QUESTIONS SUR L'ECONOMIE

Discussion dans 'Economie' créé par kochlok03, 7 Février 2006.

  1. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    QUESTIONS SUR L'ECONOMIE

    Croissance, développement et fluctuations économiques

    1-A qui appartiennent les fruits de la croissance ?

    2-Comment définir la Nouvelle économie ?

    3-Comment les dépenses publiques d'infrastructure favorisent-elles la croissance ?

    4-Dis Monsieur Solow, comment ça marche la croissance ?

    5-Le consensus de Washington mérite-t-il vraiment sa mauvaise réputation ?

    6-Le vieillissement démographique condamne-t-il la croissance ?

    7-Pourquoi les tempêtes augmentent-elles la croissance ? Que mesurent la croissance ou le PIB ?

    8-Qu'appelle-t-on "maladie des coûts" ?

    9-Quels sont les facteurs de la croissance ?

    Economie du travail

    1-Le marché du travail existe-t-il ?

    2-Le progrès technologique conduit-il à la fin du travail ?

    3-Pourquoi les européens travaillent-ils moins que les américains ?

    4-Qu'est-ce qu'un chômeur ?

    5-Qu'est-ce que le biais du progrès technique ?

    6-Quel est le lien entre consommation et emploi ?

    7-Quel est le lien entre croissance et emploi ?

    Economie internationale

    1-Comment expliquer les échanges internationaux intrabranches ?

    2-Comment se fait-il que le dollar monte alors que le déficit commercial américain se creuse ?

    3-Faut-il supprimer nos importations pour avoir plus de croissance et d'emplois ?

    4-Le commerce international contribue-t-il à l'exploitation des pays en voie de développement ?

    5-Le libre-échange a-t-il historiquement été facteur de croissance et de développement ?

    6-Les accords régionaux : libéralisation ou protectionnisme ?

    7- question retiré

    8-Qu'appelle-t-on couramment le modèle HOS ?

    9-Qu'appelle-t-on principe de l'avantage comparatif ?

    10-Qu'est-ce que la guerre économique ?


    Histoire de la pensée économique, méthodologie économique et philosophie économique

    1-Irais-je en prison si je n'obeis pas aux lois du marché ?

    2-Mais au fait, l'Economie est-elle une science ?

    3-Peut-on expliquer Marx aux nuls ?

    4-Qu'est-ce qu'un économiste, et que doit-on faire pour en devenir un ?

    5-Qu'est-ce que l'égalitarisme ?

    6-Qu'est-ce que l'utilitarisme ?

    7-question retiré

    8-question retiré

    9-question retiré

    10-question retiré


    Macroéconomie


    1-C'est quoi le modèle IS-LM ?

    2-Comment établir un lien entre taux d'intérêt et investissement ?

    3-La fonction de consommation de Keynes

    4-La fonction de consommation tirée de la théorie du cycle de vie

    5-La théorie du revenu permanent de Milton Friedman et la fonction de consommation

    6-Qu'est-ce que l'effet d'encaisses réelles ?

    7-Quel est le lien entre l'investissement et la demande globale ?

    8-Quel lien existe-t-il entre l'endettement, les profits et l'investissement ?

    9-question retiré


    Microéconomie, économie industrielle et théorie des jeux


    1- retiré

    2-En deux mots, qu'est-ce que la théorie de l'équilibre général (TEG) ?

    3-Le modèle de choix intertemporel d'Irving Fisher

    3-Pourquoi dit-on que la TVA a un impact négatif sur les producteurs alors qu'elle est payée par les consommateurs ?

    4- Retiré

    5- Retiré

    6- Retiré

    7-Qu'est-ce qu'un marché contestable ?

    8-Quel problème économique la connaissance pose-t-elle ?

    9-Quelles sont les principales conséquences de l'existence d'externalités de réseau sur un marché ?

    10-Télécharger sans payer est-il mauvais pour l'économie nationale ?

    11-Une économie de marché conduit-elle toujours à une allocation optimale ?


    Monnaie, banque et finance

    1-Comment fonctionne le crédit ?

    2-Comment l'évolution des cours boursiers influence-t-elle l'économie réelle ?

    3-En quoi la monnaie agit-elle sur la croissance économique ?

    3-Faut-il acheter ou louer son logement ?

    4-L'équation quantitative de la monnaie, c'est-à-dire ?

    5-La nouvelle économie a-t-elle fait disparaître l’inflation ?

    6-Le FMI est-il responsable de la crise argentine de 2001 ?

    7-La marche du financement des startups de l'Internet fonctionne-t-il bien ?

    8-Les marchés financiers négligent-ils le long terme pour les profits de court terme ?

    9-Les spéculateurs et autres financiers produisent-ils quelque chose ?

    10-Pourquoi la monnaie doit-elle être contrôlée par l'Etat ?

    11-Pourquoi les entreprises se soucient-elles de leur cours boursier ?


    12-Qu'est ce que des stock-options ?

    13-Qu'est-ce que la relution ?

    14-Qu'est-ce que la règle de Taylor ?

    15-Que se passe-t-il durant une bulle spéculative ?

    16-Que se passe-t-il si les français se mettent à boursicoter ?

    17-Quels sont les coûts de l'inflation ?

    18-Une taxe Tobin est-elle envisageable ?


    Politiques publiques

    1-Comment caractériser l'évolution du rôle de l'Etat ?

    2-Comment faut-il taxer les produits echanges sur l'Internet ?

    3-Comment faut-il taxer les ventes sur Internet ?

    4-En quoi consiste l'intervention de l'Etat sur les grands équilibres ?

    5-La concurrence fiscale est-elle bonne ?

    6-La courbe de Laffer (``trop d'impot tue l'impot``) existe-t-elle ?

    7-La réglementation doit-elle être laissée aux acteurs économiques ?

