Quand la Belgique correctionne la Tunisie

Discussion dans 'Info du monde' créé par karamelita, 19 Novembre 2009.

  1. karamelita

    karamelita Gnawyaaaaa Ghiwanyaa

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    Baudouin Loos dans Le Soir n’en revient pas et il est même franchement admiratif. Yves Leterme (photo), le ministre belge des affaires étrangères a laissé tomber la langue de bois diplomatique pour dire crûment ce qu’il pense de la “démocratie” en Tunisie et du déroulement de la dernière “élection” présidentielle qui a reconduit dans ses fonctions Zine el-Abidine Ben Ali (photo).

    Yves Leterme répondait , mardi dernier, à la question d’une sénatrice belge. Ça vaut le détour :« Le déroulement des élections a une nouvelle fois mis en lumière certains manquements démocratiques dans le système politique tunisien, comme me l’a rapporté notre ambassade à Tunis : omniprésence du président Ben Ali et de son parti, le RCD, musellement de l’opposition, accentuation de la répression des voix indépendantes, allégeance des institutions supposées garantir le caractère neutre des élections.

    Notre ambassade ne s’est pas contentée uniquement d’un travail d’analyse : nos diplomates ont, entre autres, entretenu des contacts avec tous les acteurs de l’opposition, autant vassale que réelle ; ils ont soutenu par leur présence des actions de représentants de la société civile et de défenseurs des droits de l’homme.

    Après les élections, notre ambassade à Tunis a activement participé à une initiative européenne faisant état des différents manquements démocratiques constatés pendant la période. Nos diplomates ont également rendu visite à Radhia Nasraoui, avocate défendant les droits de l’homme, victime de la pression policière pendant ces élections, et ils suivent actuellement de près le cas des personnes malmenées par le pouvoir à cause de leurs prises de position pendant la même période.

    Notre souci du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales dépasse le cadre des élections qui furent, il est vrai, un condensé de mauvaises pratiques. »

    Fermez le ban.

    Sans doute sonnées - et peu habituées à de telles charges officielles - les autorités tunisiennes ont mis une semaine avant de réagir par le biais d’un courrier de l’ambassade tunisienne à Bruxelles. Extrait : « Nous rejetons énergiquement ces accusations sans aucun lien avec la réalité et dénonçons, par la même, une telle attitude inamicale qui relève franchement d’un néo-colonialisme primaire qui constitue une ingérence flagrante et inadmissible dans les affaires intérieures d’un pays souverain”.


    source!!
     

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