Prostitution masculine : Les travailleurs du sexe

Discussion dans 'Info du bled' créé par Le_Dictateur, 28 Mars 2007.

  1. Le_Dictateur

    Le_Dictateur Visiteur

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    Phénomène urbain qui prend de plus en plus d’envergure, la prostitution au masculin se vit en toute liberté chaque jour à Casablanca et dans d’autres villes du Maroc, comme Marrakech, Tanger, Essaouira ou Agadir.

    Jeunes adolescents, moins jeunes, homosexuels convaincus ou candidats hétérosexuels aguerris au tapin nocturne sur quelques artères des grandes villes, ils fréquentent aussi les boîtes de nuit, des cabarets, des bars et des hôtels où ils ont leurs entrées.


    Dans ce milieu, la violence sous toutes ses formes est monnaie courante. Coups, blessures, agressions, abus sexuels, viols, proxénétisme primaire, vengeance… C’est le lot quotidien d’une partie de la jeunesse marocaine livrée à elle-même et à l’insouciance et au je-m’en-foutisme.

    De plus en plus, le phénomène de la prostitution masculine s’intensifie au Maroc.Entre le parc de la Ligue arabe et le Boulevard Rachidi, le ballet nocturne prend corps..

    "Il vaut mieux être une pute qu’un homme dans ce pays. Si j’avais de l’argent, je changerais de sexe, je deviendrais une femme, mais surtout je serais riche. Parce que ici, il y a deux choses qui marchent: être un grand voleur ou une pute. Moi, je veux être une pute ». Saïd, 19 ans a eu son baccalauréat, haut la main, c’est lui qui le dit. Mais il n’en est pas fier.

    Il habite Derb El Kabir, quatre frères, une sœur, le père est vivant, la mère aussi, mais lui, il n’aime pas avoir faim. Alors ? : «C’est un ami qui m’a montré cette voie. Il est passé me voir un jour vers quatre heures de l’après-midi et m’a demandé de l’accompagner chez des amis. Une fois chez ses amis, j’ai vite compris, et cela ne m’a pas dérangé. J’étais juste un peu surpris, mais après, je me suis détendu».

    Saïd n’est pas offusqué qu’on qualifie ce qu’il fait de prostitution, mais il préfère le mot : «pute, oui je suis une pute, et alors ?» Saïd ne vit plus chez ses parents, mais il loue avec un ami dans l’ancienne médina. «C’est tout près du centre, et moi, je n’aime plus Derb El Kabir, ma famille m’a jeté et là je me sens plus libre».

    Son quartier général, ce sont les trottoirs et les passages du boulevard Mohamed V. «Vers minuit, on sort du café derrière vers Driss Lahrizi, on fume de la chicha, et on se met au travail. Parfois, je lève un client en cinq minutes, parfois, cela traîne, mais je me fais ma nuit, coûte que coûte. Parfois, je vais à Aïn Diab dans un cabaret connu et là, je peux me faire plus de sous. C’est connu». Saïd dit aussi qu’il se fout de ce que les gens peuvent penser : «quoi que tu fasses, on dira toujours du mal de toi.

    Tu crois que c’est facile de faire le tapin ici tous les soirs et de risquer sa vie ? Non, mon ami, c’est très risqué et dangereux et il faut les avoir bien en place pour faire ce que je fais, alors ceux qui me jugent, je leur dis d’aller se faire voir chez les Grecs». 19 ans à peine, mais Saïd a le visage marqué de ceux qui ne dorment pas assez ou pas quand il le faut. Lui, il ironise en disant que chez lui tout est à l’envers…

    De quoi manger, de quoi se droguer et le Sida pourquoi pas !
    «Bien sûr que je fume et je bois et je peux prendre tout ce qui peut faire tourner la tête. J’ai besoin de me sentir bien, alors je ne me prive de rien. En plus, c’est bien d’avoir la tête ailleurs quand on fait le tapin, on ne voit pas le temps passer».

    Saïd est un cas parmi des milliers d’autres qui sillonnent le Maroc du Nord au Sud à la recherche d’un moyen pour gagner des sous, et pour certains, encore trop crédules, ou irréversiblement naïfs, c’est aussi «un moyen de faire une bonne rencontre pour partir à l’étranger». Oui, certains croient qu’ils vont tomber sur le touriste sympathique qui va succomber aux charmes des mâles marocains et qui va se décider à les prendre sous sa cape providentielle pour leur offrir le paradis avec vue sur une rue parisienne ou milanaise.

    «C’est déjà arrivé. Hassan a fait la pute pendant six ans et un jour un type est venu le prendre, ils sont partis à Marrakech, il a passé un week-end avec lui, et l’autre est devenu fou de lui. Alors il a fait des mains et des pieds pour lui débrouiller, un visa. Aujourd’hui, il vit en Italie. Il a une voiture, de l’argent et il ne fait plus la pute».

    Tout le monde peut être client, la nuit

    Et les exemples fusent. Qui a trouvé un partenaire se prénommant Juan, qui, vit à Barcelone, qui a trouvé un autre, qui porte le nom germanique de Manfred, qui a même pris un ticket pour un pays arabe comme les Émirats, le Koweït et même l’Arabie Saoudite. «Koul wahed ou zahrou (traduisez : chacun sa chance.)» Et les jeunes rêvent de tickets de sortie. Mais le quotidien ne se conjugue pas souvent avec chance.