    8-Qu'est-ce que le théorème d'impossibilité d'Arrow ?

    9-Qu'est-ce qui détermine l'efficacité de la politique budgétaire ?

    10-Quel rôle l'Etat doit-il avoir dans les restructurations des entreprises ?

    11-Quels sont les modalités d'application des politiques économiques et sociales ?

    12-Quels sont les moyens d'intervention de l'état ?

    13-Quels sont les principaux enjeux en terme de reglementation des nouvelles technologies ?
     
  2. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    la suite logique des repenses [sujet modifier pour harmoniser]

    voler N°1 Croissance, développement et fluctuations économiques

    1-A qui appartiennent les fruits de la croissance ?


    D'abord, définissons la croissance C comme la différence entre ce qui a été produit l'année N et ce qui a été produit l'année N-1.A qui appartient la croissance ? La question a plusieurs réponses selon le point de vue retenu :

    - comptablement, on peut montrer que la production d'une année est égale a la somme des revenus de toutes natures (salaires, pensions, dividendes, interets, loyers...) verses une annee. Dans ce cadre, on peut dire a qui elle profite : ceux dont les revenus augmentent. En contrepartie, certains produisent de la 'croissance negative' (ceux dont le revenu diminue - ou disparait) ;
    - juridiquement, le surcroit de production appartient au proprietaire du moyen de production. Ce point de vue est tres proche du point de vue de comptabilité nationale (si l'on neglige les vols) ;
    - economiquement, c'est beaucoup plus compliqué : en effet, a long terme, les éléments qui permettent l'innovation et la croissance (securite des contrats, salaries qualifies, capital humain, r&d et accumulation du savaoir faire) n'appartiennent a personne en particulier, mais sont le fruit de le mise en commun de moyen (et le plus souvent ont été créés initialement grâce a des subventions publiques). Par exemple, tu ne payes pas pour utiliser le concept de roue, ni celui du noeud sur les lactes des chaussures : tout ca t'es 'donné' par la collectivité.

    Dans la vision economique de long terme, il n'est donc pas injustifié de consacrer au maintien de la cohesion sociale (protection sociale, education) et au financement des 'biens communs' (recherche, infrastructure de communication) une partie des ressources qui ne doivent leur existence qu'a l'existence d'une telle cohésion.

    Autrement dit, la majorite de la croissance n'appartient a personne mais est une 'benefice' de la vie en collectivité. Des lors, donner à cette croissance une affectation qui resulte en partie d'un choix collectif n'est pas illégitime.


    La source : c'est les archivres perso
     
  3. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    2-Comment définir la Nouvelle économie ?

    C’est d’abord un terme inventé par des journalistes américains. En ce sens, il a un contenu affectif, pour ne pas dire idéologique, indéniable. En effet, dans l’imaginaire collectif, tout ce qui est nouveau est beau et porteur d’espoirs. En l’occurrence, ce nouvel eldorado devait, sans vraiment qu’on explique pourquoi, amener croissance forte, plein emploi, fin des fluctuations et de l'inflation, grâce aux nouvelles technologies.
    On pourrait remplacer par " régime de croissance post-fordiste " ou " troisième révolution industrielle " le vocable " nouvelle économie ". " Troisième révolution industrielle " peut être trompeur dans la mesure où pour le grand public, le terme de " révolution industrielle " est empreint d’une connotation purement technologique, ce qui convient mal à la définition que nous présenterons. Quand à " régime de croissance postfordiste ", il est d’abord plus long à écrire... et, au sens premier du terme, il pourrait s’appliquer à tous les régimes que connaîtra l’économie après Ford... Bref, gardons " nouvelle économie ", sans être " dupes ", par commodité.

    Mais la confusion règne pourtant. La nouvelle économie est-elle composée des activités économiques produisant les nouvelles technologies de l’information de la communication ? Intel, Microsoft, AOL et Dell sont-ils la nouvelle économie avec leurs concurrents ? Faut-il y adjoindre le secteur des biotechnologies ? Si tel était le cas, le concept serait limité et ne justifierait probablement pas que l’on affirme que la nouvelle économie (NE) va changer la vie de tout un chacun.

    Nous préférons donc considérer que la NE serait un nouveau régime de croissance, un nouvel agencement des activités économiques caractérisé par :
    - des changements technologiques : les nouvelles technologies de l’information et de la communication (dans lesquelles il faut inclure les biotechnologies, qui par essence traitent d’information et de communication, même si l’idée courante que l’on s’en fait renvoie plus à un téléphone qu’à une carte génétique), ces avancées technologiques aboutissant à la possibilité de constituer de nombreux réseaux de communication destinés à un grand nombre d’usages :

    - un changement des réglementations ou régulations, qui modifie le fonctionnement des marchés ;
    - une globalisation économique et financière ;
    - des phénomènes d’inter-renforcement de ces phénomènes par l’interaction de leurs dynamiques.

