Quarante ans après l'enlèvement et l'assassinat de Mehdi BANBARka

Discussion dans 'Scooooop' créé par nsser, 23 Octobre 2005.

  1. nsser

    nsser Visiteur

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    Pour une résolution globale et équitable du dossier des violations graves des Droits Humains au MAROC


    - Dans le cadre de ses activités qui visent la résolution équitable et globale du dossier des violations graves des Droits Humains sur la base des recommandations du symposium national sur les violations graves des Droits Humains au Maroc
    - Et en commémoration du 29 octobre 2005 ; date qui coïncide avec le 4o ième anniversaire de l'enlèvement et de l'assassinant de Mehdi Banbarka et en parallèle avec les activités internationales qui s'organisent à la même occasion par les ONGS internationales et l'institut Mehdi BENBARKA à Paris .
    - Et dans le cadre du suivi critique et propositionnel du travail de l'Instance Equité et Réconciliation
    Le comité de suivi des recommandations du Symposium Nationale sur les violations graves des Droits Humains , composé du l'association marocaine des Droits Humains, l'Organisation marocaine des Droits humains et le Forum Marocain de vérité et de justice ( AMDH; OMDH, FMVJ )

    Lance un programme d'activités :

    - Un sit in le samedi 29 octobre 2005 de 20 à 20 heures .30 du soir devant le parlement à rabat
    - La projection du film " J'ai vu tué BANBARKA " en coordination avec le producteur du film ( à Casablanca et à rabat respectivement le 30 octobre et le 1ier novembre 2005 ) dates à confirmer et lieux à diffuser très prochainement .
    - Une conférence au sujet de la réconciliation le samedi 12 novembre à rabat ( le programme sera diffusé prochainement )

    latifa Bouchoua ( AMDH )

     
  2. milagro

    milagro Visiteur

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    Re : Quarante ans après l'enlèvement et l'assassinat de Mehdi BANBARka

    et comme d'hab ça aura lieu juste à Rabat !!
    et les autres villes , y a pas assez d'intello interessés ?
    même en France on commémore ce Mr.


    _________________________________________________

    Il y a 40 ans, le début de l'affaire Ben Barka


    NOUVELOBS.COM | 29.10.05 | 10:45

    Le 29 octobre 1965, l'opposant marocain disparaissait devant la brasserie Lipp à Paris lors d'une opération menée par les services marocains du roi Hassan II avec la complicité de policiers et de truands français. Son corps n'a jamais été retrouvé.



    Q uarante ans après la disparition de Mehdi Ben Barka, affaire qui n'a toujours pas été élucidée, Me Maurice Buttin, l'avocat de sa famille, et le fils de de l'opposant à Hassan II continuent leur combat pour tout savoir sur cet "acte criminel", et demandent au Maroc de se décider enfin "à dire la vérité".
    "Je prétends, je maintiens et je démontrerai que le roi Hassan II est directement impliqué dans la demande de rapt, de retour forcé de Mehdi Ben Barka au Maroc", a affirmé Me Buttin vendredi 28 octobre lors d'une conférence de presse au théâtre du Lucernaire, à Paris, à la veille de la commémoration de sa disparition le 29 octobre 1965. "Mais je ne pense pas qu'il ait décidé, lui, la mort à Paris de Ben Barka", a-t-il ajouté.
    Le fils de l'opposant marocain, Bachir Ben Barka, considère également que la décision d'enlever son père a été prise "au plus niveau de l'Etat" marocain, et qu'il s'agissait "d'un acte criminel" répondant à des aspirations politiques" qui "a abouti" à sa mort.
    Hassan II, décédé en 1999, affirmait pour sa part qu'il s'agissait d'une affaire "franco-française".