    Les cas de Hassan et tous les autres qui ont pu filer en douce sont rares, comparés à ceux qui restent là, sur le boulevard, chaque nuit, à attendre les clients pour quelques dirhams, un gueuleton et peut-être une nuit au chaud dans un plumard miteux, mais un plumard en tout cas. Cela les change des rues, du froid, des courses nocturnes pour éviter la police et de la faim au ventre.


    Parce que, ce qu’il faut savoir, c’est que le monde de la prostitution masculine est un univers dont les lisières ne sont jamais définies. On y trouve de tout : des homosexuels, des hétérosexuels et surtout des mineurs d’où un autre fléau qui se greffe sur le premier, puisque nous sommes de plein fouet dans la pédophilie la plus basique.

    «Il ne faut pas croire que ce sont des gars pauvres qui viennent ici pour se payer un petit coup dans la rue, le passage ou derrière une porte ! Pas du tout, il y a bien sûr des gens qui payent 20 dhs, mais d’autres peuvent donner même 200 dhs. J’ai couché avec des gars qui travaillent dans des sociétés, des banques, des hommes mariés, des touristes, des vieux, très vieux et parfois, il y a des femmes qui viennent ici pour lever un type tard dans la nuit.»

    Saïd connaît son milieu mieux que quiconque. Il en parle dans les détails et multiplie les anecdotes. Saïd a trouvé le moyen de tout relativiser : il met ses jugements sur lui-même et sur les autres en suspens et il vit ce qui se présente comme s’il n’avait rien à faire avec hier et demain. «Combien je peux gagner par mois ? Je ne sais pas. Mais parfois, en une nuit, je peux me faire 300 dhs. Des fois, moins.

    Mais tu sais, il faut manger, payer le loyer, l’eau et l’électricité et surtout acheter des habits. Moi, je vis de ce que je fais, il ne faut pas croire». Ce qu’il dit aussi sans détours, c’est qu’il aime ces rencontres de la nuit, ces visages différents, ces parties de sexe à la va-vite, ce monde du risque.

    Saïd sait qu’il vit dangereusement, mais il ajourne le face-à-face avec la peur : «Le sida ? Oui, ça existe, et j’en connais qui l’ont chopé ici sur le boulevard. Mais moi, je me protège». Tout le monde dit qu’il se protège sur ce boulevard et du côté du parc de la Ligue arabe, un autre haut lieu de rencontres nocturnes à la recherche du plaisir furtif. Pourtant, le Sida fait des ravages dans ce milieu spécialement.

    À la question si Saïd a déjà fait un dépistage, la réponse est claire : non et il ne le fera jamais. Pourquoi ? «Je ne veux pas savoir». La véritable autruche qui met la tête dans le sable, sauf que pour lui, c’est tout près des égouts éventrés du passage Sumica, El Glaoui et autres. Qu’il finira drogué, malade, impuissant et seul. «Moi, je ne pense pas à demain. Je pense à aujourd’hui».

    Il y a une constante dans ce milieu des prostitués masculins de la nuit. La violence. Tous les soirs, une bagarre, du sang qui coule. Tous les soirs, un type qui atterrit aux urgences. Toutes les nuits, un type qui perd ses illusions sur le lendemain qu’il ne veut pas voir. Tous les soirs un plus costaud qui vient prendre ta place et te met un gnon à l’œil et te laisse sans travail à cause d’un œil au beurre noir.

    Cicatrices et cassage de gueule

    Parce que qui voudrait batifoler avec un individu qui porte encore les stigmates de la violence, ce qui est l’anti-plaisir par excellence ? «On se bagarre souvent, parce que c’est un monde où le plus fort gagne plus d’argent. Il y a des types qui nous agressent, ce sont des drogués qui veulent baiser gratuitement, alors ça éclate et souvent il y a des coups de couteaux et du sang.

    Souvent la police vient embarquer tout le monde. «On est relâché après, présenté au tribunal pour coups et blessures». À Oukacha, ils vont purger entre trois et six mois, et ressortent pour retrouver la rue. Ils sont plus coriaces, plus durs à cuire. Et le cycle de la violence monte d’un cran.

    Les jeunes portent des scarifications fruits de plusieurs automutilations, sinon des font tentatives de suicide ou encore de coups infligés par des concurrents de la rue. «Une fois, trois types qui travaillaient dans le parc sont venus ici et m’ont attaqué. Je n’avais pas de problème avec eux, je les connaissais de vue, mais ce soir là ils sont venus ici exprès pour créer du grabuge. J’ai eu la main droite cassée et j’ai perdu une dent.

    Les services de police luttent contre toute cette violence, mais elle est tapie partout. Et les jeunes qui font le trottoir savent comment se débrouiller dans les méandres de la ville. Ils ont leurs cachettes, leurs raccourcis et leurs couvertures. Le monde de la nuit ayant ses propres règles, il est difficile de savoir qui est qui et qui fait quoi.