    Une telle définition montre que la NE n’est pas qu’une révolution industrielle au sens technologique du terme. Néanmoins, les travaux concernant les révolutions industrielles passées montrent que si on a parfois retenu leur seul contenu technologique, le contexte institutionnel a joué un rôle majeur, voire générateur. En ce sens, une lecture par le schéma régulationniste de " régime de croissance " semble une bonne perspective. Comment expliquer l’émergence de la nouvelle économie ? Si on le fait, en tentant d’expliquer chacun des éléments de la définition, on verra effectivement que ces éléments sont liés, indispensables au concept et interagissants.
    La NE est née de la conjonction d’évolutions technologiques, sociales, économiques et politiques. Il serait trop long ici de s’étendre sur ce point. On peut retrouver des filiations, parfois lointaines, parfois chaotiques. Quelques exemples pour fixer les idées : la dérégulation est née de la volonté politique ; Internet est né de la volonté des chercheurs de communiquer entre eux (même si l’armée américaine y est également pour quelque chose) ; le succès des services personnalisés, présentés comme le fer de lance du e-commerce, provient en grande partie d’une tendance à l’individualisation des modes de vie (qu’on ne manquera pas de rapprocher, avec raison, d’évolutions économiques ou politiques). Et ces éléments interagissent pour se renforcer. En quelques mots, les technologies impliquées, dématérialisées pour une grande part, sont caractérisées par des coûts fixes élevés et une grande incertitude quant à leur rentabilité. En ce sens, la globalisation, parce qu’elle permet d’étendre les marchés et les possibilités de couverture des coûts fixes est un moteur de l’innovation technologique. Mais qui dit globalisation, dit remise en cause des structures réglementaires des marchés. Cette remise en cause, qui se traduit par une concurrence accrue (même en supposant qu’elle soit de type oligopolistique), conduit à rechercher les conditions de production les plus favorables, ce qui renforce encore la globalisation, dans le sens d’une organisation de la production au niveau mondial. On a parlé de l’incertitude inhérente à l’innovation. Elle suppose des modalités de financement particulières. Or, il s’avère que la globalisation financière, au sens où elle permet à la fois une intégration du marché mondiaux des capitaux et une spécialisation des opérateurs à grande échelle, favorise l’allocation du capital requise. Cette liste n’épuise pas les interactions possibles (peut-être même ne sont-elles pas les plus pertinentes), mais elle illustre la dynamique qui mène à définir ce concept, malgré tout nébuleux, de nouvelle économie.

    Certains auteurs parlent de "paradigme des réseaux". Confronté à la réalité actuelle des sociétés industrialisées, le concept de réseau peut être constitué en paradigme, sans que cette notion soit galvaudée. Il est vrai de ce point de vue, que l'on peut constater que les médias ne s’en sont pas saisi avec empressement. D’après les auteurs qui évoquent un tel paradigme ( essentiellement en dehors de la pensée économique stricto sensu, voir Manuel Castells, par exemple), à l’échelle des sociétés, le réseau joue un rôle de référence structurant les comportements, les habitudes et réflexes d’organisation, en raison du consensus qui semble se dessiner autour de leur utilisation dans de nombreuses pratiques sociales. Ni technologie, ni globalisation, ni Etat, la notion de société en réseau émerge de leurs interactions. Les risques de normativité associée à ce paradigme existent. D’autant plus que le concept n’est pas encore stabilisé. Cette approche a simplement pour but d’envisager un schéma de compréhension global, pas plus. Elle dépasse quoiqu’il en soit la science économique standard.


    3-Comment les dépenses publiques d'infrastructure favorisent-elles la croissance

    Pour aborder cette question, le mieux est de se référer au modèle de Barro de 1990, qui donne une idée assez intuitive sur la question.
    Barro considère l’impact des dépenses publiques sur la croissance. Il part du principe relativement simple que des dépenses visant à créer des infrastructures telles qu’une autoroute, une ligne de chemin de fer ou encore un réseau de télécommunications rendent plus efficace l’activité productive des entreprises privées.
    Cependant, il s’agit de biens plus ou moins publics. Dans son modèle, il considère que ce sont des biens publics purs (non rivaux, non exclusifs). Par suite, se pose le problème traditionnel de leur financement par le secteur privé. En présence d’un tel type de défaillance du marché, il peut très bien ne pas exister de marché du bien public. En tout cas, sa production sera insuffisante du point de vue de l’optimum social. La sphère privée ne peut se substituer au gouvernement pour le financer.
    Les entreprises privées utilisent donc deux types de facteurs pour produire : le capital privé et le " capital public ".
    Le capital privé a des propriétés usuelles : il connaît des rendements décroissants. A dépenses publiques constantes, sa productivité marginale décroît. On est dans le cas classique d’un modèle à la Solow où un seul facteur est accumulable et où la croissance s’étouffe.
    Le capital public est en fait une dépense financée par l’Etat, mais il n’est pas nécessaire que les biens produits le soient à partir d’un capital productif nationalisé.
    Les dépenses sont intégralement financées par un impôt, que l’on suppose proportionnel au revenu.
    L’idée de Barro est que la dépense publique a deux effets opposés. Le premier est celui signalé précédemment : elle rend le capital privé plus productif et évite que sa productivité marginale s’annule progressivement quand le revenu augmente.
    Cependant, l’impôt a un effet dépressif sur cette productivité, puisqu’il réduit son rendement privé en ôtant aux entreprises une part du revenu tiré de leur activité.
    Pour Barro, on peut montrer que pour une petite taille du gouvernement (des dépenses publiques), le premier effet l’emportera. Puis, de moins en moins. Barro montre que l’on peut déterminer une dépense publique optimale. A ce point, un dollar de dépense publique supplémentaire coûte plus en productivité que ce qu’il rapporte.
    Dans ce modèle, une croissance endogène apparaît. Les dépenses publiques permettent la croissance du revenu. La croissance du revenu permet l’accroissement de la base fiscale. Celle-ci induit une croissance des dépenses publiques qui à leur tour rendent possible l’accumulation du capital. Sur le sentier de croissance, le rapport de la dépense publique au revenu reste constant égal au taux d’imposition.
    Barro fait quelques remarques sur la nature des dépenses publiques. Tout d’abord, il fait remarquer que, si les dépenses qui représentent une prestation de services aux consommateurs ont un impact en termes d’utilité, elles découragent la croissance. En effet, elles n’accroissent pas la productivité du capital privé, mais leur financement par l’impôt pèse sur la rentabilité du capital. Seul l’effet négatif joue au niveau des entreprises. L’imposition liée à ces dépenses décourage l’épargne et l’investissement.
    Par ailleurs, Barro élargit son propos initial, limité aux infrastructures, en envisageant l’effet de dépenses destinées à définir plus clairement les droits de propriété. Il prend comme exemple les dépenses de maintien de l’ordre et de la sécurité. Il montre qu’elles ont le même effet qu’une baisse du taux d’imposition. De cette manière, elles améliorent la productivité du capital privé.
    On peut remarquer pour terminer que la nature de la croissance liée aux dépenses publiques est effectivement une externalité. L’activité d’un agent (l’Etat en l’occurence) a des effets sur celle d’un autre agent (les entreprises privées). Pourtant, la fonction de production reste à rendements constants. Elle est de la forme : y = A.k(1-a )Ga

