QUESTIONS SUR L'ECONOMIE

Discussion dans 'Economie' créé par kochlok03, 7 Février 2006.

  1. kochlok03

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    A- Qu'est ce qu'un économiste ?

    Le titre d'économiste n'est pas un titre "officiel" (comme ingénieur, docteur,...). Des lors, se déclarer économiste,
    constitue l'essentielle condition d'accès a ce titre. Il ne sanctionne donc - a priori - aucune connaissance dans le
    domaine.
    Un "économiste" professionnel peut exercer dans l'un des secteurs suivants (chacune de ces filières, a part la dernière,
    ayant généralement des critères de sélection concernant les diplômés ou l'expérience) :
    - enseignement de l'économie ;
    - prévision économique pour le compte de la sphère publique (État, parlement,...), dans un institut spécialisé
    ou pour le compte d'une entreprise (banque mais aussi service marketing d'une grande entreprise) ;
    - gestion ou conseil (dans une grande entreprise, ou dans un cabinet spécialisé) ;
    - journalisme...

    B- Comment le devient-on ?

    Les études permettant d'accéder a une connaissance en économie sont diverses :


    - l'université propose des cursus en sciences économiques (maîtrise, licence, DESA, thèse... ).
    Ces filières sont accessibles apres bac ;
    - il existe egalement des ecoles specialisees. L'Ecole Nationale de la Statistique et de l'Administration Economique est specialisee dans cette matiere. D'autres grandes ecoles permettent egalement de suivre des filieres a dominante economique. Elle sont accessibles apres classes preparatoires...
    Ces etudes necessitent generalement des connaissances en mathematiques, bien qu'il soit possible d'apprehender l'economie
    d'une facon soit purement "mathematique", soit purement "litteraire". Le meilleur equilibre est neanmoins un panachage de
    ces deux approches.
     
  2. kochlok03

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    L’égalitarisme consiste dans l’assimilation de la justice à l’égalité. Une société juste serait une société dans laquelle les individus sont égaux. Cette conception fait naître cependant de nombreuses questions. La principale étant égaux en quoi ? Le fait est qu’en pratique, les individus qui composent une société sont différents. Créer l’égalité nécessite donc une démarche volontariste, nécessitant de déterminer la forme que doit prendre l’égalité dans une société juste.
    Une première conception égalitariste est celle de l’égalité des chances. Cette égalité des chances revient à créer une société méritocratique. Chaque individu est placé à égalité avec les autres sur la ligne de départ, et les différences entre individus ne reflètent que les qualités propres. La méritocratie est une forme de justice très présente dans les sociétés modernes, mais se heurte à deux obstacles. Premièrement, l’égalité initiale parfaite est tout simplement irréalisable. Le milieu familial dans lequel on est élevé par exemple conditionne la réussite ultérieure. L’établissement de l’égalité des chances doit-il aller jusqu'à chercher à supprimer cette inégalité initiale ? Cela signifierait ôter les enfants de leurs parents dès leur plus jeune âge pour les soumettre à une éducation unique, la même pour tous. Difficilement acceptable ou réalisable. Par ailleurs, une société purement méritocratique serait tout simplement invivable. Si dans une société le degré de réussite individuelle est uniquement fonction de nos capacités personnelles, dans ce cas avoir une réussite médiocre signifie qu’on porte des tares irrémédiables. L’injustice et le hasard ont cet effet positif que de permettre à chacun de lier sa réussite non seulement à ses capacités personnelles, mais aussi aux atouts initiaux dont l’on disposait et à la chance qu’on a eue. Une société méritocratique aboutirait à faire disparaître ces éléments, faisant de l’échec le seul résultat des insuffisances personnelles. Situation difficile à vivre qui donne le sentiment non seulement d’avoir raté sa vie, mais en plus d’être le seul responsable de cet échec. Un poids bien lourd a porter.
    Une autre forme d’égalité est l’égalité des résultats, donc l’égalité assurée a posteriori et garantie à tous. Même revenu pour tous, mêmes satisfactions. Encore une forme de société finalement peu satisfaisante. Comme le montre Tocqueville, les individus cherchent à se distinguer les uns des autres. Une société dans laquelle l’égalité des revenus est assurée (par exemple) deviendrait de ce fait une société profondément inégalitaire, les inégalités se reportant sur d’autres dimensions. C’est l’exemple des sociétés socialistes dans lesquelles l’égalité des revenus était pratiquement réalisée, mais dans lesquelles la distinction s’opérait dans la capacité à bénéficier de divers biens (vacances en Bulgarie, accès à certains magasins, etc).
    Même si l’égalité n’est pas un critère de justice suffisant, il n’en reste pas moins que toute forme de justice requiert une certaine forme d’égalité. Si les hommes veulent se distinguer, il n’en reste pas moins que les inégalités sont considérées comme sources de mécontentement. La question étant alors celle de la forme que cette égalité doit prendre, et des moyens d’y parvenir, et dans quels domaines (et jusqu'à quel point) des inégalités doivent subister.
     
