Rapport 2004 de Bank Al-Maghrib

Discussion dans 'Info du bled' créé par freil, 11 Juillet 2005.

  1. freil

    freil Libre Penseur

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    Le rapport annuel de Bank Al-Maghrib sur l’année 2004 a été présenté, mercredi, à Sa Majesté le Roi par le gouverneur de cette institution, M. Abdellatif Jouahri.

    Il ressort de la présentation faite au Souverain que malgré les résultats positifs enregistrés par quelques agrégats, traduisant une gestion axée sur la maîtrise de l’élargissement du déficit public et un réel effort du secteur privé pour contrecarrer celui-ci au niveau d’autres comptes, que le PIB (à prix constants) a enregistré une hausse de 4,2%.

    L’épargne nationale a augmenté de 4% en 2004 par rapport à l’année d’avant, la consommation nationale s’étant élargie à +7,5%.

    Le déficit budgétaire s’est établi à 3,2% du PIB, dépassant l’objectif de 3% fixé par la Loi de finances. Il est imputable aux charges de fonctionnement et de compensation.

    L’année écoulée ne fut pas porteuse de grands changements, la gestion de l’économie demeurant, comme les années passées, prudente, sans que la croissance, d’un niveau insuffisant, ne compense le creusement des déficits.

    Le commerce extérieur est structurellement faible et gravement déficitaire, supportant le poids d’une facture pétrolière qui s’est amplement élargie, occasionnant une lourde contrainte sur le budget.

    Celui-ci n’est pas sorti du cercle de la dette, qui reste très lourde, occasionnant toujours des sorties de devises importantes au titre des remboursements des créanciers en principal et intérêts.

    La dette intérieure est un véritable iceberg autour duquel tourne le bateau du gouvernement. Le Trésor se procure toujours ses ressources sur le marché financier national sans égard pour le volume de la dette.

    Les résultats positifs n’occultent nullement les déficits et les défis présents et à venir porteurs de nouvelles contraintes lourdes. Il s’agit de celles pesant sur des secteurs de l’économie et des défis du développement social qui ne peut attendre, aujourd’hui, une croissance qui ne se présente pas au rendez-vous et le partage équitable de ses fruits.

    Pourtant, Sa Majesté le Roi n’a pas hésité à aller de l’avant, dépassant plusieurs contraintes et passivités par Sa volonté de mettre en ½uvre l’Initiative Nationale pour le Développement Humain.

    L’INDH est un vecteur puissant déployant plusieurs dynamiques vers des objectifs précis prioritaires à caractère social. Elle trace le chemin à la politique du gouvernement qui doit être plus imaginatrice, volontariste et hardie, celle-ci doit être axée sur l’encouragement de l’investissement national et étranger qui doit être porté à un niveau permettant d’initier une croissance plus forte, de l’ordre de 6 %, pour parer aux déficits à venir.

    Les conditions de la croissance sont connues et c’est à la politique du gouvernement de faire en sorte qu’elles soient réunies.

    Cela passe sans doute par le dépassement de la vision, des méthodes et approches jusque-là adoptées. Les réformes y constituent l’élément fondamental.



    Source: L'opinion.
     
  2. fassi

    fassi Citoyen

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    Re : Rapport 2004 de Bank Al-Maghrib

    je ne comprend pas tres bien en economie, mais ce que je viens de lire pousse a poser des questions:
    ou va l'economie marocaine avec tous c deficits??
    qcq'on doit changer pour aller de l'avant?
    et ce qu'il y a une chance de s'en sortir??
     

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