    Résumé de la source : Quand l’Etat gère des biens publics qui entrent dans la fonction de production des entreprises privées, la dépense publique, qui peut être destinée à offrir des services d’infrastructures ou à définir plus strictement la structure des droits de propriété engendre une croissance endogène à taux constant. Ce que l'on peut reprocher au modèle de Barro est de ne s'intéresser qu'aux biens publics purs et de tomber ainsi sous les critiques usuelles au sujet de leur existence.
     
  4. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    khay kochlok03 ra dayar lina un test hna mai bikhir 3ajboni tes kestion baghy njawab mai khass bcp d temps prke dakchi naktab ykoun comprehensible pr les autres
    mai li 3jabni houmadial macroeconomie wa3rin wallah surtt lawla IS-lm
    mouhim ana je demande li ay wa7ad apart toi
    kel sont les facteur determinant ds les 2 modele kenysien et classik ?
    IS-lm c koi ?
    avant tt ?
     
  5. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    n'ai crainte Behappyin ttes ces question on deja été traité même en première année de fac c'etait le cas en forme de TAF durant les TD bien sur c'est un simple échantillons

    bon pour tes questions la premiere question peut tu eclairsir ton but "kel sont les facteur determinant ds les 2 modele kenysien et classik ?" de quoi tu parle là du faite il y a une multitudes de chose a voir là !!!!

    pour la seconde je dirai c'est un représentation graphique qui se constriut en 4 graphique pour donnée en fin de lieu la courb IS-LM

    -le marché des biens et services, qui lie épargne et investissement, (investments and savings IS).
    -le marché financier, qui lie offre et demande de monnaie (liquidity preference and money supply, LM).


    [​IMG]

    NB : que cette courbe est utiliser pour determinier l'efficasite de la politique mixte (budgetaire et monetaire)


    plus ces deux PDF:

    http://www.sendspace.com/file/9snx1h

    http://www.sendspace.com/file/sutca9
     
  6. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    wi dakchi houwa ghadak a si kochlok

    ma3andy man salak mes kestion ghr pr ke les autre savent c koi avant tt IS-LM
    wi c vrai IS comment le dire c'est un equible entre l'invetissment et l'epargne sur le marché des biens et services
    et LM est un equilibre entre la demande de la monnaie et l'offre de la monnaie
    demande de la monaiie kaynin pr trois motif de transaction et un speculation et finalement precaution
    hadchi pr le 2ieme kestion et je px donner dakchi plus detailler ila kan chi 7ad baghy plus d'info

    ou pr la premier kestion les modele keynesienne et classik sont des modele different ki utilise une pensé tres eloigne l'une se base sur la loi de J batiste say "l'offre cree sa propore demande " et l'autre sur la confrontation ola la demande speculé par les entreprise
    alors les principaux indicateur sont le taux d'interet et le niveau general des prix koul wa7ad f wa7da :rolleyes:

    voila ana ndir une petite comparaison entre les deux modele avec kaynin des upposion et d'equation kama dakhal fihoum des terme bach kama n3a9ad l2omor binisma les autre

    Comparaison des modèles keynésien et classique :

    le marché des biens et services

    Keynésien
    S = S(Y)
    I = I(r)
    I = S
    classique
    S = S(r)
    I = I(r)
    I = S


    Le marché de la monnaie

    Keynésien
    Ms = M*
    Md= P ( k Y + l(r) )
    classique
    Ms = M*
    Md = k P Y
    Ms = Md
    Ms = Md

    Le marché du travail

    Keynésien
    Y = Y(N)
    w/P = Y’(N)
    w = f(N)
    w ≥ w0
    classique
    Y = Y(N)
    w/P = Y’(N)
    Ns = Ns (w/P)
    Ns = Nd

    Il existe, systématiquement, au moins une hypothèse différente sur chaque marché.
    Le cheminement hiérarchique de l’équilibre est complètement bouleversé.
    Utilisation différenciée de la de la fonction de production
    L’équilibre sur le marché de l’emploi n’a pas la même portée significative
    Dichotomie versus simultanéité
    Le rôle de la variable taux d’intérêt
     
  7. Pe|i

    Pe|i Green heart ^.^

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    khouya boubker allah yjazik bikhir 3la had lkhedma :)

    allah ykhalik dima top a khouya, ou kmel m3ana had l7asana :)
     
  8. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    ah ok daba bant liya 7it rah dani 3a9li li chala 7sabat <D

    machaa allah 3lik Behappiyn tres bon bolo :) ( c toi le maître mtnt moi je vais juste suivre)

    c'est simple je prefert l'analyse classique plus réaliste celle keynésien c'est une manière qui profite du 30 glorieuse ...
    ----------
    HS : tu sais cher ami tu ma rappeler mes première année de lycée (après en fac) qd j'ai eu a traiter ces truc même en faire des petit mémoire de travail la chose c'est vu le point de continu a la fac avc cette touche qui modélise le phénomène eco selon les beson et passage a la phase appliquer mais là je suis couper avec cette decipline et mtnt faison le passage ds une sphère restreinte selon le besoin de ma formation : (
     
  9. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    khay kochlok ra ki koult lik nta rak 3ziz o rak khouya