    Commission rogatoire

    Désormais, les proches de l'opposant marocain attendent les résultats d'une commission rogatoire internationale (CRI) adressée au Maroc, concernant "les policiers marocains ayant participé à la 'disparition' de Mehdi Ben Barka", explique Me Buttin, en rappelant qu"'un juge d'instruction marocain vient d'être désigné".
    "En principe, la commission rogatoire sera exécutée dans les premiers jours de décembre", souligne-t-il, en se demandant toutefois si les personnes impliquées seront entendues.
    "Je suis de ceux qui depuis 40 ans espèrent un jour la vérité", poursuit l'avocat. "Nous allons voir au mois de décembre prochain si le pouvoir marocain, donc sa majesté Mohammed VI, est décidé à ce que la vérité éclate".
    "Nous n'allons pas nous contenter d'une vérité officielle, d'une vérité tronquée", prévient toutefois le fils de l'opposant.
    Pour Me Buttin, il est très important de savoir comment est mort Mehdi Ben Barka, qui l'a tué, où son corps a été transféré, et où il est enterré, son épouse ne pouvant pas faire son deuil "parce que deux pouvoirs, deux raisons d'Etat s'opposent à venir nous dire la vérité".

    "Aucun effort" français

    Car si l'Etat marocain est le premier visé dans la disparition de l'opposant, l'Etat français ne semble pas non plus exempt de reproches dans cette affaire. "Depuis 40 ans, on a retardé l'action de la justice", explique Bachir Ben Barka. "Les pouvoirs français et marocain n'ont fait aucun effort pour aider à la recherche de la vérité sur ce crime", souligne pour sa part l'avocat, en affirmant par ailleurs que "les services secrets français savaient qu'il se tramait quelque chose contre Ben Barka" avant sa disparition, mais que "rien n'a été fait pour le protéger".
    Du côté des autorités françaises, Michèle-Alliot Marie a autorisé en novembre 2004 la levée du secret défense sur les derniers documents concernant cette affaire. Mais selon Me Maurice Buttin, le dossier du SDECE (devenu la DGSE), les anciens services secrets français, "sous scellés au TGI de Paris depuis 1982 (...) n'a rien révélé lorsque, après moult démarches, il a été remis en entier au juge d'instruction" Patrick Ramaël au printemps dernier.
    La justice française enquête en effet toujours sur l'enlèvement, le 29 octobre 1965 devant la brasserie Lipp, en plein centre de Paris, de l'opposant à Hassan II dont le corps n'a jamais été retrouvé. Une disparition qui a donné lieu à de multiples rebondissements et à quelques condamnations, insuffisantes selon les proches de Mehdi Ben Barka.

    Commémorations

    Pour marquer les 40 ans de sa disparition, un rassemblement se tiendra samedi à 11h devant la brasserie Lipp, avant la tenue au Sénat dans l'après-midi d'un colloque (qui se poursuivra dimanche) au Sénat. Lundi, le maire de Paris Bertrand Delanoë inaugurera une place Mehdi Ben Barka à l'angle de la rue du Four et de la rue Bonaparte, dans le 6e arrondissement de la capitale, puis dévoilera une plaque devant le 151 boulevard Saint-Germain où il fut enlevé.
     
  3. Casawia

    Casawia A & S Forever

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    Les jeunes Marocains connaissent peu Ben Barka

    Mehdi Ben Barka, qui enflammait les jeunes Marocains des années soixante, est aujourd'hui peu connu de la nouvelle génération, née après sa disparition dans des conditions obscures, il y a quarante ans à Paris.

    "C'est un militant qui a été enlevé en France, voilà tout ce que je sais de lui", déclare Driss, un carreleur de 30 ans, qui attend un visa devant l'ambassade d'Allemagne, sur le boulevard Ben Barka séparant la partie animée de la capitale de ses quartiers résidentiels.

    "Je ne savais même pas que cette rue s'appelait ainsi" ajoute Driss qui refuse de décliner son patronyme. La mairie de Rabat, dirigée alors par les socialistes, a baptisé ainsi cette artère en 1998, soit un an avant la mort de Hassan II, dont il fut un irréductible adversaire politique.

