Qui sont les étrangers du Maroc

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 18 Septembre 2009.

  1. @@@

    @@@ Accro

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    · Le pays en compte 51.435 dont 29% de Français


    · Une étude du HCP dresse leur profil


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    C’est une population assez instruite et caractérisée par des taux d’alphabétisation et de scolarisation élevés. Les résidents étrangers au Maroc ont une structure par âge relativement vieille, soit 16,3% de personnes âgées de 60 ans et plus. Ils vivent globalement dans de bonnes conditions marquées par une proportion importante de ménages disposant de villas et de tous les équipements de base nécessaires. Les ménages sont de petite taille et un peu moins de la moitié sont mixtes. L’étude réalisée par le Haut commissariat au plan (HCP) sur les étrangers relève aussi une similitude de leur profil démographique et socioéconomique avec celui prévalant dans le pays d’origine.
    La population étrangère au Maroc atteint 51.435 personnes, selon le recensement général de la population et de l’habitat de 2004. L’effectif des résidents étrangers qui était de 539.000 en 1952 est passé à 396.000 en 1960 baissant ainsi de 27%. Après l’indépendance, le départ des étrangers s’est accéléré, notamment celui des Français et des Espagnols atteignant ainsi un rythme de 72% entre 1960 et 1971 et 45% entre 1971 et 1982. Depuis cette date, la baisse s’est poursuivie mais à un rythme plus faible, soit 19% entre 1982 et 1994.
    La population étrangère réside dans sa majorité dans les villes, soit 95%. Elle est surtout concentrée dans les régions du Grand Casablanca et de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër avec respectivement 34,4% et 19,8%. La région de l’Oriental est en troisième position avec 9,4% d’étrangers. Cette région a perdu 16,5% de sa population étrangère alors qu’elle s’est accrue au niveau de Marrakech-Tensift-Al Haouz s’établissant ainsi à 8,1% contre 4,8% en 1994. A elle seule, la province de Marrakech a connu un accroissement annuel moyen de 6,1% de sa population étrangère, soit le taux le plus élevé. Une tendance qui ne surprend pas compte tenu de l’engouement pour cette destination.
    Globalement, ce sont les étrangers de nationalité européenne qui constituent la population la plus importante. Ils sont suivis par les Maghrébins et les ressortissants du Moyen-Orient (Syriens, Egyptiens, Irakiens, Libanais, Jordaniens et Palestiniens).
    La structure des étrangers selon les nationalités les plus représentées fait ressortir la proéminence des Français (29%). Ceux-ci sont concentrés principalement à Casablanca et à Rabat (avec respectivement 41,1% et 15,7%). La province de Marrakech compte aussi 12,5% des Français installés.
    La deuxième communauté étrangère résidente au Maroc est algérienne (17,7%) avec une proportion importante localisée dans la province d’Oujda-Angad. Un phénomène naturel puisque historiquement il y a eu des échanges et des flux migratoires entre les deux régions. Cette zone frontalière est connue par le brassage des deux populations.
    De leur côté, les Espagnols et les Tunisiens constituent respectivement la troisième et la quatrième communauté étrangère installée au Maroc.
    Par ailleurs, la population d’étrangers a changé entre 1994 et 2004. Dans son analyse le HCP parle d’un recul de la part des femmes au profit des hommes, soit 49,2% en 2004 contre 52,3% en 1994. Contrairement à la population totale du pays caractérisée par sa jeunesse, la communauté étrangère est relativement âgée: 20% ont moins de 15 ans et 39,1% ont moins de 30 ans. Ces taux étant de 31,1et 60% respectivement pour les deux tranches d’âge de la population totale du pays. Quant aux personnes du troisième âge, elles représentent 16,3% pour les étrangers alors qu’elles ne dépassent pas 8% au niveau national.
    Ces résultats sont toutefois à nuancer puisqu’il existe des écarts selon la nationalité et des disparités selon les types de ménage au sein desquels vivent ces étrangers. La pyramide des âges des étrangers au sein de ménages mixtes présente une base relativement large alors que celle des ménages exclusivement étrangers présente un sommet relativement important et une base modérée. Et ce n’est qu’à partir de la tranche d’âge des 20-24 ans que les proportions prennent de l’ampleur.
    L’examen de la pyramide des âges en fonction de la nationalité fait ressortir un vieillissement de la population européenne contre la jeunesse de celle de nationalité africaine. Un creux au niveau de la tranche d’âge des 18-30 ans est également constaté au niveau de la pyramide des âges des Européens. Ce qui pourrait s’expliquer selon le HCP par le départ des jeunes vers l’Europe pour poursuivre leurs études supérieures.
    Les ressortissants africains, principalement les Subsahariens, se caractérisent par une importante proportion de jeunes adultes avec une prédominance des hommes. En fait, les jeunes africains viennent essentiellement pour poursuivre leurs études.



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