Qu’en pensent le président de la fédé de foot et son quatuor d’entraîneurs ? : Doubl

Discussion dans 'Info du bled' créé par Info du bled, 12 Octobre 2009.

  1. Info du bled

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    Un infligeant 3 à 1 subi depuis Libreville par la grâce du Onze gabonais. On nourrissait l’espoir de les voir au Mondial et les voilà qui poussent l’exploit jusqu’à rater la CAN. Le football national ne sera donc présent ni en Afrique du Sud pour la Coupe du monde 2010, ni en Angola pour la Coupe d’Afrique des Nations.
    Sauf que ceux atteints d’optimisme chronique ou trop férus de statistiques aussi mesquines qu’inutiles avanceront que pour la CAN, il y aurait encore de l’espoir. Il faudrait juste que l’on gagne le Cameroun, même si on en a été incapable face aux « modestes » Gabon et Togo, et que celui perde devant le Gabon. On en est là aujourd’hui. Naïfs que nous sommes, nous étions amenés à croire que nos malheurs footballistiques étaient finis avec le limogeage de Roger Lemerre. On a donc chassé « le païen » pour confier les rênes à « Oulad Lblad », ces enfants du terroir annoncés comme les apôtres d’un jihad footballistique. Le peuple chauffé par toute une campagne truffée de commentaires et d’analyses commis par quelques illuminés inégalés, voulait la tête de Lemerre. Il ne fallait donc pas le contrarier. Et l’idéal serait d’aller au-delà de ses vœux et attentes. Il voulait « un cadre national », on lui en a servi quatre au prix d’un, voire moins, beaucoup moins. D’où la bévue, d’entrée, du bureau fédéral venu à la rescousse d’un football trop imbu de sa « personne », même si en de longues décades d’existence, il ne peut se targuer que d’une seule et unique victoire en Coupe d’Afrique des Nations et qui remonte en 1976.
    Le bureau de Ali Fassi Fihri (A2F pour les intimes) a donc mis en place tout un quatuor. Ce qui est très dégradant en soi et plutôt unique dans les annales du football. A tel point qu’ils n’ont pas le droit d’être tous les quatre sur le banc. Il y en a toujours un qui doit « se sacrifier » en se résignant à se mêler au public, sur les gradins. Parmi les quatre, il y en a qui avaient déclaré que s’ils ont accouru, c’est parce qu’un « étranger », pas si étranger que ça, puisque c’est de Philippe Troussier qu’il s’agissait, aurait proposé ses services pour pas un sou. L’ami A2F, plutôt mal conseillé puisqu’avec ses contraintes professionnelles hydraulique et électrique ne doit pas comprendre grand-chose à l’air contenu dans un ballon de foot. La quadrette retenue l’aura été sur des critères dont seuls les nouveaux responsables fédéraux détiennent le secret. Moumen, Naciri, Sellami et Ammouta. Des garçons sympas et ambitieux, mais au palmarès sonnant creux, en tant qu’entraîneurs. L’équipe nationale, ça se mérite. C’est même une consécration. Mais il ne faut pas s’en étonner. Au Maroc, on a confié le Onze national à des « cadres nationaux » qui n’avaient jamais rien prouvé, en tant que coaches. Un exemple tout récent, et qui nous vient d’ailleurs, mérite bien que l’on y médite. Il s’agit de l’Argentine de Messi qui s’est fait malmener en éliminatoires du Mondial, et qui est pourtant menée par une légende du football mondial, un dieu : Diego Maradona lui-même. Il faut avoir fait ses preuves à différents niveaux avant de prétendre devenir sélectionneur ou entraîneur national. Ce qui s’est passé au stade Omar Bongo, à Libreville, a confirmé le malaise au sein d’une équipe nationale où les talents ne manquent pas, les bras cassés ou les culs-de-jatte, non plus. Hélas !
    Que le staff technique se permette de se passer des services d’un Youssef Hadji l’un des éléments les plus en vue de l’A.S Nancy, ce serait compréhensible à la rigueur au vu du système mis en place ou de la stratégie adoptée. Mais laisser sévir, l’autre Youssef, Safri en l’occurrence, 90 minutes durant, c’est faire preuve d’une conception assez insolite du football, pour ne pas parler d’incompétence. On n’a qu’à se re-farcir le match pour compter le nombre de … mètres que le (pourtant) capitaine du Onze national aura parcouru.
    Fakhir avait servi par le passé de fusible. Idem pour Lemerre. Le très sympathique quatuor est tout indiqué pour. Est-ce là la solution ?
    Oublions nos fantasmes footballistiques pour quelque temps. Misons sur les jeunes, la formation des cadres, l’infrastructure… Misons sur d’autres sports.
    C’est quoi un siècle dans la vie de tout un pays ?







    Source : libe.ma

     

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