  3. kochlok03

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    L’utilitarisme a été la première conception « moderne » de la justice sociale, c’est à dire de l’analyse visant à déterminer à l’aide d’arguments théoriques et philosophiques la forme que devrait prendre une société économiquement juste. L’utilitarisme développé par Bentham et JS Mill visait à considérer que la société juste est celle dans laquelle la satisfaction globale des individus est la plus forte. La question étant alors de mesurer la satisfaction globale. Il est possible de supposer que cette mesure est possible, en considérant que les individus peuvent donner une valeur commune à leur satisfaction. On peut en effet supposer que les individus associent à chaque bien une valeur monétaire (leur disposition à payer pour ce bien). Dans ce cas, leur satisfaction se mesure en faisant la différence entre la valeur qu’ils associent aux biens dont ils disposent et le coût que la détention de ces biens a entraîné. Si je suis disposé à payer 15 EUR pour un repas et que je paie 5 EUR pour ce repas, mon gain est de 10 EUR.
    Cette mesure monétaire de la satisfaction individuelle a un corollaire : la meilleure société est celle dans laquelle la satisfaction globale (mesurée en monnaie) est la plus grande. On peut déduire de cette mesure des prescriptions en matière de politique visant à favoriser la justice sociale. On peut considérer par exemple que le fait que les personnes les plus riches d’une société perçoivent des revenus élevés bénéficie à la collectivité dans la mesure ou cela leur permet d’investir, et partant d’accroître la quantité de biens disponibles pour les autres. A l’inverse, on peut en déduire des prescriptions en matière d’imposition. Par exemple, une personne disposant de bas revenus (par exemple 3000 EUR annuels) associera une grande satisfaction à un revenu de 100 EUR supplémentaires. A l’inverse, une personne disposant d’un revenu élevé (mettons 300 000 EUR annuels) considérera que la perte de 100 EUR sur son revenu global n’est pas considérable. Cette idée aboutit à des systèmes redistributifs développés, dans lesquels le revenu des plus riches est taxé pour accroître la satisfaction globale de la population, la perte de 100 EUR pour le riche était plus que compensée par la satisfaction que 100 EUR supplémentaires apportent au pauvre.
    Cette approche utilitariste présente cependant un défaut majeur, celle de procéder à des comparaisons interpersonnelles de satisfaction. Comment peut-on comparer la satisfaction d’une personne et d’une autre ?A la limite, la conception utilitariste de la justice aboutit à des situations de bouc émissaire, décrite par la célèbre chanson populaire « un petit navire » : si la satisfaction globale de la société nécessite la mort d’un de ses membres (sachant que la perte issue de sa mort sera compensée par la satisfaction des autres) est-il juste qu’un individu meure pour accroître la satisfaction globale ? Sans aller jusqu'à cet extrême la conception utilitariste de la justice sociale ne traite pas de façon satisfaisante cette question du sacrifice : jusqu'ou peut-on admettre que la sacrifice de quelques-uns est tolérable, même s’il accroît la satisfaction globale ?
    C’est pour sortir de ce problème du bouc émissaire que les économistes ont énoncé la règle de non-comparatibilité des préférences individuelles. Les satisfactions individuelles sont impossibles à comparer. Si la personne A est heureuse, et que la personne B est malheureuse, il est impossible de dire que la société est globalement « neutre » (ou heureuse ou malheureuse, selon les poids respectifs que A et B associent à leur situation personnelle). Dans ces conditions la justice sociale se résume à la détermination de l’optimum au sens de Pareto : une société est juste s’il n’est pas possible d’accroître la satisfaction d’un individu sans réduire celle d’au moins un autre. Cette définition minima liste de la justice sociale a donné lieu aux deux théorèmes de l’économie du bien-être, qui s’énoncent comme suit :
    - premier théorème : tout équilibre général des marchés en concurrence pure et parfaite est un optimum de Pareto
    - Second théorème : à partir d’un optimum de Pareto donné, il est possible de déterminer les dotations initiales qui feraient de cet optimum un équilibre de marché.
    En d’autres termes, le marché aboutit à construire des allocations « justes » des ressources. Le premier théorème énonce que le marché aboutit (en concurrence parfaite) à une situation optimale, le second que toute situation optimale peut venir du marché.
     
  4. kochlok03

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    l'article >>>>

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  5. kochlok03

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    Annexe importante : le modèle offre globale - demande globale


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  6. kochlok03

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    Note importante avant de continuer

    S'il vous plais si télécharger un doc PDF fait référence a www.wladbladi.com ( bien sur avec sous le groupe Economie) comme source si non on arrêt ceci !!!!
    je perd mon temps a résumer les articles source alors soyer respectueux en ajoutons la source a ce que vous poster...
    ceci par respect a votre personne si vous avez du respect en vers moi

    merci
     
  7. kochlok03

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    - La loi psychologique fondamentale

    Keynes considère que la consommation dépend du revenu courant (c'est à dire le revenu de la période courante) uniquement. Pour lui, la forme de la fonction de consommation se déduit de ce qu'il appelle ' loi psychologique fondamentale ' : ' en moyenne et la plupart du temps, les hommes tendent à accroître leur consommation à mesure que leur revenu croît, mais non d'une quantité aussi grande que l'accroissement du revenu '. A partir de ce principe, Keynes donne les fondements d'une fonction de consommation macro-économique ad hoc, c'est à dire qu'elle n'est pas basée sur un raisonnement micro-économique préalable. La formulation de Keynes est assez imprécise. Cependant, on peut en déduire une certaine forme pour la fonction de consommation.