    Pr hadchi li postité ghir bach n3awnak o kama tab9a m3adab a khay ra kayan bcp d notion li kount baghy ntraitihoum o ki koult avant f ecole connexion t9ila daba f dar ghir mara mara m3a bcp d boulot mouhim machi mouchkila na7no fi dima o l7amdoulah li 3ajbak dakchi hada houwa li mourad men hadchi kamal

    HS : wi c vrai j'ai constaté ce phenome de la distanciation entre ce ke nous etudions et ce ki estr appliqué ds la pratiqye cad ds le travail tjrs la mem chs c ds le travail ke commense vraiment la vrai et reel formation juste pr expliquer ds mon stage j'ai du refaire et etudier bcp d bouveau chos et corriger pr notion ki etai ds la theorie juste et correcte mai ds le reel n'a aucune utilité

    mai comme ra incha2allah ndiro chi haja :cool:
     
  10. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    allahuma amine @ khay zine o jazik rabi aussi khir 3la had el itlala dialk li dima mnawra :)

    kon hani raha rada fi 2aman allah :)


    khay behappyin inchaa allah khir bachwiya n9ado el oumour inchaa allah ;)
     
  11. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    incha2allah a khay ghir bchwia 3lina
     
  12. kaled06

    kaled06 Visiteur

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  13. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    les reponses des ces kestions les voila :
    avant de parler de la bourse je vous propose une petite introduction sur la bourse c koi au maroc et consister en koi les indices ke vous entendai parlais c koi MASI MADEX ......
     
  14. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    L’évolution de la bourse de Casablanca :
    Pour pouvoir mieux constater la tendance de la bourse dans ces derniers années on a décide de faire une approche suivantes 3 grands axes qui sont :
     les indices (exemple le MASI).
     La capitalisation boursière.
     Le volume des transactions.

    a. Les indices boursiers :

    Un indice boursier est une mesure statistique calculée par le regroupement des valeurs des titres de plusieurs sociétés. L'indice boursier sert généralement à mesurer la performance d'une bourse ou d'un marché.

    La performance d'une bourse est habituellement mesurée par plusieurs indices:

    - Un indice principal qui mesure la performance globale de la bourse ; cet indice est calculé à partir de la majorité de compagnies inscrites à cette bourse ou à tout le moins la majorité des grandes compagnies inscrites à la bourse ;
    - Des indices sectoriels qui mesurent la performance d'un sous-ensemble de compagnies ayant des caractéristiques communes ; ces indices sont calculés à partir des compagnies incluses dans le sous-ensemble visé (par exemple, les compagnies d'un secteur d'activité comme les télécommunications ou les compagnies de taille semblable comme les petites compagnies).

    Quand on dit qu'une bourse est en hausse ou en baisse, on se réfère généralement à son indice principal, par exemple le MASI pour la bourse de Casablanca ;
    Ainsi le MASI®FLOTTANT (Moroccan All Shares Index)
    Indice global de capitalisation, le MASI® est composé de toutes les valeurs de type "actions" cotées à la Bourse de Casablanca. Calculé et diffusé en temps réel, le MASI® a pour objectif de présenter l'évolution du marché dans son ensemble et de fournir une référence à long terme.



    L’évolution de la bourse de Casablanca en 2006
    [​IMG]
    Au cours de la période de 1996 à 2006 l’indice MASI a connu plusieurs tendances :
    -De 1996 à 1998 l’indice MASI a connu une tendance haussière qui lui a permis de passer de 2914 point a 5163.
    -De 1998 à 2002 une période de crises qui a durée 5 ans ou il y avait une tendance baissière de MASI qui a passé de 5163 à 2980 en fin de 2002
    -De 2002 à 2006 une période sur la quelle L’indice MASI a connu une nette amélioration le long de cette période suite à l’introduction en bourse de ‘‘ITissalat Al-Maghrib’’ par cession par l’Etat de 15% du capital en 2004, ce qui a permis à l’indice de MASI de clôturer l’année 2006 a 9479 points soit il a enregistrer une hausse annuelle de 71.14% par rapport à 2005
     
  15. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    les autres la prochaines fois :;)
     
  16. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    Behappyin je peut poster ma rep Mr le professeur !!! <D
     
  17. Med Omar

    Med Omar MoUl DéTaILS-GaRoU PiPaS Membre du personnel

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    wayli nta le prof dialy kala
    a khay ach nkoulik wallah ila 7ashamtini tilmid kama yawsal lik lmou3alim dialo awla iwa asidi khoud ra7tak ana ghir tilmid dialak
     
  18. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    ok zine :)
    mais je vais suivre la logique des idées et laisser cette question ...

    bon j'ai du retard il faut que je la finis cette suite de question ;)



    Cette présentation du modèle de Solow se base sur l'article de Solow de 1956.

    1. Fondamentaux de l’économie

    L’économie produit un seul bien, qui sert de capital et de bien de consommation.
    Deux facteurs (capital et travail) sont utilisés pour le produire.
    La fonction de production est à facteurs substituables.
    Il faut une quantité positive des deux facteurs pour pouvoir produire.
    La productivité marginale des facteurs est positive et décroissante.
    Les rendements d’échelle de la fonction de production sont constants.
    Y = F(K,L)
    F(0,L) = F(K,0) = 0
    dF/dK > 0, dF/ dL > 0, d²F/dK² < 0, d²F/dL² < 0F( K, L) =  F(K,L)
    Les rendements d’échelle constants permettent de reécrire la fonction de production en une fonction à un seul facteur, k = K/L, le capital par travailleur.
    On obtient y = f (k), y = Y/L, le produit par travailleur.

