Quelques bonnes règles pour choisir son associé

Discussion dans 'Faits divers' créé par Med Omar, 5 Mars 2014.

  1. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    Quelques bonnes règles pour choisir son associé


    Diversifier les compétences, étoffer ses réseaux, avoir de nouveaux fonds ou tout simplement rompre la solitude sont autant de facteurs pour s’associer. C’est l’affinité professionnelle qui détermine le choix d’un associé.
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    Etoffer la culture managériale de l’entreprise, ajouter une compétence clé pour impulser une nouvelle dynamique de développement pour l’entreprise, étoffer son carnet d’adresses, lever des fonds ou tout simplement rompre la solitude due à la position du chef, ce sont souvent les motivations qui poussent au choix d’un partenaire quand on se décide à créer ou à développer une entreprise. Etre au moins deux dans l’aventure entrepreneuriale permet en effet d’avancer plus vite, plus efficacement et bien évidemment de nourrir la stratégie des compétences et sensibilités de chacun. Cependant, une association, surtout si elle se fait au feeling, n’assure pas forcément le succès à long terme.
    La complémentarité d’abord, le feeling vient après
    Youssef Jermoumi, DG du cabinet IP Expert, en a fait l’expérience à deux reprises. «L’erreur c’est de ne pas oser dire les choses clairement dès le début. C’est en mettant de côté des sujets qui fâchent qu’on se dirige tout droit dans le mur. Enfin, il faut éviter de penser que l’amitié sera plus forte que tout». Beaucoup d’entrepreneurs débutants l’ont appris à leurs dépens. C’est pourquoi avant même de le chercher, tout manager doit se poser les bonnes questions sur son futur associé: partage-t-il les mêmes valeurs? A-t-il la même vision à long terme du développement de l’entreprise ? Nos ambitions sont-elles cohérentes? Nos manières de travailler sont-elles équivalentes? Les missions sont-elles convenablement partagées ? Très souvent, ce n’est pas tant par désir de garder tout le pouvoir que par manque d’un profil idéal que certains continuent à jouer l’homme-orchestre. En effet, c’est la confiance qui détermine le binôme.
    Pour réussir cette alchimie, Narjisse Lassas-Clerc, fondatrice du cabinet Acc&Sens, conseille de ne pas partir d’une affinité personnelle mais plutôt professionnelle. «La première caractéristique d’un associé est la complémentarité. L’erreur souvent faite par les managers est de prendre les personnes qui leur ressemblent. Or c’est faux. Il ne faut pas chercher un clone», prévient-elle. Enfin, une règle d’or s’impose pour avoir un associé, tester l’association en la mettant en condition. Parfois, il vaut mieux commencer par travailler sur un projet commun. «C’est en se testant mutuellement qu’on peut savoir si l’association va tenir ou pas», ajoute M. Jermoumi.
    Brahim Habriche. La Vie éco
    www.lavieeco.com
     
  2. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    Choisir son associé : Avis de Narjisse Lassas-Clerc, Fondatrice de AccSens
    «L’intuition joue un rôle très important»
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    Le rapprochement s’est fait d’abord par affinité professionnelle entre deux cabinets spécialisés en développement personnel: 2Venir et Acc&Sens. Ensuite, la passion de l’accompagnement, la foi en le potentiel humain et les capacités d’apprentissage et l’envie commune d’un partenariat international ont quelque part cimenté cette association. Narjisse Lassas-Clerc, fondatrice du cabinet Acc&Sens, parle de ce mariage.

    Pourquoi faut-il un associé pour monter une affaire ?
    L’aventure entrepreneuriale est souvent difficile, solitaire mais ô combien passionnante. Faudrait-il pour autant la vivre individuellement ou bien expérimenter l’association ? La réponse à cette question dépend du contexte, de la personnalité et des ambitions de l’entrepreneur, des exigences de l’environnement et aussi d’autres facteurs conjoncturels, de marché… Certes, il est connu que l’on est bien mieux seul que mal accompagné ; cependant, avec deux cerveaux ou plus, les projets peuvent avancer plus vite et plus efficacement. Il existe bien entendu des raisons pragmatiques qui peuvent pousser un entrepreneur à prendre la décision stratégique de s’associer avec une ou plusieurs personnes, à différents stades de la création et du développement de ses activités. C’est souvent dans l’optique de réunir un capital nécessaire ou bien pour lever des fonds (investissement, augmentation du capital…). S’associer peut également cibler une complémentarité de compétences ou encore réunir des réseaux de connaissances sur lesquels l’entreprise pourra capitaliser pour créer de la valeur, améliorer son attractivité et réaliser ses objectifs.
    Parfois, avant de prendre une décision définitive quant à l’officialisation de cette association sur le plan juridique et organisationnel, la décision de travailler en partenariat rapproché peut constituer une phase intermédiaire ou bien une manière de prendre le temps de la décision finale. Ainsi, les acteurs créent l’occasion d’apprendre à se connaître mutuellement en tant qu’associés potentiels. En outre, il s’avère également nécessaire d’établir un pacte d’associés dans le cadre de la création d’entreprise ou en parallèle à la mise à jour des statuts. Et ce, même (peut-être encore plus) dans le cadre d’association entre personnes proches : époux, fratrie ou amis intimes. C’est une manière d’établir les règles du jeu, de construire une vision commune et partagée et d’asseoir la confiance sur des bases saines et surtout écrites.
    Comment trouver le bon partenaire ?