    - La fonction de consommation keynésienne de base

    La loi psychologique fondamentale définit ce que l'on appelle la propension marginale à consommer le revenu. C'est la part du revenu national supplémentaire qui est consommée lorsque ce revenu augmente. Et elle est comprise entre 0 et 1 mais différente de l'un et de l'autre. Cette définition est très importante en raison du rôle que joue la propension marginale à consommer dans le mécanisme du ' multiplicateur keynésien ' qui sera abordé plus loin. La fonction de consommation keynésienne sera de la forme suivante :
    C = c.Y + d
    C est la consommation, Y le revenu courant, d une consommation dite incompressible qui ne dépend pas du revenu.
    Il est bon de préciser que Keynes fait l'hypothèse que la propension marginale à consommer aurait tendance à diminuer avec la hausse du revenu. Ce qui fait de la fonction affine présentée au dessus une approximation d'une fonction qui présenterait en réalité une certaine concavité.

    - Les débats autour de la fonction de consommation keynésienne

    En fait, les données statistiques montrent que :
    * la fonction de consommation C = c.Y + d est confirmée par les séries temporelles à court terme . Ainsi, de 1965 à 1974, pour la France, la fonction keynésienne est bien vérifiée (la propension marginale à consommer est estimée à 0,82).
    * L'étude des séries temporelles de longue période (Etats Unis de 1896 à 1938) infirment cette représentation. Elle mettent plutôt en évidence une relation de la forme C = c.Y (avec c = 0,86), ce qui est en contradiction avec l'hypothèse de Keynes selon laquelle la propension moyenne à consommer aurait tendance à décroître avec la hausse du revenu.
    * Les études en coupe instantanée confirme l'hypothèse keynésienne.

    - L'effet Keynes

    Keynes lui même a souligné la possibilité d'une influence du taux d'intérêt sur la consommation. La hausse du taux d'intérêt provoque une baisse du prix des obligations et ainsi de la richesse des agents détenant des obligations. Ce qui réduit leur consommation. La consommation est ici, comme chez Fisher, une fonction décroissante du taux d'intérêt, mais :

    - l'effet est marginal selon Keynes ;
    - il n'est pas du à un effet de substitution, mais à un effet de richesse.
     
  8. kochlok03

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  9. kochlok03

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    La théorie de l'équilibre général est la représentation d'une économie la plus utilisée en sciences économiques. Initiée par Walras au XIX-ème siècle, de nombreux travaux ont porté dessus depuis. On retiendra particulièrement ceux de Arrow et Debreu.

    1. Un bref exposé de la TEG.

    Les agents sont de deux types : ménages (consommateurs) et entreprises. L’entreprise est un agent qui transforme des inputs en outputs. Elle peut le faire de différentes façons qui sont connues et déterminent l’ensemble de production.
    L’entreprise choisit les activités les plus profitables en fonction des prix de tous les inputs et des prix de tous les outputs. Elle est price-taker.
    Une hypothèse importante de la TEG est la complétude des marchés. Un bien se définit par ses attributs physiques, sa localisation, sa date de livraison et l’état de la nature réalisé. Chaque caractéristique détermine une infinité de marchés. L’entreprise maximise sa fonction objective, son profit, en fonction de tous les marchés ainsi définis. Le modèle est ainsi un modèle sans incertitude. L’équilibre général est inter temporel, les plans sont faits pour toute la vie.
    La production se fait avec des rendements non croissants. La productivité marginale est non croissante, il n’y a pas de coûts fixes.

    Les ménages, ou le consommateur, dispose de dotations initiales qui sont composées de biens (dont le travail) et de droits de propriété sur les entreprises qui leur donnent droit à recevoir une partie du profit de ces dernières.
    Il est price-taker. Son choix se fait parmi toutes les combinaisons de quantités de biens et en fonction de son revenu. Les consommateurs pourraient survivre sans faire d’échanges, en consommant simplement leurs dotations initiales (hypothèse de "survie du consommateur") La maximisation de sa fonction d’utilité détermine son panier de consommation optimal.

    L’équilibre général se définit comme un état où les décisions prises indépendamment par tous sont compatibles. C’est un système de prix qui est tel que, pour tout bien, la demande totale est égale à la dotation initiale de ce bien plus la production de ce bien (cad son offre).

    L’équilibre est optimal au sens de Pareto, ce qui n’implique en rien qu’il soit juste. L’allocation dépend de la répartition initiale des dotations. Il n’existe pas de théorème disant qu’un équilibre général est socialement optimal.

