Réchauffement climatique : Le détail du plan national

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 9 Décembre 2009.

  1. @@@

    @@@ Accro

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    1% du PIB, le coût environnemental

    Le Maroc est fort représenté à la Conférence de Copenhague sur le réchauffement climatique. Avec à la clé un Plan national de lutte dont L’Economiste détient copie.


    D’emblée, le document donne une meilleure visibilité aux bailleurs de fonds et investisseurs, nationaux et étrangers, affirme-t-on auprès du secrétariat d’Etat chargé de l’Eau et de l’Environnement. Car, il se compose pour l’essentiel d’un portefeuille projets se déclinant par secteurs et par départements ministériels.

    Les enjeux sont de taille. Ils résultent de la vulnérabilité du pays vis-à-vis des variations climatiques. Les projections établies à cet effet annoncent des scénarios inquiétants.
    Pour ne pas dire catastrophiques.
    A l’horizon 2030, le climat sera plus chaud et plus sec et les précipitations deviendraient rares. Même pour les régions les mieux arrosées actuellement.
    Les projections établies par le secrétariat d’Etat chargé de l’Environnement annoncent des baisses de pluviométrie variant entre 20 et 80% dans les zones du nord et du littoral. Quant à celles désertiques, qui enregistrent déjà de faibles précipitations, le recul des pluies est aussi important.
    «Cela devrait se traduire par une baisse tendancielle des rendements agricoles», montrent les analyses menées, en collaboration entre la direction de la Météorologie nationale, l’Institut national de la recherche agronomique et la Banque mondiale. De fait, les impacts attendus toucheront d’autres secteurs stratégiques comme l’énergie, l’urbanisme, le tourisme ou encore la santé.

    Pourtant, le Maroc émet à peine quelque 2,2 tonnes/équivalent Co2/habitant. Mais il subit de plein fouet le phénomène des changements climatiques. En particulier, les manifestations extrêmes: sécheresses et inondations.
    Manifestations appelées à prendre de l’ampleur si le pays n’engage dès à présent, les adaptations nécessaires. Mais aussi si la communauté internationale n’agit pas par d’outils efficaces pour gérer le phénomène.

    Parallèlement, il va falloir instaurer une meilleure discipline de prélèvement, utilisation, rejets et recyclage des eaux. Le tout moyennant des incitations, mais aussi une tarification dissuasive. Sans perdre de vue l’impératif de réorienter l’allocation de la ressource en faveur des cultures à haute valeur ajoutée et autres activités à croissance rapide hors agriculture. Dans la même optique, l’approche territoriale devrait intégrer la promotion d’activités alternatives dans le monde rural. «Et le plan Maroc Vert cadre parfaitement avec ces objectifs», souligne le Plan national de lutte contre le réchauffement climatique.

    Reste cependant à promouvoir une croissance à faible intensité de carbone. La structure actuelle du secteur de l’énergie reste dominée par les combustibles fossiles. D’où les risques en termes de sécurité, de coûts et de pollution.
    Nonobstant les subventions, les coûts environnementaux sont estimés à 1% du PIB. De même, les pratiques actuelles de gestion des déchets solides génèrent à la fois des émissions de gaz à effets de serre et des risques pour la santé et l’environnement. Près de 90% des déchets ménagers sont ramassés et évacués via 300 décharges à ciel ouvert. C’est dire aussi le manque à gagner en termes de recyclage des gaz qui en résultent.



    http://www.leconomiste.com/
     

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