    Il est important de penser la perspective de l’association du point de vue de la vision entrepreneuriale et stratégique (complémentarité des ressources) et en même temps de celui de l’entente personnelle (affinités, sensibilités…). Certes, l’association idéale est celle qui réunit ces deux ingrédients, néanmoins, la réalité peut être quelque peu différente. Plusieurs entrepreneurs favorisent l’exploitation d’une opportunité qui se présente et réfléchissent, a posteriori, à ces questions. Or, il est important de bien choisir son associé et d’étudier le potentiel du partenariat. Il peut être judicieux de s’entourer dans le cadre de cette prise de décision et de se faire aider, en cas de besoin, d’un regard extérieur (conseillers en création d’entreprise/ en Business Dev., Coach d’entrepreneurs et de dirigeants…). De plus en plus, des réseaux d’entrepreneuriat réels (cabinets spécialisés, institutions, soirées réseautage…) ou virtuels (blogs, sites…) permettent une approche Business Dating et aussi des possibilités de mise en contact avec des associés potentiels. Regarder du côté de votre carnet d’adresses peut aussi vous permettre la trouvaille de la «perle rare» recherchée, parmi vos anciennes connaissances professionnelles.
    La vie économique (comme la vie en général) est faite de rencontres et d’opportunités et lorsque vous évoluez dans un milieu professionnel donné, vous fréquentez différentes parties prenantes qui gravitent autour de votre activité, ceci augmente vos chances de rencontrer votre «âme sœur» entrepreneuriale. Il est alors essentiel de partager les mêmes valeurs fondamentales. Celles-ci constitueront un socle à partir duquel les partenaires associés devront prendre le soin de discuter des motivations respectives de chacun et de construire une vision stratégique pour leur entreprise naissante, au-delà de la dimension «feeling». Quant au choix de s’associer avec une personne proche (amis, famille, …), soyons vigilants quant aux facteurs clés de succès évoqués plus haut. Ceux-ci s’appliquent encore plus dans ce cas précis. Privilégions toujours la complémentarité !

    Qu’est-ce qui vous a poussé à co-fonder un cabinet spécialisé en accompagnement et en développement ?
    Une rencontre par «affinité professionnelle» est justement à l’origine de ce rapprochement 2Venir-Acc&Sens et de l’installation de nos locaux en commun à Casablanca. Je crois que nous avons su écouter les signes positifs et encourageants qui ont entouré cette rencontre et les différentes étapes se sont concrétisées naturellement. D’une part, une forte affinité humaine s’est installée et un partage de valeurs a jalonné nos premiers échanges. Ensuite, une envie commune d’un partenariat international a cimenté les premières réalisations. D’autre part, nous partageons la passion de l’accompagnement, la foi en le potentiel humain et les capacités d’apprentissage et enfin l’ouverture à d’autres approches que nous accueillons au sein de notre cabinet et qui viennent enrichir notre offre et élargir nos perspectives de développement.
    Par ailleurs, une complémentarité évidente entre nos parcours, nos domaines de compétences et nos modes de fonctionnement respectifs nous amène à nous faire confiance mutuellement, à aller de l’avant, à réaliser nos rêves avec amour pour ce métier, pour les personnes et les organisations que nous accompagnons et pour la vie. Il nous arrive assez souvent d’en parler et nous réalisons, avec gratitude et humilité, que nous avons eu beaucoup de chance de nous trouver, au bon moment et au bon endroit! Une dimension spirituelle, une forte synchronicité et une quête de sens sont chers à nos cœurs et nous veillons à les garder présents dans nos actions au quotidien. Notre pragmatisme, notre présence à l’international et la nature de nos activités respectives font que nous communiquons au quotidien et prenons nos décisions ensemble.