    2. Sens et critique sommaire de la TEG.

    La TEG est une réponse à la question : une économie décentralisée, comptant seulement sur les indications des prix pour l’information du marché peut elle être ordonnée ? La réponse est : oui, on peut décrire une telle économie et ses propriétés (Hahn). La TEG cherche à montrer la possibilité logique de l’existence d’un équilibre général, pas comment il se réalisera. En ce sens, il ne s’agit pas d’une théorie, mais plutôt d’un modèle dans la mesure où elle n’a pas de contenu empirique (Blaug).
    En cherchant à savoir si elle pourrait être vraie, on apprend beaucoup sur les raisons pour lesquelles elle pourrait ne pas être vraie (Hahn).

    L’hypothèse de la complétude des marchés est forte. Dans de nombreux cas, on peut sérieusement penser que l’existence de marchés contingents n’est pas possible. Or, le modèle repose sur cette hypothèse, entre autres. La non existence de ces marchés pose des problèmes en termes d’asymétries d’information et de coûts de transactions et rend nécessaire un raisonnement séquentiel. Contrairement à ce qu’affirme le modèle Arrow-Debreu, il y a des échanges à chaque période et ce, même en dehors de l’équilibre. Or, cela suppose pour être bien appréhendé, une théorie vraiment solide des anticipations.

    Comment expliquer le profit dans la TEG ? Car, en effet, les rendements décroissants sont à l’origine de profits non nuls à l’équilibre. Deux explications sont possibles :
    - il s’agit de la rémunération d’un facteur caché. Mais alors pourquoi le modèle n’explique-t-il pas ce facteur ?
    - la libre entrée conduit à long terme à un profit nul sur le marché, par l’entrée et la création d’entreprises. Or, dans le modèle Arrow-Debreu, le nombre d’entreprises est supposé fixé a priori.
     
  10. kochlok03

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    Hypothèses

    Le modèle est un modèle inter temporel, les agents font leurs choix de consommation et d'épargne sur plusieurs périodes. On se limite à deux périodes pour la simplicité de l'exposé, mais on peut généraliser sur un nombre infini de périodes.
    C'est un modèle microéconomique qui donne par sommation une fonction de consommation ou d'épargne macroéconomique. Les agents sont néoclassiques, c'est à dire qu'ils maximisent une fonction d'utilité (intertemporelle) qui dépend de la consommation de la première période (C1) et de la seconde période (C2). Ce calcul se fait en tenant compte d'une contrainte de budget, l'agent ne peut consommer plus que ce que son revenu (sur deux périodes) ne le lui permet. Les revenus et consommation de la seconde période sont évidemment actualisés par un facteur d'actualisation (1/(1+r))qui dépend du taux d'intérêt r. A partir du calcul de maximisation de l'agent, on déduit la forme de sa fonction de consommation (d'épargne) et on peut expliquer pourquoi certaines variables ont une influence sur la consommation.
    Formellement le modèle peut s'écrire de la façon suivante :
    max U(C1 , C2)
    sous la contrainte de budget p1C1 + p2C2/(1+r) = W
    C1 la consommation en période 1, C2 la consommation en période 2, p1 les prix en période 1, p2 les prix en période 2 et W le revenu de l'agent.
    Si on suppose les prix constants entre les deux périodes, p1 = p2 = p, on peut écrire :
    C1 + C2/(1+r) = W/p

    Principe et résultats du modèle


    L'agent doit faire un choix entre consommer maintenant et consommer demain. Normalement, il est impatient et raisonnant selon le principe de ' mieux vaut un tu as, que deux tu auras ', il préfère consommer beaucoup aujourd'hui. Cependant, plutôt que de consommer tout de suite, il pourrait épargner, gagner un intérêt sur cette épargne, ce qui lui permet de consommer plus demain. Le résultat du choix intertemporel va donc dépendre de deux variables, le taux d'intérêt et la richesse de l'agent, et d'un paramètre, le taux de préférence pour le présent (qui est une caractéristique de la fonction d'utilité de l'agent).
    D'après le modèle, la consommation de la première période est :
    - Une fonction croissante du revenu (ou de la richesse) de l'agent, il est plus riche, donc peut consommer plus ;
    - Une fonction croissante du taux de préférence pour le présent ; si l'agent attache soudain plus d'importance a sa satisfaction immédiate, il consommera plus aujourd'hui ;
    - Une fonction ambigüe du taux d'intérêt. En effet, imaginons que le taux d'intérêt augmente. Dans ce cas, la consommation de la première période voit son coût d'opportunité augmenter par rapport à celle de la seconde période. Il a plus intérêt à épargner pour pouvoir consommer encore plus à la seconde période, puisque cette épargne lui rapportera encore plus grâce à la hausse du taux d'intérêt (effet de substitution). Cependant, dans le même temps, il peut faire le calcul suivant : puisqu'en épargnant moins, je pourrais dorénavant consommer autant à la seconde période, pourquoi ne pas augmenter ma consommation présente et simplement maintenir ma consommation future, grâce à la hausse du taux d'intérêt (effet de revenu).
    Le sens de variation de la consommation par rapport au taux d'intérêt dépend donc de la supériorité d'un effet ou de l'autre. Si l'effet de substitution l'emporte, la consommation décroît avec le taux d'intérêt. Si l'effet de revenu est plus fort, alors elle augmente.
    En pratique, on suppose souvent que l'effet de substitution l'emporte et que la consommation est une fonction décroissante du taux d'intérêt. Mais il faut bien préciser à ce moment là que l'on fait une hypothèse sur la fonction d'utilité de l'agent. Car c'est sa forme qui détermine lequel des deux effets sera supérieur.
     
