Prolongation de la garde à vue des 17 islamistes proches d'«Al-Qaïda»

Discussion dans 'Info du bled' créé par Casawia, 23 Novembre 2005.

  1. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Le procureur général près la Cour d'appel de Rabat a décidé, mardi, de prolonger de 96 heures le délai de la garde à vue, à partir d'aujourd'hui, à l'encontre de 17 prévenus, membres d'une «structure terroriste ayant des connexions avec des groupuscules évoluant à la frontière irakienne et entretenant des liens étroits avec des cadres de l'organisation Al-Qaïda», a-t-on appris, mardi, de source judiciaire à Rabat. Le délai de la garde à vue des mis en cause avait déjà été prolongé de 96 heures à partir de vendredi dernier, et ce, dans le cadre de l'enquête préliminaire menée par la Brigade nationale de police judiciaire.

    Selon le Code de procédure pénale, le délai de la garde à vue peut être prolongé de 96 heures à deux reprises quand il s'agit d'un crime terroriste, sur ordre écrit du parquet général. La personne en garde à vue a droit de demander aux officiers de police judiciaire d'être soutenue par un avocat.

    Les services de sécurité marocains viennent de démanteler une structure terroriste en formation, composée d'éléments liés à la mouvance islamiste radicale ayant des connexions avec des groupuscules entretenant des liens avec «Al-Qaïda».

    Selon les services de sécurité, le dénommé Khalid Azig (étudiant en Syrie), entré au Maroc en juin dernier, a été rejoint le 29 septembre par un autre suspect répondant au nom de Mohamed R'ha, Belge d'origine marocaine, connu pour avoir séjourné en Syrie et entretenant des liens étroits avec d'ex-Marocains afghans, dont deux ex-détenus marocains à la base américaine de Guantanamo en liberté provisoire, Brahim Benchekroun et Mohamed Mazouz.

    Ces derniers sont poursuivis, dans une autre affaire, avec trois autres prévenus pour "appartenance à une bande criminelle, non-dénonciation de crime d'atteinte à la sûreté de l'Etat, soutien d'une bande de malfaiteurs à travers le transfert et la remise de fonds à des Marocains agissant contre les intérêts du Maroc et falsification et usage d'un passeport".

    Les Etats-Unis avaient remis en août 2004 aux autorités du Royaume les cinq Marocains, ex-détenus à Guantanamo, arrêtés en Afghanistan.


    MAP
    Le Matin
     

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