    2. Comportements et dynamique du modèle

    On suppose que la population croît à un taux constant n : L(t) = L0.exp(nt)
    L’offre de travail est donc donnée et égale au travail utilisé pour produire le bien. Il y a plein-emploi.
    Une partie de la production est épargnée. Elle est constante et égale à s.Y = s.f(k).
    L’épargne est égale à l’investissement. s.Y = dK/dt. Ou encore : dk/dt = s.f(k) - n.k
    Cette équation signifie que le capital nouveau (s.f(k)) est réparti entre la dotation aux nouveaux travailleurs (n.k) et un accroissement de la dotation de chacun des travailleurs (dk/dt).
    Cette équation indique donc comment se fait l’accumulation du capital par travailleur. On en déduit l’évolution du produit par tête : dy/dt = f ’(k).k. De sorte que la dynamique de l’économie est déterminée par celle du capital par tête.
    Les conclusions de Solow sont qu’il existe un régime de croissance équilibrée de plein-emploi et que ce sentier est stable.
    A l’équilibre stationnaire, le capital croît au même taux que le travail, soit n. L’équilibre stationnaire définit un capital par tête k* tel que dk/dt soit nul. On a s.f(k) = n.k ou encore s.F(K,L) = n.K/L. Si on prend une fonction Cobb-Douglas
    Y = A.K L1- , on a donc : s.A.K L1- = n.K/L.
    On en déduit le sentier de croissance équilibré : L = (s.A/n)1/( -2)K( -1)/( -2).
    Et on peut montrer que dK/K = dL/L = n.
    Par ailleurs, on démontre facilement que ce sentier est stable. Partant d’un point où k est différent de k*, on aboutit toujours à k*. C’est à dire que le régime transitoire converge toujours vers l’équilibre stationnaire unique.
    Si l’on part d’une situation où le stock de capital est faible, sa productivité marginale est élevée, l’incitation à investir est forte. Le ratio K/L augmente. La productivité marginale du capital diminue peu à peu alors que le taux de croissance augmente jusqu’à ce que la productivité marginale du capital s’annule. On retrouve l’état stationnaire. On peut tenir le raisonnement symétrique en cas de suraccumulation initiale.
    La croissance équilibrée n’est pas un "fil du rasoir", puisque partant de n’importe quel rapport K/L, on converge vers un rapport d’équilibre.
    Par ailleurs, la notion de déséquilibre n’est pas exclue, puisque dans le régime transitoire, le rapport K/L peut être différent de celui d’équilibre. Mais, il est, comme son nom l’indique, transitoire.
    Dans ce modèle, la croissance du capital par tête et du produit par tête s’annule dans le long terme. Cela tient aux caractéristiques de la fonction de production. Les rendements sont constants et la productivité marginale du capital décroissante. Comme la population active croît à un taux constant, la seule façon d’accroître le produit par tête est d’accumuler toujours plus de capital. Or, sa productivité marginale est décroissante. Ce qui signifie que lorsque l’on l’accumule toujours plus, le produit marginal qui en est tiré est toujours plus petit. Il arrive un moment où il devient nul, et l’accumulation cesse.
    Le modèle de Solow, dans ces conditions devient incapable de représenter une croissance de long terme du produit par tête.

    3. L’introduction d’un progrès technique exogène

    Solow envisage la prise en compte d’un progrès technique neutre. Il l’introduit dans la fonction de production sans l’affecter à un facteur en particulier.
    Il suppose simplement Y = A.F(K,L).
    A étant supposé de la forme A(t) = exp(g.t). Il s’interprète comme un paramètre technologique qui accroît la production au cours du temps, de manière exogène.
    De sorte que le stock de capital croît au taux n + g/(1- beta ) en régime transitoire classique, et K/L augmente à un taux g/(1- Beta ) au delà du point d’équilibre stationnaire classique. La croissance est alors infinie.
    Le progrès technique est exogène. Il est vrai d’une part que, dépendant des avancées de la technique, il est relativement étranger à la sphère économique. D’autre part, comme c’est un bien partiellement public, on est tenté de le considérer comme géré par la puissance publique. Cependant, comment expliquer alors que l’essentiel des progrès technologiques soient produits dans la sphère privée ? Il manque une théorie économique du progrès technique.

    4. Les déviations du sentier d’équilibre

    Solow lui-même estime que son hypothèse de stabilité et d’invariabilité du sentier de croissance équilibrée n’est valable que pour de petites variations autour de ce sentier. Dans sa conférence Nobel en 1987, il reconnaît qu’à son sens, lorsque les déviations sont conséquentes, les mécanismes de court terme, concernant notamment la demande, ont de fortes chances de modifier le profil de la croissance. Le sentier de croissance équilibrée ne serait que localement stable.

    5. L’épargne et la croissance

    Il est surprenant de constater que le taux d’épargne n’a pas d’influence sur le rythme de l’accumulation, mais uniquement sur le niveau d’équilibre du capital par tête et du produit par tête. Ce qui signifierait qu’il est indifférent d’épargner beaucoup ou peu en termes de croissance du capital par tête et que seul le rythme de progrès technique affecte le taux de croissance.


    représentation graphique de l’équilibre stationnaire

    [​IMG]

    NB : c'est de la pure théorie contestable bien sur ;)
     
  19. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    Le terme "consensus de Washington" a été inventé par un économiste américain, Williamson, qui cherchait à caractériser les diverses propositions qui en 1989 faisaient selon lui l'unanimité parmi les économistes et les organisations internationales présentes à Washington. Ces propositions étaient au nombre de 10 :

    1- contenir les déficits publics

    2- réordonner les priorités en matière de dépenses publiques en faveur des plus pauvres. Donc, orienter la dépense publique vers l'éducation, les infrastructures, etc...

    3- réforme fiscale : pour que l'Etat collecte plus, réduire les taux marginaux d'imposition et élargir l'assiette

    4- libéraliser les taux d'intérêt (à la fin d'un processus de libéralisation des marchés financiers, dont le rythme et l'ampleur ne faisait pas l'objet d'un consensus)

    5- un taux de change compétitif

    6- une libéralisation commerciale, il n'y avait pas consensus sur le rythme de celle-ci.