  11. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    Si vous voulez l'analyse économique standard de l'impact de la TVA, voici comment faire (là encore, un graphique sera assez utile ~~voire infra~~).
    Prenez le marché d'un bien quelconque matérialisé par une courbe d'offre et de demande.
    L'introduction d'une TVA conduit à un déplacement vers le haut de la courbe d'offre du bien. Celle-ci est multipliée par 1/(1+t) si t est le taux de TVA. Il en résulte un déplacement de l'équilibre du marché : celui-ci se fixe à un niveau de prix plus élevé et une quantité produite et consommée moins élevée.
    Mais, et c'est un point crucial de l'analyse, le nouveau prix (TTC) ne sera pas égal à l'ancien prix (avant taxe) plus la TVA : il sera inférieur. Si on a donc : p prix du produit avant introduction de la taxe. (1+t)p prix qui résulterait de l'application directe du taux de taxe sur l'ancien prix avant taxe. p* nouveau prix d'équilibre (TTC)
    on a p < p* < (1+t)p (1)
    QU'est-ce que cela signifie? après introduction de la taxe, chaque produit vendu rapportera au producteur p*, mais il devra reverser à l'Etat le montant de la TVA. Il lui restera alors p*/(1+t) (valeur du prix hors taxe) qui est d'après (1) plus petit que l'ancien prix qui prévalait avant l'introduction de la taxe.
    Que veut dire tout ce jargon? Que contrairement à une idée commune, ce ne sont pas les consommateurs uniquement qui paient les taxes sur le prix de vente des produits. Mais ce sont les producteurs également, qui doivent répercuter une partie de la taxe dans leurs profits. Et qui subissent de plus une diminution du volume de leurs ventes. La part relative payée par producteurs et consommateurs de la TVA se calcule ensuite assez bien, et dépend en fait de l'élasticité de la demande par rapport au prix, donc de l'existence ou non de produits de substitution. Plus la demande est élastique, plus le producteur paie la taxe; plus elle est inélastique, plus le consommateur paie de taxe.
    un exemple : lors de la récente hausse de TVA, on a constaté effectivement une hausse des prix, mais largement inférieure à celle qui aurait prévalu si l'on avait répercuté intégralement la taxe dans les prix. Que s'est-il passé? Les vendeurs (notamment les grandes surfaces) ont répercuté en grande partie la hausse dans leurs marges, étant donné le caractère concurrentiel de leurs marchés. (ce qui est piquant, avec cette analyse, c'est qu'on montre de la même façon qu'une baisse de la TVA aurait exactement le même effet : une très faible baisse des prix. Les bonnes âmes qui nous bassinent avec l'impôt injuste et considèrent qu'il faut le baisser se trompent donc lourdement, tout ce qu'on y gagnerait, ce sont des vendeurs enrichis et des consommateurs dans la même situation qu'avant, avec une dégradation des finances publiques).


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  12. kochlok03

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    Définition

    La notion de marché contestable est due à Baumol W.J., Panzar J.C. et Willig R.D. (Contestable Markets and the Theory of Industry' Structure. Harcourt Brace Jovanovitch Inc., New York, 1982).
    « Marché contestable » est la traduction de « contestable market ». On emploie parfois le terme de « marché disputable ».
    Un marché est dit (parfaitement) contestable s’il est possible d’entrer et de sortir de ce marché sans subir (aucun) de coûts irrécupérables (dépenses de publicité d’un nouveau venu, pertes en capital au delà de l’amortissement, à la revente du matériel) .
    Sur un tel marché, à la concurrence des entreprises en place, vient s’ajouter la concurrence des entrants potentiels. C’est la concurrence potentielle plus que la réelle qui est importante.

    Fonctionnement

    Conséquences de cette structure de marché sur les comportements et les performances :
    - élimination des profits excessifs : en situation de profits excessifs, un entrant peut fixer les prix à un niveau légèrement inférieur, faire des bénéfices et exclure du marché les entreprises en place, quitte à sortir rapidement du marché une fois que celles-ci auront ajusté leurs prix.
    - élimination des prix artificiellement bas : tout comme les prix excessivement hauts sont exclus, les stratégies de prédation dont l’objectif est d’éliminer la concurrence par des prix bas pour obtenir des profits élevés dans le futur quitte à subir des pertes à court terme est impossible. La possibilité d’entrer à tout moment sur le marché rend intenable une telle stratégie, puisqu’elle devrait être permanente pour éviter la concurrence potentielle. Or, si la concurrence n’est jamais éliminée, la prédation n’est pas viable.
    - élimination des gaspillages : si une firme a des coûts trop élevés par rapport aux coûts minimum que permettent les connaissances et les technologies, un entrant plus efficace peut en tirer un rapide avantage.

    En fin de compte, sur un marché contestable, le prix se fixera au coût marginal, comme sur un marché de concurrence parfaite. Or, rien n’impose pour cela que les agents soient price-takers (ils n’ont pas à considérer le prix comme une donnée sur laquelle ils n’ont pas d’influence). Ce qui signifie qu’un marché contestable peut tout à fait être un monopole ou un oligopole sans que les résultats d’inefficience attachés à ce genre de structures de marché soient valables.

