Rapport économique et financier

Discussion dans 'Info du bled' créé par kochlok03, 4 Novembre 2006.

  1. kochlok03

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    Nouvelle donne économique mondiale
    Quels enseignements pour le Maroc ?

    La performance de l’économie nationale conditionnée par des facteurs exogènes Les perspectives d’évolution de l’économie mondiale en 2006 et 2007 font ressortir un certain nombre de risques qui ne manqueraient pas d’impacter négativement les performances de l’économie nationale, en l’absence de mesures de politique économique appropriées. C’est ce qui ressort, en tout cas, du rapport économique et financier accompagnant le projet de loi de finances 2007.

    Le premier risque en question est la flambée des cours pétroliers. Pour le département des Finances, le Maroc, en tant qu’importateur net de pétrole, est confronté à un renchérissement sans précédent de sa facture pétrolière. Ce renchérissement est de nature à affecter aussi bien la stabilité des prix que la compétitivité-coût des entreprises nationales.

    Pour éviter une telle situation, il est primordial d’approfondir la diversification des sources énergétiques et d’exploiter les opportunités offertes en la matière sur le plan régional.
    Le second risque est la hausse des taux d’intérêt internationaux. Cette évolution est de nature de renchérir le coût d’endettement extérieur public du pays.

    Le Maroc doit également faire face à la rapidité des innovations que connaît aujourd’hui le monde entier. « Cette évolution, très positive, offre de nouvelles fonctionnalités et améliore la qualité des produits tout en contribuant à en diminuer le prix. La diffusion de cette vague de technologie peut être un formidable relais de croissance pour l’économie nationale à condition que celle-ci soit en mesure d’en tirer profit avec rapidité et souplesse d’adaptation en améliorant la qualité de la formation de la population, en favorisant le renouvellement des entreprises et en procédant à la modernisation et à la restructuration de nombreux secteurs d’activité plus traditionnels ».


    Le quatrième risque qui ne manquerait pas, lui- aussi, d’impacter négativement les performances de l’économie nationale est la poussé de la mondialisation. Pour le département des Finances, la mondialisation, marquée par l’irruption de nouveaux pays sur la scène économique mondiale, exerce de fortes pressions en faveur de changements structurels au Maroc. « La voie de son émergence par la remontée progressive des filières manufacturières intensives en main d’½uvre non qualifiée vers des activités à valeur ajoutée pourrait être compromise en raison de la déferlante chinoise sur les marchés mondialisés de produits de basse et moyenne technologie ».

    Néanmoins, admet le rapport, le Maroc pourrait faire face au défi de la concurrence internationale s’il réussit son ancrage régional et améliore son attractivité pour l’investissement étranger.

    Le dernier risque en question que le Maroc doit également faire face est la transition démographique rapide. Chiffres à l’appui. Le taux de croissance de la population totale n’est actuellement que de l’ordre de 1,7%, alors que la population active continue de croître à un taux de l’ordre de 2,5%. Cet afflux de population active place le Maroc dans une situation particulière pendant une période de 20 à 25 ans, au cours de laquelle les actifs auront à supporter un nombre restreint d’inactifs en raison de la baisse de la fécondité et de l’augmentation de l’espérance de vie.

    Cependant, une telle situation pourrait être bénéfique pour le Royaume, souligne le rapport, précisant que ce dividende démographique, s’il est absorbé par le système productif, jouerait favorablement sur la croissance à long terme. Il favoriserait notamment un meilleur redéploiement des dépenses d’éducation en vue de résorber l’analphabétisme et améliorer la qualité et le rendement du système éducatif. « Une force de travail en augmentation et mieux formée contribuerait à faciliter la réal location du capital nécessaire pour saisir les opportunités de l’ouverture et accroître l’épargne des ménages, ce qui jouera a priori favorablement sur l’investissement ».

    Etant donné ces risques, le rapport suggère à ce que le Maroc fasse le choix d’une croissance forte et durable et réduise aux mieux toutes dépenses improductives, pour consolider ses positions dans la compétition internationale, rattraper les retards considérables qu’il a accumulé sur le plan du développement humain et rentrer avec toutes ses chances dans l’économie mondiale de la connaissance.[/color]

    L’opinion
     

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