Quel Maroc voulons-nous en 2012 ?

Discussion dans 'Info du bled' créé par Le_Dictateur, 20 Mars 2007.

  1. Le_Dictateur

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    Vendredi soir, l'ombre des législatives de septembre a plané tout au long de la rencontre. « 2007 est l'année des tests difficiles. Il y a la question de notre intégrité territoriale et la solution politique proposée par le Maroc. Il y a aussi le défi des élections : soit nous continuons dans l'édification du Maroc nouveau dans ses multiples dimensions soit le pays ira vers l'inconnu et le retour en arrière. En fait, toute la question est de savoir quel Maroc voulons-nous à l'horizon 2012 ? », résume le coordinateur de la commission préparatoire du programme électoral.

    La vision du parti aux destinées duquel préside Mohamed El Yazghi a le mérite d'être claire. Militants, cadres, compétences pointues sont tout à la préparation d'un programme qui s'étale sur 5 ans, couvrant ainsi la période 2007-2012.


    Quatre grandes orientations président à son élaboration. D'abord le renforcement de la place du Maroc au niveau régional, arabe, islamique et international. « Nous avons besoin d'une nouvelle diplomatie qui a une vision stratégique », lance H. El Malki. Ensuite, la nécessaire évolution du rôle des institutions. Il est ici question de la construction du Maroc des institutions, de l'Etat au gouvernement en passant par tous les conseils élus. « Les réformes institutionnelles vont conduire à une nouvelle dynamique au sein des institutions et à un équilibre des pouvoirs ». Troisième grande orientation du programme électoral de l'USFP, la mise en oeuvre d'une croissance nouvelle aussi bien sur le plan économique que social et culturel. Il s'agit ici d'apporter réponse à l'épineuse question du chômage -et pas seulement celui des jeunes diplômés- d'investir dans l'éducation, la formation et la recherche scientifique tout en faisant du monde rural l'un des piliers de cette nouvelle croissance. La dernière orientation du programme usfpéiste s'articule autour des valeurs. « Nous sommes le parti des valeurs et des principes telle que la tolérance, la solidarité, etc. De telles valeurs doivent être renforcées pour devenir le moteur de la citoyenneté », s'exclame El Malki avant de relever que « les adversaires de l'USFP font commerce des valeurs et prennent aujourd'hui des positions au nom des valeurs ».

    Celui qui est aujourd'hui ministre de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur l'affirmera sans ambages : en septembre prochain, sa famille politique compte bien défendre son bilan gouvernemental. « Depuis 1998 nous avons tenu nos promesses. Le Maroc respire à pleins poumons et le citoyen de 2007 n'est pas celui de 1997. Nous vivons la naissance d'un nouveau citoyen qui a conscience de ses droits. Le bilan est très honorable, il est qualitatif et l'USFP a participé au changement des mentalités ». Des faiblesses existent et le dirigeant politique ne les occultera pas pointant l'absence de communication de l'USFP sur ses réalisations. «Le citoyen ne suit pas car nous ne le faisons pas participer aux réformes. Une réforme sans mobilisation est tout simplement une réforme de technocrate ».

    « Et quid de l'application du programme sur lequel l'Union socialiste des forces entend faire campagne ? » demandera un citoyen dans la salle. « Cela dépend de vous citoyens et de votre mobilisation à faire réussir ce programme. La réponse est entre vos mains en tant qu'électeurs. C'est bien la mobilisation de tous qui déterminera l'avenir du Maroc pour les cinq prochaines années».

    Source - AllAfrica.Com

     

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