    Limites

    La première est de taille : on ne connaît pas de marchés contestables... Certes, on a suspecté les marchés du frêt maritime, du transport aérien de voyageurs ou de la production d’aluminium, mais de manière erronée de l’avis des spécialistes.
    Puisque les marchés contestables ne semblent pas exister naturellement, on peut penser alors que les autorités de la concurrence pourraient tenter de créer les conditions de la contestabilité sur certains marchés.
    Il reste alors un problème largement irréductible. Si on sait qu’un marché parfaitement contestable a toutes les raisons de présenter les qualités énumérées au dessus, on ne sait pas si ce serait le cas d’un marché « presque » parfaitement contestable. Des auteurs ont défendu l’idée qu’un faible écart à la norme de contestabilité pouvait conduire à des écarts d’efficicence conséquents.
    Référence utile, souvent évoquée des autorités de la concurrence (notamment pour s’interroger sur le dilemme efficience statique vs efficience dynamique), la théorie des marchés contestables reste un modèle incomplet.
     
  13. kochlok03

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    Il est trivial, mais néanmoins essentiel, de dire qu’un bien immatériel est un bien qui n’a pas d’existence physique. Il n’est pas palpable, à la différence d’un bien matériel. On doit toujours distinguer les biens immatériels (ex : un logiciel) et leur éventuel support physique (un CD-ROM). Le support ne constitue pas le bien lui-même.

    Les notions d’ « information » et de « connaissance » sont souvent considérées comme des synonymes. En soi, ce n’est pas une grossière erreur, car les deux ont en commun d’être une forme de bien immatériel.

    Néanmoins, distinguer les deux peut être intéressant pour comprendre certains enjeux liés à l’immatériel. En suivant Dominique Foray, nous dirons que « la connaissance est d’abord fondamentalement une capacité d’apprentissage et une capacité cognitive, tandis que l’information reste un ensemble de données formatées et structurées, d’une certaine façon inertes ou inactives, ne pouvant par elles-mêmes engendrer de nouvelles informations ».

    Cette distinction est utile en ce qu’elle montre que le problème de la connaissance renvoie à sa production et à sa reproduction. Comment de nouvelles connaissances sont-elles produites ? On peut répondre en première approche qu’elles le sont en partie grâce à de la connaissance et de l’information. L’information pose plus, pour sa part, le problème de sa duplication et de sa transmission. Par la suite, c’est plutôt de connaissance dont il sera question.

    La connaissance se caractérise par :
    - son caractère non rival : l’usage de la même connaissance par différents individus est tout à fait possible, sans que cette utilisation concomitante ne soit préjudiciable aux usagers. Ex : le fait que plusieurs candidats à un examen utilisent en même temps la même formule scientifique pour résoudre un problème ne doit pas en principe influencer les notes. C’est plus gênant pour le même stylo…
    - son caractère partiellement exclusif : un bien exclusif est un bien dont il est possible de réserver l’usage à un seul individu. Il est faux de dire que la connaissance est totalement non exclusive. Une connaissance n’est pas systématiquement diffusée ou diffusable. L’aspect crucial ici est la capacité de la reproduire par ceux qui ne l’ont pas produite. En revanche, il n’est pas exact non plus de considérer qu’elle est complètement non exclusive. Ex : Le simple fait de diffuser un produit fait apparaître à un degré plus ou moins élevé les connaissances qui ont permis de la produire. Notons ici la différence entre information et connaissance refait (sans surprise) son apparition. Si un produit est bien la traduction d’une connaissance, son observation est en premier lieu source d’informations (sa composition), non de connaissances (le processus cognitif qui permet de le concevoir et le produire).
    - son caractère cumulatif : la connaissance se sert d’elle-même pour se produire. Idée que Newton a probablement mieux résumé que quiconque en énonçant que nous sommes des nains montés sur les épaules de géants. Dès lors, plus de connaissances amène à produire encore plus de connaissances, selon un processus général, dont les spécificités sont complexes. En économie, cette question est in fine résumable à une question de rendement dans la production (croissants ou non). Question dont le cheminement est cependant subtil (il conduit à ouvrir la « boîte noire » de l’agent économique).

    Ces caractéristiques ont des conséquences essentielles.

    Soit une classe informatique où des élèves travaillent ensemble. A tout moment, des élèves peuvent utiliser un logiciel et faire l’apprentissage de nouvelles fonctionnalités (non rivalité). Le contexte de la classe leur permet de se communiquer, s’ils le souhaitent, leurs « découvertes » (exclusivité partielle). A partir de ces nouvelles connaissances, chacun peut approfondir sa compétence dans l’usage du logiciel (cumulativité).
    On comprend bien que non seulement l’usage du logiciel par différentes personnes n’est pas un problème pour une personne donnée. Mais on voit que c’est même une source de gains pour chacun. Plus les élèves maîtrisent individuellement l’outil et plus le groupe le maîtrisera, par la diffusion généralisée des connaissances.