    Quels sont les atouts pour avoir une parfaite collaboration ?
    Au-delà d’une quelconque recette universelle, une cohérence «Homme(s)/projet» est au centre du processus entrepreneurial et constitue l’alchimie d’une association réussie. Autrement dit, les réalisations concrètes de chacun valident cette adéquation et permettent aux associés de constater que leur rapprochement a du sens dans la mesure où les valeurs importantes guident l’action et sont nourries au quotidien en donnant vie aux objectifs stratégiques et opérationnels. Ceci dit, si une recette devait exister, elle serait constituée des ingrédients suivants : l’adéquation des valeurs, une vision commune, prendre le temps de clarifier les attentes, les besoins et les ambitions de chacun pour s’assurer que les associés ont bel et bien des motivations convergentes, mettre en place une communication transparente et régulière, soigner l’affinité humaine, veiller à la complémentarité des ressources et à la différence des personnalités (trouver le bon dosage pour éviter les étincelles), se demander si les capacités de travail de chacun sont équivalentes ou compatibles, explorer comment renforcer la confiance mutuelle et contribuer au développement de l’autre et également quels sont les éléments susceptibles de booster l’implication de chacun.

    Que faut-il éviter ?
    S’associer sur un coup de tête sans validation préalable des complémentarités, choisir son associé parmi ses amis (et juste pour cette raison !) ou privilégier l’affinité personnelle à l’affinité professionnelle…
    Il vaut mieux devenir amis suite à une association que l’inverse. Bien entendu, l’intuition joue un rôle très important et il est essentiel de bien «sentir» son associé potentiel. Si votre petite voix vous dit de tracer votre chemin, écoutez-la et ne vous forcez pas !

    de Xavier Cazard, Stéphane Villey et Aurore Dohy Editeur Vuibert (mai 2007)
    Brahim Habriche. La Vie éco
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  3. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    Choisir son associé : Avis de Youssef Jermoumi, DG d’IP Expert
    Un manager doit travailler sur un projet commun avec un partenaire avant de s’associer avec lui.
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    Créer une entreprise, c’est bien. La faire vivre, c’est encore mieux. Pour cela, il faut parfois s’entourer de personnes qui vous apportent cette valeur ajoutée dont vous avez besoin. Que ce soit le fait de s’entourer de compétences complémentaires (commerciales, techniques…), le besoin d’avoir à ses côtés des managers expérimentés ayant un réseau étoffé de partenaires ou tout simplement avoir des investisseurs potentiels qui croient en votre projet. Mais avant de s’associer, il faut prendre le temps de clarifier les attentes de chacun, les besoins et les ambitions. Sans cela, une association a toutes les chances de mal finir à court ou moyen terme.
    C’est d’abord se poser les bonnes questions : avez-vous réellement confiance en votre futur associé ? Comment comptez-vous renforcer cette confiance mutuelle si c’est encore flou ? Partagez-vous les mêmes valeurs ? Avez-vous la même vision à long terme du développement de l’entreprise ? Vos ambitions dans l’entreprise sont-elles cohérentes ?…
    De par mon expérience, j’en suis à ma troisième association. La première remonte à mes débuts dans la vie active. A peine sorti d’une école d’ingénieurs, j’ai commencé très tôt l’entreprenariat avec quatre autres lauréats de ma promotion. Nous étions jeunes, animés par l’ambition de changer le monde, de développer de nouvelles solutions dans le domaine des nouvelles technologies... Après quelques années, la collaboration s’est rapidement délitée. Le manque de maturité professionnel, le décalage du niveau d’engagement de chacun ainsi que l’absence de partage de responsabilités ont été les principales raisons d’échec. Au final, une séparation dans la douleur. C’était pourtant une expérience apprenante sur le plan humain.
    En ce qui concerne ma deuxième expérience, on était trois partenaires. On avait tous les atouts pour réussir mais l’aventure n’a pas duré. Quelques mois plus tard après la création de l’entreprise, je me suis rendu compte que les attentes en matière de complémentarité n’étaient pas au rendez-vous. C’est pourquoi je me suis retiré pour préserver l’amitié avec mes anciens partenaires. Depuis 2009, je suis avec un nouveau partenaire avec qui j’ai trouvé cette complémentarité. Je pense que l’important est qu’un manager doit essayer de travailler sur un projet commun avec un partenaire avant de s’associer avec lui.
    Une association réussie, c’est un mélange subtil entre des compétences qui se complètent bien et une bonne affinité entre les fondateurs amenés à faire équipe ensemble. Je parle d’affinité professionnelle et non pas d’affinité personnelle
    Je ne pense pas qu’il faut chercher son double en termes de personnalité, mais plutôt une personne complémentaire, qui va aussi trouver son propre espace d’expression et d’action, tout en partageant une vision commune.
    Brahim Habriche. La Vie éco
    www.lavieeco.com
     

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