Quand Boumédienne décida de punir le Maroc

Discussion dans 'Nouvelles (9issass 9assira) & Chroniques' créé par @@@, 11 Novembre 2008.

  1. @@@

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    Après 30 années de souffrance, plusieurs centaines de milliers de Marocains expulsés d’Algérie en 1975 rompent le silence et décident d’en parler. Pour se faire entendre, ils se sont constitués en association pour recouvrer leurs biens spoliés par la junte militaire qui avait décidé suite à la marche verte, de punir le Maroc pour la réintégration du Sahara dans son espace national.




    L es faits sont inqualifiables. Ils remontent au 18 décembre 1975. Quand l’Algérie décida d’expulser abusivement des centaines de milliers de citoyens et citoyennes Marocains établis en toute légalité sur le territoire algérien. C’est le président Houari Boumédienne qui avait lui-même lancé la meute et sonné l’hallali contre une population désarmée dont le seul tort était d’avoir choisi de s’installer chez le voisin de l’Est. Un fait grave et audacieux. La décision saugrenue et grotesque est intervenue en réaction à la marche verte décrétée par feu Hassan II deux mois auparavant, au courant du mois de novembre de la même année. À l’époque, Houari Boumédienne criait à qui voulait l’entendre, que le Maroc allait payer très cher ce qu’il appelait, lui, «l’invasion du Sahara par la population marocaine». Il décida pour se venger une «marche noire» dont le dessein est l’expulsion massive de 350.000 Marocains d’Algérie. Les consignes de Houari Boumédienne, mûrement réfléchies avec Abdelaziz Bouteflika (alors ministre des Affaires étrangères), faisaient état d’une expulsion sans préavis et dans des conditions inhumaines, de l’ensemble de cette communauté. Une longue marche «déshonorante» qui conduira ces milliers d’immigrés Marocains d’Alger, d’Oran, Tlemcen, Annaba, Constantine…, où ils ont été contraints d’abandonner leurs biens (meubles et immeubles, commerces, bijoux, comptes bancaires…), leurs familles et leurs enfants (pour les couples mixtes qui constituent la majorité), vers les frontières, du côté de la ville d’Oujda. Pourchassés et traqués dans tout le territoire, maltraités, arrêtés et emprisonnés dans des camps de concentration, les Marocains, bien de chez nous, subiront tous les supplices avant de rentrer au Maroc, le cœur plein de haine envers ce pays qui les a sacrifiés pour une cause qui n’est pas la leur.
    Le mot d’ordre a été donné le jour de l’aid El kébir. Les témoignages de quelques Marocains expulsés, interrogés par LGM, semblent verser dans la même tragédie qui restera dans les annales. Arrestations, expropriations, confiscations, fouilles, insultes, reconductions à la frontière dans des conditions barbares qui ne sont pas si loin de celles nazie, qui a contraint des communautés comme les Tziganes de l’Europe de l’Est ou les Japonais après Pearl Harbor, quand les Américains les ont cantonnés dans des camps de concentration avant leur expulsion massive vers leur pays d’origine. Sans oublier qu’en 1995, les Balkans nous ont offert un triste spectacle d’exode massif de Kossovards, d’Albanais, de Bosniaques, et d’autres ethnies qui ont été chassés de leurs territoires sous la menace des généraux Serbes. Les mêmes catastrophes humaines qu’a vécues la région des Grands Lacs en Afrique avec le génocide rwandais ou d’autres crimes au Burundi. Sauf que dans ce cas de mauvaise école, l’Algérie, à travers son conseil de la révolution, composé entre autres du général Larbi Belkhair (l’actuel ambassadeur d’Alger à Rabat), Chadli Benjedid, (l’ex-président de la république), et Abdelaziz Bouteflika (alors ministre des Affaires Etrangères sous Boumédienne et actuel président de la république) voulait punir le Maroc. Pour répondre à la marche verte, les services algériens tenteront même d’arrondir les chiffres pour arriver au même chiffre mobilisé par Feu Hassan II lors de la marche verte, soit 350.000. Deux mois avant l’opération, les murs des rues des principales agglomérations algériennes ont été couverts d’affiches ordonnant et interdisant aux Algériens d’acheter les biens immobiliers des Marocains.




    http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?id_artl=18621&r=2&sr=852
     

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