    Autre exemple :le texte que vous lisez est le fruit d'un processus de lecture, de réflexion, de compréhension, de personnalisation d'idées que l'auteur n'a pour l'essentiel pas inventées. Néanmoins, il doit être considéré comme une oeuvre originale. Elle a par exemple d'original une reformulation destinée à satisfaire la curiosité d'un type de lecteurs particulier. Sans les sources utilisées, il aurait fallu reconstituer totalement de nombreuses idées qu'il contient. "Réinventer la roue".

    En économie, ce genre de configuration est appelé « externalité ». L’activité des uns – la production de connaissances – a une influence sur l’activité des autres. Cette externalité est qualifiable de positive, dans le sens où l’activité d’un individu influence positivement celle des autres.

    Lorsqu'un chercheur isole un gêne et publie ses résultats dans une revue scientifique, son activité profite à d'autres chercheurs, qui pourront en étudier les propriétés.

    Cette situation a une conséquence primaire. Puisque rien ne récompense individuellement le service que chacun rend aux autres, chacun a tendance à sous-estimer l’intérêt de faire des efforts. C’est un problème de coordination.

    Dans le cas d’une classe, il est évident que cette coordination peut être stimulée par la taille réduite de la classe (voire par le maître). Lorsque des entreprises se regroupent dans une zone géographique particulière, c'est en partie pour profiter d'externalités positives. Dans la mesure où elles sont en mesure de communiquer entre elles, des connaissances s'échangent. Le regroupement volontaire procède d'une démarche délibérée de partage, de mise en valeur réciproque des savoirs développés.

    De manière générale, c’est plus compliqué. Au niveau d’un large groupe, la compréhension du mécanisme « connaissances individuelles – connaissances collectives – connaissances individuelles » est difficilement perceptible. Mieux, la crainte d’un comportement de « passager clandestin » (bénéficier du travail des autres sans produire soi-même) est redoutable.

    On est dans une situation d’échec de marché. Elle est la conséquence de l’existence d’externalités. L’équilibre de marché issu d’une telle situation n’est pas optimal. La connaissance est insuffisamment produite. Et ce car le « rendement privé » (le gain que tire un individu de ses efforts de production) de la connaissance est inférieur à son « rendement social » (le gain qu’en tire la société dans son ensemble).

    Ceci résume le problème économique de la connaissance : de par ses caractéristiques, elle n'est pas produite par le marché à un niveau souhaitable de tous.
     
  14. kochlok03

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  15. kochlok03

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    pierrele a écrit dans le message : Que se passe-t-il si Monsieur X fait un pret sur 20 ans pour payer sa maison ?

    L'organisme de credit va-t-il immobiliser les fonds correspondants pendant 20 ans!!!??

    La monnaie est à la fois simple d'utilisation (tout le monde en possède) et compliquée. Un "truc" pour bien comprendre comment fonctionne tout ce qui implique de la monnaie : essayer autant que possible de se demander en quoi les choses seraient différentes dans une économie uniquement basée sur le troc.
    Application à la question posée : remplaçons la monnaie par des vélos (X veut donc bénéficier d'un vélo pour les 20 années à venir . Va-t-on immobiliser un vélo pour autant ?). Suppose que tous les vélos se ressemblent. Une banque est comme un parking a velo gratuit qui ferait aussi de la location : si elle joue bien, elle n'a pas besoin d'avoir de velos a elle. Il lui suffit de prêter 95% des vélos laissés en dépôt, en croisant les doigts pour que plus de 5% des possesseurs ne viennent réclamer leur velo en meme temps. Si jamais c'est le cas il peut s'adresser a une autre parking qui lui pretera des velos au besoin (pret interbancaire) ou au préteur en dernier ressort (refinancement aupres de la banque centrale) qui lui prêtera des vélos. Tous ces prêts se font bien évidemment moyennant intérêts. Enfin, pour éviter que des préteurs trop fragiles entrent sur le marche, cette profession est soumise a des contrôles de la banque centrale (les velos doivent être de vrais vélos capables de rouler), et a des obligations de depot (pour 100 vélos prêtes, tu dois en déposer 5 a la banque centrale). Dans ce cas, la quantité totale de velos - telle qu'elle est mesurée par les statistiques officielles - est égale au nombre de velos possedes ou loues. On voit que le parking "cree" des velos a chaque fois qu'il prete un velo qu'on lui a laisse en depot (en effet, son possesseur initial le possede toujours, et - du point de vue de la personne qui emprunte - elle dispose egalement d'un velo, qu'elle peu d'ailleurs ensuite aller mettre en dépôt dans un autre parking). Si le systeme marche bien, il ne crée pas de "vélo dormant" et on n'immobilise pas de vélo : tous les velos sont soit au parking (pour etre reprîtes immédiatement si des besoins de font sentir), soit utilisés, des lors qu'il y a desgens qui veulent rouler avec. Au contraire, ce systeme dans lequel les prets interbancaire et le refinancement auprès de la banque centrale permet une bien meilleure allocation des vélos que si les gens devaient se debrouiller entre eux : le besoins et les offres de vélos sont en effet repartis au niveau national (et meme mondial si on fait intervenir des emprunts ou prêts auprès de l'etranger).
     