    7- libéralisation des entrées d'investissements directs (mais pas du compte de capital)

    8- les privatisations

    9- dérèglementation des marchés (c'est à dire, réduction des barrières à l'entrée)

    10- droits de propriété : permettre à l'économie informelle d'accéder à la propriété à un coût raisonnable.

    Le "consensus de Washington" était donc une description de l'état de l'opinion générale d'économistes et de fonctionnaires à Washington en 1989 sur ce qu'il fallait faire pour réduire la pauvreté et favoriser la croissance dans les pays en voie de développement. Il ne s'agissait pas d'un agenda "néolibéral". Tout au contraire, l'auteur voulait montrer qu'après une ère Reagan très idéologique, on était passés dans une situation de relatif calme et que les gens s'accordaient sur quelques idées générales minimales. On peut ajouter quelques autres éléments.
    Le premier est celui du contexte qui était celui des crises des pays d'Amérique latine, qui sortaient de longues périodes d'hyperinflation provoquée par le financement monétaire de déficits publics abyssaux. Cette période avait été dramatique pour les pauvres, qui contrairement aux riches ne pouvaient pas envoyer leurs actifs dans des comptes suisses. Cela explique une partie des différents points (notamment le premier et le cinquième).
    Un autre point, c'est que Williamson voulait marquer la fin d'une époque. Le consensus sur les 10 points ci-dessus ne posait aucunement question pour les pays développés qui pratiquaient ces diverses politiques sans y penser. Mais, étrangement, les années 70 et 80 avaient été marquées par l'idée selon laquelle les pays en voie de développement appartenaient à un monde étrange dans lequel la réalité économique était différente, dans lequel la population bénéficiait de l'inflation (qui était censée favoriser l'investissement...), le gouverment devait impérativement s'endetter massivement pour lancer des projets "d'industries industrialisantes", et que le pays pourrait bénéficier de stratégies de "substitution aux importations". Ce mélange d'idéologie et de naiveté, porté notamment par Robert MacNamara lorsqu'il était directeur de la Banque Mondiale, avait dramatiquement échoué dans les crises d'endettement des années 80. Le consensus de Washington était la reconnaissance de ce que les pays pauvres n'étaient finalement pas l'objet de lois économiques différentes de celles qui régissent les pays riches. Que la priorité des gouvernements devait être la réduction de la pauvreté et la croissance.
    Surtout, l'objectif premier du consensus est d'adopter le précepte médical : "surtout ne pas nuire". Plutôt que de lancer des agendas ambitieux et irréalistes ou des éléphants blancs, mieux valait faire preuve de modestie et limiter les préconisations politiques à ce qui fait l'unanimité.
    Ce consensus est pourtant très rapidement devenu le synonyme de "pensée unique néolibérale". Le terme de "consensus" donnait l'impression d'une sorte d'absence de débat et de réflexion; Surtout, le terme a servi à décrire l'ensemble des politiques appliquées aux pays faisant l'objet d'un plan d'ajustement structurel du FMI. Or quoi que l'on puisse penser de ces plans d'ajustement structurels, ils intervenaient dans un contexte bien précis : celui de gouvernements ruinés par une crise d'endettement et de balance des paiements, en situation d'urgence. Dans de telles circonstances il n'y a pas beaucoup de moyens de rétablir les finances publiques et les remèdes ne peuvent qu'être amers. Mais les plans en question étaient des plans d'urgence, pas des plans visant à accroître la croissance et réduire la pauvreté.

    Une question intéressante consiste à se demander ce qui a changé aujourd'hui : le consensus de Washington est-il toujours un consensus parmi les économistes, ou y a t'il eu un changement d'avis et de perspective ?
    L'idée selon laquelle le gouvernement doit contrôler sa dépense et l'orienter vers l'éducation et l'aide aux plus pauvres, tout en adoptant une fiscalité efficace n'est pas discutée. Les différentes formes de libéralisation sont elles aussi unanimement acceptées. Même Stiglitz (qui a largement contribué à discréditer le consensus de Washington en l'assimilant au "néolibéralisme", tout en en retenant l'essentiel des propositions) est favorable à la libéralisation des marchés, l'ouverture économique, et la libéralisation financière quand c'est possible. Les seuls désaccords portent sur le rythme d'évolution et l'ordre des réformes à mener, pas sur la direction à suivre. En matière de taux de change, Williamson pensait à un taux de change fixe ajustable, pas les currency boards qui ont prévalu (sans grand succès) dans les années 90. Parmi les différents points, c'est l'ouverture des capitaux qui reste la moins consensuelle. Pour Williamson il s'agissait de faciliter l'entrée des investisseurs étrangers, quitte à maintenir des limites sur les flux de court terme. Les années 90 ont montré que des systèmes partiellement contraignants pouvaient éventuellement avoir un effet positif (voir le cas du Chili ou de la Malaisie).
    Un économiste des années 2000 qui voudrait définir un "nouveau consensus" insisterait probablement aussi sur la prévention des crises, point trop ignoré par la version 1989 du consensus. A l'époque, on pensait que les crises financières étaient le résultat de problèmes structurels d'endettement lourds ; les années 90 ont montré que même des pays en bonne santé économique pouvaient être exposés à de violentes turbulences, et qu'il fallait disposer d'outils de réaction. Le consensus de Washington, enfin, n'est peut-être pas suffisamment ambitieux. Se contenter de vouloir élever la croissance sans trop amplifier les inégalités est louable, mais réduire la pauvreté doit s'accompagner de compléments plus roboratifs en matière de politique sociale.
    Le consensus de Washington, pourtant, est bien éloigné du monstre qui en a été fait. Il s'agit plutôt d'un ensemble de politiques (exagéré) raisonnables, et ne mérite pas tant d'indignités.
     