    Reste que pour tous ces jeunes qui sont là, tous les soirs, (il suffit de faire un tour en voiture au-delà de minuit pour voir toute cette faune étalée et dans l’expectative), les nuits se suivent et se ressemblent : un client, une moto qui s’arrête, la portière d’une bagnole qui s’ouvre, un coup bas, quelques dirhams, quelques contusions dans l’âme, la mort qui frôle de près et aucun espoir.


    ABDELHAK NAJIB
    La Gazette Du Maroc
     
  2. rachidovitch

    rachidovitch Visiteur

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    Re : Prostitution masculine : Les travailleurs du sexe

    tant que des sujets comme prostitution et homosexualité restent des tabous, on peut rien faire pour ces gens
    il faut avoir le courage de parler et de debatre de ces sujets
    c'est malheurueux wallah
     
  3. KazawiyA

    KazawiyA Visiteur

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    Re : Prostitution masculine : Les travailleurs du sexe

    C'est triste wallah
     
  4. Friend

    Friend Bannis

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    Re : Prostitution masculine : Les travailleurs du sexe

    Had les sujets kayjbdou sda3 ou kaydirou chou8a lblad ..khss lms2ouline l2amniyyne, ddiniyyine, outtarbawiyyine..etc.. ikttfou ljouhoud bach n7addou mn had lwil lli wssakh lmghrib oummalih! Tfou 7achakoum...
     
  5. Le_Dictateur

    Le_Dictateur Visiteur

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    Re : Re : Prostitution masculine : Les travailleurs du sexe

    3azzak allah...

    Le pire 3andhom Mosem dialhom f Sidi Ali (Sultan Z....) mdrrrrrrr [22h]
     
  6. samir2000

    samir2000 Visiteur

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    Re : Prostitution masculine : Les travailleurs du sexe

    pays de merde
     
  7. jniyen

    jniyen Visiteur

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    : Prostitution masculine : Les travailleurs du sexe

    c pas le pays qui est merdique a sadii9i, rah chi naaas...lah yehdii makhla9 o ydiir chi taaawil dyal lkhiir
     
  8. samir2000

    samir2000 Visiteur

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    Re : Prostitution masculine : Les travailleurs du sexe

    Je suis tout à fait d'accord avec vous.......mais le pire , est que tout le monde est au courant de ce que ce passe dans notre pays mais personne ne réagit , ( Le je m'en foutisme généralisé ) comme si ce pays n'est pas le notre .
     
  9. beznaz

    beznaz Visiteur

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    Re : Prostitution masculine : Les travailleurs du sexe

    je crois ke c tout a fait normal.avoir des gays,putes,voleurs ... le maroc est un pays comme les autres.on ne peux pas creer un maroc parfait sans fautes.il est compté parmis les destinations les plus frequentés par les homosexuel surtout marrakech et tanger. ntalbo men iba3edna 3lihom . bcp de personnes disent ke c acause de la pauvreté , (je ne crois pas) car il ya des pays plus pauvre ke nous comme palestine,cuba ...etc ou le niveau de prostitution est trés bas. c question de respect,dignité et conscience. merci
     
  10. Lila80

    Lila80 Visiteur

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    Re : Prostitution masculine : Les travailleurs du sexe

    Hommes ou femmes prostituees, la question n est pas la , on sait tous que ce genre de personne , pour ne pas dire de travail , existe, et qu il est un moyen rapide pour ceux ou celles qui sont faibles me3gazin et qui veulent se faire de l argent facil .
    Mais d apres ce que je viens de lire , il ne veut meme pas faire un test de depistage...un choix qui engendre enormenent de choses .Leur travail est le travail le plus ancien au monde, si on arrive tjs pas a le combattre , alors vaudra au moins trouver une solution pour ne pas rendre notre pays la destination par excellence pour les pedophiles et les homos.
    Lah ysterna ou ynejina ajma3in
     
  11. tarix64

    tarix64 Visiteur

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    Re : Prostitution masculine : Les travailleurs du sexe

    quel est la différence entre un jeune qui vend des cigarette au détaille devant une boite de nuit et un jeune qui rentre dans la même boite pour ce prostituer. c'est vrais qu il rentre pas avec la même somme d argent en fin de soiré, mais au moins un rentre la tête haute avec ca dignité en poche alors que l autre n'est qu une merde parce qu il a vendu la sien
     
  12. tyr_aruba

    tyr_aruba Accro

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    Re : Prostitution masculine : Les travailleurs du sexe

    yakma tatji l jospin ?? [17h]
     
  13. vanlee

    vanlee Abou Mouataz

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    Re : Prostitution masculine : Les travailleurs du sexe

    allah yaster wydir chi tawil dlhkir [06c]
     
  14. YSF

    YSF Khasser

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    Re : Prostitution masculine : Les travailleurs du sexe

    gha dik nhar knte baghi nrakab sata 3ndi kantsenaw f taxi we howa yban lina wa7de khona men hado rkab f wa7de l voitura we ch7al b9ina kan d7kooooo,z3ma had l kawkawate mwar9ine sb7ane lah [22h]
     

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