RAM/Pilotes : Reprise du travail sur fond de tension

Discussion dans 'Info du bled' créé par @@@, 27 Juillet 2009.

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    · Des vols retardés à Charles de Gaulle


    · Les pilotes accusent RAM de procéder à des mesures de punition



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    LE conflit entre Royal Air Maroc et ses pilotes prend des proportions inquiétantes. Hier dimanche, plusieurs départs d’avion ont été retardés à l’aéroport parisien de Roissy Charles de Gaulle en raison du blocage de l’accès au terminal par des voyageurs furieux de n’avoir pu embarquer pour le Maroc. La colère des passagers a été provoquée par une suite de contretemps qui ont affecté leur vol à destination d’Oujda. Les mécontents devaient embarquer dans la nuit sur un vol de la compagnie Atlas Blue en direction du Maroc. N’ayant pas pu le faire, ils ont bloqué des portiques de sécurité au terminal 3. Reste que ces blocages ont entraîné des retards de l’ordre d’une à deux heures sur une demi-douzaine d’autres vols, selon une source aéroportuaire.
    La fin de la grève des pilotes n’a donc pas arrêté l’hémorragie et n’a pas apaisé les esprits non plus. En effet, samedi matin, les pilotes ont rejoint leurs postes dans un climat tendu. Ces derniers accusent la compagnie de procéder à des «punitions» contre les grévistes. «La direction a établi une liste des pilotes grévistes qui sont interdits d’accès au siège de RAM», indique Najib Ibrahimi, porte-parole de l’Association marocaine des pilotes de lignes (AMPL).
    De plus, la direction a sommé les 16 commandants de bord marocains d’Atlas Blue de rejoindre RAM comme officiers pilotes, «ce qui représente un revirement dangereux», poursuit Ibrahimi.
    La direction aurait même interdit les pilotes et les membres de leurs familles de bénéficier des billets à tarif réduit GP, selon Bouchra Bernousi de l’AMPL.
    Côté RAM, l’on nie catégoriquement toute mesure de punition. Néanmoins, «lorsqu’il y a grève, les droits et obligations des deux parties sont suspendus. La priorité est donc donnée aux passagers payants», est-il expliqué auprès de la compagnie.
    Pour RAM, les pilotes ont failli à leurs engagements. «Le transfert des officiers pilotes à Atlas Blue en tant que commandants de bord était sous condition: ne pas transposer les tensions aux autres filiales de la compagnie. Or, les pilotes d’Atlas Blue ont également participé à la grève», poursuit la direction.
    Par ailleurs, le mouvement, observé du mercredi 22 jusqu’au samedi 25 juillet, n’a pas empêché la compagnie d’assurer ses vols. Les responsables de RAM parlent de 259 vols assurés sur un total de 306, soit 85%.
    Royal Air Maroc a sauvé ses vols grâce à la location d’une quinzaine d’avions auprès de compagnies européennes. Selon la direction, le coût de la location des avions utilisés, qui s’élève à un demi-million d’euros par jour, reste inférieur à celui que la compagnie aurait supporté en termes de prise en charge de l’hébergement des passagers et de leur transport intégral par des compagnies tierces. Les pilotes, eux, estiment le coût de la grève à 2 millions d’euros par jour.
    A noter que Royal Air Maroc a pris des dispositions pour que la location d’avions couvre les suites du mouvement. Elle profite de la conjoncture actuelle du transport aérien qui rend disponible un nombre important d’avions sur le marché de la location.


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