  16. kochlok03

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    Les cours boursiers influencent l'activité réelle par trois biais différents : la consommation des ménages, l'investissement des entreprises et la situation des banques.

    Le lien prix des actions – consommation

    1. Hypothèse du revenu permanent. La consommation dépend du revenu permanent (revenu actualisé sur le cycle de vie). Or, le revenu permanent est modifié par la variation du prix des actions : variations du patrimoine financier et variation des salaires. Exemple : une hausse des cours dans un secteur donné enrichit les détenteurs d'actions de ce secteur et améliore les perspectives de croissance des salaires, car cette hausse témoigne de la bonne santé des entreprises. Le revenu permanent des agents concernés croît, et leur consommation.
    2. Une part de la consommation est financée à crédit. L'accès au crédit dépend de la capacité de remboursement, mesurée notamment par la valeur du patrimoine. Or, une baisse du prix des actions réduit cette valeur, réduit les possibilités de crédit et donc la consommation.

    Le lien prix des actions – investissement

    1. Quand le cours des actions baisse, le coût du capital existant diminue par rapport à celui du nouveau capital. L'incitation à investir est plus faible puisqu'il est plus intéressant d'acheter des actions (Théorie du Q de Tobin).
    2. La baisse des cours laisse supposer une activité moins soutenue. Or, l'investissement dépend des anticipations de croissance : si on s'attend à une hausse de la demande, on investit. De ce fait, une variation des cours a un effet sur l'investissement (théorie de l'accélérateur flexible).
    3. La baisse du prix des actions des entreprises réduit leur capacité d'emprunt en réduisant la confiance dans leur capacité de remboursement. Les taux d'intérêt proposés seront plus élevés, d'où une baisse de l'investissement.

    Le lien prix des actifs – situation des banques

    Les banques confrontées à une augmentation de leurs risques réduisent brutalement leur offre de crédit (credit crunch), accentuant ainsi les difficultés des autres agents en manque de liquidité. Ceux-ci risquent de se retrouver insolvables, ou de devoir vendre d'autres actifs pour honorer leur dettes. Cette hausse de l'offre de titres renforce la chute des cours. Et ainsi de suite.
     
  17. acha3ir al majhoul

    acha3ir al majhoul Accro

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    kuchlok si c'est possible je veut toute la documentation sur laquelle tu te base dans tes réponces rani baghi n3awd ne9ra fe darna
     
  18. kochlok03

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    khay {الشاعرالمجهول} les rep ana je les aient depuis fin 2004 sous forme soit word soit écrite d'ailleurs ces questions sont aux nombre de 3000 questions majeur ( plus des chroniques divers plus de 500 doc format PDF ) dans divers domaines...

    je vais essayiez d'en grouper en fin sous forme numérique inchaa allah j'y pensée pour que ça soit plus instructif...


    j'ai aussi un problème de références pour aider a faire le renvoi vers les livres source imagine en terme de temps ... :-S
     
  19. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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    Imagine que du jour au lendemain, chaque billet dans ton portefeuille donne 2 billets : tu vas te précipiter pour en claquer une partie ou pour acheter des actions de ton titre préféré. Si pour une raison ou une autre, on partait d'une situation où il avait pas assez de billets pour tout le monde, c'est une bonne chose : on va permettre à ton boulanger de plus produire, pour que tu puisse lui acheter des croissants. Cette perspective va de ton coté te donner une raison de travailler un peu plus tard : en gros la multiplication des billets permet de pemrettre à chacun de produire plus : tout le monde y gagne.
    En revanche, si on refait l'opération trop souvent, en revanche il n'y aura plus rien à acheter : tout ce qui peut être produit aura été acheté, et les commerçants monteront leurs prix. Dans le premier cas la multiplication des pains est bénéfique, dans le deuxième elle est nocive. Lorsque l'on baisse les taux - pour des raisons technique que je détaille pas à ce stade - c'est précisément ce qui se passe : on permet la masse monétaire (les billets + les comptes bancaires en gros) d'augmenter plus vite. C'est intéressant jusqu'à un certain point.En effet : l'économie se développe, la population augmente. Il faut donc que le nombre de billets augmente en même temps. Pour ceci le banquier central à un seule pédale, qui fait à la fois frein et accélérateur : les taux d'intérêt de court terme. Le véhicule qu'il pilote tient plus du scooter que de la Ferrari. Pour donner une métaphoire plus précise, c'est un scooter qui est conduit par un aveugle avec des boules Quies dans les oreilles, dont le conducteur ne peut voir l'exterieur que dans son rétroviseur (lui-même couvert de buée), et qui n'a pour seules informations sur l'état actuel du monde les vagues bruits qu'il étend.
    Comment sait-on qu'on a atteint la bonne vitesse ? Ben en général les gens sont pas d'accord : les banquiers centraux sont bien informés, mais parfois suspectés d'avoir trop peur del'inflation et de risquer pour cela d'endommager la croissance. La vrai réponse, on ne la connait qu'après, et encore pas tout le temps.
     
  20. kochlok03

    kochlok03 Visiteur

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