    Chef incontesté de la gauche marocaine, Mehdi Ben Barka, surnommé "Dynamo" par ses camarades en raison de son activisme débordant, a été enlevé par des policiers français le 29 octobre 1965. Les conditions du rapt et de son probable assassinat, n'ont jamais été élucidées, même si la justice française avait pointé du doigt les autorités marocaines.

    Adossés au mur d'enceinte du lycée Moulay Youssef, où Mehdi Ben Barka enseigna quelques années les mathématiques, six adolescents avouent leur ignorance. "C'est un sportif et un politicien", dit l'un d'eux suscitant le rire de ses camarades. "Ils l'ont fait disparaître", confie un autre.

    Sous un grand arbre face au lycée, Hicham, 17 ans, est plus disert. "Ben Barka était en conflit avec le roi Hassan II. C'est un politicien qui a été assassiné en France", explique-t-il.

    Dans une rue du centre-ville, Ilham, une institutrice de 29 ans, dit ne rien connaître à la politique. "Mehdi Ben Barka, je sais tout simplement que c'est un politicien", dit-elle."Le voici Ben Barka!", clame Karim Chaker, 20 ans, en dépliant un hebdomadaire qui publie en Une le portrait de l'opposant marocain. "C'est un militant de l'Ittihad (Union socialiste des forces populaires, USFP), il a été enlevé et assassiné", ajoute-t-il.

    "Que Dieu l'ait en sa sainte miséricorde", proclame Mohamed Houtaïmi, un interprète de 64 ans. "S'ils sont trop jeunes, ils ignorent qui est cet homme car ils ne possèdent pas encore très bien l'histoire de leur pays", poursuit-il. "Pour rendre justice à l'histoire, et pour que la honte soit lavée, il faut établir la vérité sur l'affaire Ben Barka", lance-t-il.

    "Pour la quatrième décennie après l'enlèvement du fondateur de notre parti, nous avons décidé d'une commémoration d'importance", annonce Driss Lachgar, président du groupe parlementaire de l'USFP. "+Pour faire éclater toute la vérité+, tel est le slogan que nous avons retenu pour cette commémoration", a-t-il ajouté.

    Ben Barka a créé en 1959 l'Union nationale des forces populaires (UNFP, devenu USFP en 1975) après une scission au sein de l'Istiqlal - le parti qui a dirigé la lutte pour l'indépendance obtenue en 1956. M. Lachgar se déclare "assez satisfait" de la décision du ministre marocain de la Justice Mohamed Bouzoubaâ d'accepter d'accueillir les commissions rogatoires françaises sur l'affaire Ben Barka.

    Le 5 octobre 2005, il avait désigné un juge d'instruction pour traiter avec une commission rogatoire adressée par la justice française au Maroc en septembre 2003, et renouvelée en mai 2005. "Nous demandons que les personnes soupçonnées d'implication dans cette affaire ainsi que les témoins soient entendus, car nous craignons que le temps enfouisse à jamais la vérité", assure M. Lachgar.

    "Il n'y aura jamais de réconciliation si toute la vérité n'est pas établie sur cette affaire et d'autres atteintes graves aux droits de l'Homme", assure de son côté Abdelilah Ben Abdeslam, un responsable de l'Association marocaine des droits humains (AMDH, indépendante). L'AMDH et deux autres organisations des droits de l'Homme ont appelé à manifester samedi devant le parlement à Rabat pour que "toute la vérité" soit établie.

    L'intelligent
     
  4. imanelapoetesse

    imanelapoetesse Visiteur

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    Re : Quarante ans après l'enlèvement et l'assassinat de Mehdi BANBARka

    je viens de regarder fle journal télévisé de france 2 qu'il y a un film qui est sorti en sa mémoire il raconte les faits jusqu'à sa mort mais bien sur l'énigme de sa disparition et sa mort reste sans réponse.
     
  5. topsecretmaroc

    topsecretmaroc Visiteur

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    Re : Quarante ans après l'enlèvement et l'assassinat de Mehdi BANBARka

    c pour quand un nouveau mehdi benbarka
    c pour quand la suite
    c pour quand le relais
     

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