  20. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    Au moment où se pose le problème des retraites, c’est spontanément l’image négative qu’en donnait Sauvy qui caractérise l’idée de vieillesse. Une population composée en majorité de personnes âgées est une population qui entretient un rapport à l’avenir fondé sur l’aversion au risque et la volonté de maintenir les choses en place.
    En termes économiques, cette décrépitude collective se traduirait par un manque à gagner en termes de production, d’investissement, qu’il soit matériel ou immatériel et une perte en capital humain due aux vicissitudes physiologiques du grand âge. Quand on sait la place que les théories de la croissance accorde à ces aspects, on ne peut alors que s’inquiéter de la perspective d’un vieillissement marqué. A cela, il faut évidemment ajouter le poids croissant des retraites dans la richesse créée qui, si elle devait stagner pour les raisons exprimées ci-dessus, serait toujours plus ponctionnée. Un aspect risible de cette peur, du côté de la demande cette fois-ci, est la mise en avant du risque de non renouvellement des équipements. Quelques auteurs osent le mettre en avant. Et par dessus tout, sans donner d’estimations. Comme si on se situait toujours au bon vieux temps de la production de masse, le fait que les retraités aient tous leur lave-linge et qu’il y ait peu de jeunes pour renouveler la demande serait dramatique. Certes, les discours sur l’ère tertiaire sont parfois teintés d’une naïveté qui pourrait faire penser que tout ce qui nous entoure est devenu virtuel et intellectuel. C’est faux, bien évidemment. Mais, primo, même dans une optique industrielle, le problème de l’équipement disparaît. La tendance à la différenciation, à l’individualisation des prestations et l’innovation de produits le résout largement. Secundo, nier la prééminence des services dans le développement économique contemporain est absurde.
    Mis à part cette approche, les autres arguments restent. A cette vision pessimiste, on peut apporter deux types de réponse selon que l'on se place du point de vue de l'offre ou plutôt de celui de la demande (même si en matière de croissance, l'offre n'est jamais très loin...) :

    - d’une part, la notion de grand âge et ses conséquences doit être revue. On vit plus longtemps, mais on vit aussi plus longtemps en meilleure santé. L’âge, comme il l’a toujours été par ailleurs, est un fardeau inégal selon les individus. Ce qui signifie que la capacité productive globale ne diminue pas forcément avec le vieillissement. C’est dans cette optique que se placent les propositions visant à différencier l’âge des départs à la retraite selon les aptitudes et volontés de chacun. La grande hausse du nombre d’inactifs n’est pas inéluctable, du moins pas dans une proportion binaire. La hausse de la productivité n’est pas la seule solution à considérer pour maintenir le taux de croissance. Une nouvelle forme de mobilisation du facteur travail est envisageable, sous la forme d’un allongement de la durée de vie active qui tienne compte de la hausse de l’espérance de vie et des diverses situations individuelles.
    L’idée d’une perte de vitalité en termes d’innovation est basée sur l’idée que plus on vieillit et moins on est incité à investir dans le capital humain du fait que son horizon de rentabilité se raccourcit. Et le nombre de personnes âgées augmentant, l’investissement global diminuerait. C’est exact, mais toutes choses étant égales par ailleurs seulement. Quid de la hausse de l’espérance de vie sur ce point particulier ? Quid des arrangements institutionnels entre générations qui pourraient sortir de cette logique marchande le volant de retraités qui décideront qu’il est bien sympathique d’avoir une activité hors de la sphère marchande et dont les efforts ne seraient pas basés sur un rendement quelconque ? Sans tomber dans le travers inverse de l’image d’une société où tous les petits vieux se donneraient la main pour travailler aux restos du cœur, on peut penser que les nouvelles conditions médico-démographiques auront une influence en partie positive sur les fonctions de production sociales. Certains évoquent le raffermissement des liens familiaux et le soutien des grands parents aux enfants et petits-enfants, escomptant des effets favorables sur la situation et la mobilisation du capital humain des seconds, on est ici dans la prospective pure. Ces effets, bien qu’envisageables, sont conditionnés par d’autres questions sociales et font notamment fi de la concentration des risques sur les dynasties les plus défavorisées à la base. En un mot, si les liens se resserrent entre générations des 200 familles les plus riches, on peut considérer que c’est sans importance.

    - d’autre part, les niveaux de vie, les modes de vie et de consommation évoluent. Le recul de la pauvreté du grand âge est une donnée (pour le moment) structurelle de nos sociétés. Cela ouvre des perspectives nouvelles en termes de consommation. On observe assez logiquement que la demande des retraités se porte en priorité sur les services. Or, il se trouve que la crise du modèle fordiste appelle une évolution, déjà constatée par ailleurs, vers une société où la plus grande part des activités relèverait du tertiaire. Les plus optimistes soulignent que de surcroît, les retraités sont consommateurs de services faisant appel aux NTIC. L’argument n’est pas fallacieux. Tout au plus, est-il conditionnel. En effet, une première lecture pourrait laisser à penser que les papis et mamies netsurfers boosteraient la demande dans le secteur des nouvelles technologies. Ce n’est pas là le point crucial. Certes, dans une population dont l’activité principale peut être le loisir, il n’est pas inopportun d’estimer que, même en tenant compte de difficultés d’apprivoisement des nouveaux outils, un volant non négligeable des retraités sera consommateur effectif de ces biens et services. Mais, au delà de cet aspect, l’idée sous-jacente concerne l’utilisation des NTIC dans la production de services plus traditionnels et des gains de productivité qui pourraient en découler. On peut penser par exemple aux méthodes de gestion des voyagistes. On peut lier ces phénomènes à la croissance en se référant aux modèles de croissance endogène basés sur la différenciation des biens.
    Optimistes ou pessimistes ne peuvent faire l’économie d’un raisonnement qui fixe les « toutes choses étant égales par ailleurs » aux stades de la réflexion où ils sont pertinents.
     

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