine recensée, 50 sont retenues pour être accompagnées. Le choix s’est fait après un diagnostic complet (gouvernance, situation financière, possibilité de valorisation des produits…). Le plan d’action qui leur a été soumis doit les faire passer à une situation cible performante. Ce n’est là qu’un premier pas : «Cette approche sera généralisée», indique M. Khannoufi.
    Le deuxième point concerne la logistique. Le ministère, à travers l’ADA, a donc décidé de mettre à la disposition des groupements des plateformes régionales de stockage (entrepôts secs et froids) et de conditionnement, de même que des showrooms pour la commercialisation. Pour le moment, deux plateformes sont en construction, un autre au sein de l’Agropolis de Meknès et un dans la zone d’activité économique d’Aït Kamra à Al Hoceïma.
    Troisième point, le développement des marchés domestiques et extérieurs.
    L’objectif consiste à faire la promotion des produits du terroir pour leur ouvrir les portes des réseaux moderne de distribution, principalement les grandes et moyennes surfaces. Au niveau local, des négociations sont en cours avec des GMS pour référencer les produits du terroir ou augmenter l’offre. Pour illustration, des conventions spécifiques sur les dattes d’Erfoud sont signées.
    Mais les produits sont disponibles en quantité dans des boutiques spécialisées. Selon l’ADA, plusieurs journées de promotion ont été organisées en association avec les GMS. Par exemple, à l’occasion du mois de Ramadan, une opération promotionnelle des produits du terroir a eu lieu du 24 juillet au 14 août 2013 dans 10 magasins Marjane situés dans 8 villes (Casablanca, Rabat, Fès, Tanger, Tétouan, Marrakech, Agadir et Mohammédia).
    A première vue, les efforts commencent à payer. Le chiffre d’affaires réalisé dans ce réseau de distribution moderne a progressé de 27% entre 2012 et 2013, passant de 4,5 MDH à 5,7 MDH.
    A l’étranger, l’agence organise la participation à des salons et foires. C’est à cet égard que des délégations comprenant des coopératives ont été envoyées à Paris, Berlin, Riyad, aux Emirats Arabes Unis et en Suisse. Partout, les consommateurs n’ont pas été indifférents aux produits marocains. Ce qui a encouragés des acheteurs et distributeurs de ces pays de signer des partenariats. Environ 15 000 tonnes, tous produits confondus, ont été exportées en 2012-2013. Encore modique, vu le potentiel. Néanmoins, il est certain que le circuit formel commence à fonctionner convenablement.
    Le quatrième axe de la stratégie consiste à encourager les groupements à labelliser leurs produits. Le label est un moyen d’identification, de garantie de la qualité d’un produit et de protection contre la fraude. La démarche est bien définie par la loi 25-06 sur les signes distinctifs d’origine et de qualité (SDOQ) des produits agricoles et des denrées alimentaires et des produits agricoles et halieutiques.
    Ce texte permet la valorisation des produits du terroir grâce à la reconnaissance de leurs spécificités dues à l’origine géographique, au savoir-faire des populations locales et/ou à leurs conditions d’obtention et de transformation. Trois signes sont couverts par ce texte : le label agricole (LA), l’indication géographique (IG) et l’appellation d’origine (AO). L’objectif est de concevoir une marque parapluie Maroc pour «mettre en valeur» toute l’offre.
    Le cinquième point est relatif à des campagnes de communication institutionnelle au Maroc et à l’étranger pour mettre en exergue les produits phare.

    L’Etat apporte un appui financier aux projets d’investissement
    L’Etat ne se contente pas d’aider à l’organisation des producteurs. Il apporte également son appui dans le cadre du Pilier II du Plan Maroc Vert en finançant en partie des projets de mise en valeur par le biais du Fonds de développement agricole (FDA). Il en est ainsi de l’unité de conditionnement et de transformation de la figue de barbarie d’une capacité annuelle de 8 000 tonnes ouverte à Sidi Ifni en 2012 et dont l’objectif est d’exporter au moins 20% de la production. Porté par le GIE Sobbar Ait Bâamrane, le projet a nécessité un investissement de 22 MDH. C’est un signe que l’Etat veut se montrer disponible pour faire en sorte que les produits du terroir soient un vecteur du développement local
    Alié Dior Ndour. La Vie éco
    www.lavieeco.com

     
  2. popo40

    popo40 Accro

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    La faille réside dans la formation que se soit pour l'agriculture ou l'artisanat, deux secteurs pour s'imposer localement ou vers l'export doivent être d'une qualité irréprochable, afin que la confiance des consommateurs s'installe.
    C'est un circuit fermé ou chacun trouve son compte : producteurs , commerçants , consommateurs. mais hélas ce schéma est semée d'embuches et malfaçons où le consommateurs trébuche.
     
  3. titegazelle

    titegazelle سُبحَانَ اللّهِ وَ بِحَمْدِهِ Membre du personnel

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    Lancement du label collectif "Terroir du Maroc"
    pour le développement des produits du terroir


    Casablanca, 06 janv. 2016 -(MAP)- L’Agence pour le développement agricole (ADA) a lancé le label collectif "Terroir du Maroc" avec pour objectif de valoriser et de promouvoir les produits du terroir marocain auprès des consommateurs marocains et étrangers, apprend-on mercredi auprès de l’agence.

    Dans le cadre de la concrétisation de la stratégie de développement de la commercialisation des produits du Terroir marocain, l’ADA a procédé à l’enregistrement du label collectif "Terroir du Maroc" en tant que marque collective avec son règlement d’usage auprès de l’Office Marocain de la Propriété Industrielle et Commerciale (OMPIC).
    Les objectifs majeurs assignés à ce Label sont tout d’abord la régularisation de l’utilisation de la mention produits du terroir marocain, la création d’un outil collectif de promotion des produits du terroir à l’échelle nationale et internationale en vue de l’amélioration du revenu des petits producteurs concernés et l’accroissement de la qualité de leurs produits, en plus du renforcement de la communication et l’assurance d’une meilleure visibilité des produits du terroir marocain.
    Ce Label collectif servira, par ailleurs, à positionner une offre commune des produits du terroir marocain et à donner confiance aux consommateurs et aux distributeurs de ces produits en leur fournissant des informations sur la qualité des produits revêtus de ce label.

    L’apposition du logo du label collectif sur les produits de terroir constituera, par ailleurs, un gage de garantie sur le plan sanitaire pour les consommateurs de plus en plus avertis de ces produits qui suscitent un intérêt croissant sur le marché national et international. C’est aussi un signal de qualité crédible qui atténuera les inquiétudes des acheteurs face aux risques alimentaires, notamment ceux liés aux produits d’origine animale.

    Le label collectif viendra ainsi appuyer les efforts de labellisation mis en place par l’État depuis l’entrée en vigueur en juin 2008 de la loi 25-06 relative aux signes distinctifs d’origine et de qualité (SDOQ) des denrées alimentaires et des produits agricoles et halieutiques.

    L’obtention de l’autorisation d’usage du Label collectif "Terroir du Maroc" conformément aux dispositions de son règlement d’usage par les producteurs et/ou conditionneurs des produits du terroir marocain se fait via le dépôt d’un dossier de demande auprès de l’Agence pour le Développement Agricole. L’autorisation d’usage du label collectif est délivrée par ladite agence pour une durée de 3 ans renouvelable.



    (MAP). / HR---BR. / LC.

    MAP / 06.01.2016 : 17h05

    http://www.menara.ma/fr/2016/01/06/...le-développement-des-produits-du-terroir.html
     

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