Quand «Al Qahira» s'en prend aux institutions marocaines

Discussion dans 'Info du bled' créé par Le_Dictateur, 21 Septembre 2007.

  1. Le_Dictateur

    Le_Dictateur Visiteur

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    L'hebdomadaire égyptien «Al Qahira», paraissant au Caire, vient de se distinguer en publiant un article au vitriol, le seul parmi tous les titres, pour critiquer les élections législatives marocaines. On peut s'étonner que, à rebours de toute la presse égyptienne, journaux, radios et télévision confondus, l'hebdomadaire du Caire soit le seul qui estime que le scrutin du 7 septembre n'était pas démocratique et, dans la foulée, qu'il était entaché d'irrégularités parce que le PJD n'en est pas sorti vainqueur.

    On tombe à la renverse devant une si grave mauvaise foi lorsqu'on lit les lignes rédigées par la signataire de l'article, Oumnia Nejjar, qui apparemment a préféré choisir un angle d'attaque et un seul, celui du dénigrement que de rendre compte avec impartialité du déroulement du scrutin. L'hebdomadaire «Al Qahira» est édité par le ministère égyptien de la Culture. Cela nous autorise allègrement à établir un lien de cause à effet justifié entre la publication de l'article hostile à notre pays et l'élection imminente du nouveau directeur général de l'Unesco.

    Car, faut-il le préciser d'emblée, notre pays a choisi de poser sa candidature au poste de directeur général de l'Unesco (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture) cinq mois avant que l'Egypte n'ait décidé de le faire aussi.

    Si bien que Mme Aziza Bennani, candidate du Maroc, sera opposée pour cette élection au…ministre égyptien de la Culture, Farouq Hosni qui vient de déclencher en Egypte une véritable tempête politique et sociale, suite aux propos offensants qu'il vient de tenir sur la femme et le voile et dont la majorité des parlementaires - islamistes - exigent la démission dare-dare ! Tout semble apparemment cousu de fil blanc : la critique hostile des élections marocaines par l'hebdomadaire «Al Qahira» - publication du ministère égyptien de la Culture, on l'a dit - et la campagne électorale à la tête de l'Unesco, dans laquelle s'engage Farouq Hosni.

    Ce n'est pas une coïncidence, non plus un raccourci. Les médias du monde entier, même ceux qui se sont trompés de pronostics, se sont après coup félicités du bon déroulement des élections.

    Ils ont souligné la régularité et la transparence totale des opérations électorales, appuyés en ce sens par les témoignages des observateurs étrangers qui ont supervisé le scrutin, par celui de l'Union européenne, de la France, de l'Italie, des Etats-Unis et de l'Espagne pour ne citer que ces pays où la démocratie n'est pas un slogan.

    L'hebdomadaire cairote, en choisissant d'occulter cette réalité des faits, semble tout simplement verser dans le procès gratuit, qui n'a rien à voir en effet avec les élections. Propos malveillants sur les institutions marocaines, sur le processus électoral et, ce qui n'est pas moins grave, sur le projet de société démocratique que Sa Majesté le Roi met en œuvre.

    Le plus grave, cependant, c'est ce paradoxe ahurissant du reportage de l'hebdomadaire qui crédite le PJD des meilleures intentions et discrédite en revanche le Parti de l'Istiqlal, occultant le fait que ce dernier est le premier vainqueur des élections. Mais, surtout, cette étrange contradiction consistant à tresser des lauriers de gloire au PJD, alors qu'en Egypte même, le ministre Farouq Hosni tire à boulets rouges sur les islamistes. La mesure et la modération sont absentes dans cette posture ambivalente, à double visage. L'on comprend de ce fait l'appel à la rescousse d'un Ignacio Sampriero du quotidien «El Pais», qui n'a jamais caché ses faveurs pour les islamistes marocains du PJD, qu'il a crédités par ailleurs d'un succès certain et acquis, et dont il a du mal à accepter le fait qu'ils n'aient pas réalisé le raz-de-marée.

    Faut-il rappeler à Oumnia Nejjar que le PJD est le seul parti politique qui a fait le plein à travers tout le Maroc des candidatures, en présentant ses hommes et ses femmes dans 95 circonscriptions ? Par ce moyen, contrairement à l'élection 2002, il estimait pouvoir ainsi ratisser large et recueillir plus de 70 sièges.

    La presse internationale, pour une grande partie, ne s'est pas gênée pour abonder dans le même sens. Elle a déchanté après les résultats, mais ne semble pas embarrassée pour autant de son impartialité et de l'information mensongère qu'elle n'a cessé de publier. La journaliste de l'hebdomadaire «Al Qahira» estime que si le scrutin à deux tours était maintenu, le PJD aurait alors recueilli plus de 100 sièges.

    Elle ne se console donc pas à l'idée que le scrutin à un seul tour n'ait pas permis à la formation islamique de gagner. Mais, mettant en relief son ignorance complète du Maroc et de ses institutions, elle n'a pas pris soin de vérifier que le mode de scrutin proportionnel de liste au plus fort reste a été choisi et retenu par les partis eux-mêmes, dont le PJD…

    Tout se tient, en effet, dans cet entrelacs de va-et-vient, de faux arguments et de désinformation qui sert de fonds de commerce à une hargne envers le processus démocratique marocain. Jamais publication marocaine n'ira jusqu'à démentir le verdict des électeurs égyptiens, encore moins critiquer aussi violemment le processus politique en Egypte, encore moins s'attaquer aussi sournoisement aux prérogatives du chef de l'Etat.


    Or, l'hebdomadaire cairote «Al Qahira» a choisi de s'inscrire en faux contre tous les journaux du monde entier, il a opté pour la désinformation et le dénigrement, passant outre une tradition courtoise qui existe en matière de presse qui se respecte, et une amitié traditionnelle entre les deux pays et notamment entre les deux chefs d'Etat, S.M. Mohammed VI et le président Hosni Moubarak. Relation d'autant plus singulière que nos deux pays coopèrent à travers une Haute commission mixte exceptionnelle, la seule présidée par les deux chefs d'Etat directement.

    Comment expliquer donc la «sortie» hostile d'un hebdomadaire cairote contre le processus et le modèle démocratique du Maroc ? Pourquoi est-il le seul organe à choisir la désinformation, le mensonge et le dénigrement ? Organe officiel, puisqu'il émane du ministère de la Culture, reflète-t-il ainsi les vues et l'étrange ligne éditoriale de ce département, et notamment du ministre de la Culture qui , en principe, avalise et valide le contenu rédactionnel, dès lors qu'ils s'en prend sans élégance à un pays frère ? C'est peu dire que la tentation est grande pour y voir une manière de réponse peu reluisante à la candidature de Mme Aziza Bennani annoncée par le Maroc il y a cinq mois déjà, mais réitérée il y a peu de temps encore ! A l'évidence, elle semble poser un grave problème au concurrent égyptien Farouq Hosni.

    Hassan Alaoui | LE MATIN
     
  2. Gorillaz

    Gorillaz Visiteur

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    taydwiw 3la la démocratie w 8oma khass8om 99% men8a [24h]

    gal lek jmal mataychoufch 7dabtou mais taychouf 7dabbat annas
     
  3. atlasabdel

    atlasabdel Visiteur

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    chabka kat3ayab f ghourbal
     
  4. yass_al

    yass_al CasinoMan

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    chti nnas li masowtouch houma lli khlawhom y7ellou 3lina fomhom!!
     

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