Real Madrid 2-6 FC Barcelone: la liga sera blaugrana

Discussion dans 'Espagne' créé par simo160, 4 Mai 2009.

  1. simo160

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    Un Barça de gala est allé chercher une victoire historique au Bernabeu. Un jeu flamboyant qui permet aux catalans de s'auto-proclamer rois d'Espagne...

    Il y a de ces matches qui ont cette capacité à faire oublier plusieurs saisons de misère. L'intensité des émotions ressentie, l'enjeu de la rencontre, la communion de l'équipe, le jeu flamboyant développé, autant de choses qui font vibrer et rappellent aux culés pourquoi ils sont restés blaugranas, malgré tant de déceptions dans un passé très récent. 90 minutes, c'est tout ce que cela prend pour balayer d'un seul geste tous ces mauvais souvenirs, mais quelles 90 minutes !

    Le Real Madrid qui recevait Barcelone ce soir n'était pas un petit poucet, loin de là. Les merengues sont en fait invaincus en Liga depuis un certain 13 décembre 2008 et une défaite "héroique" face à ... Barcelone. Depuis, les madrilènes, transfigurés avec l'arrivée de Juande Ramos, enchaînent les victoires et n'ont concédé qu'un seul nul dans l'intervalle pour 17 victoires ! C'est là le parcours tracé d'un champion, sauf que l'équation comportait une variable "rebelle" en la personne du FC Barcelone. Car si Madrid a enchaîné les victoires à un rythme de champion, le Barça en a fait de même et rajoutait à cela un football irrésistible de tous les instants, suscitant l'admiration à travers la planète football.

    D'un point de vue sportif, ce clasico avait un enjeu énorme: avec 4 points seulement d'avance, les blaugranas ne pouvaient se permettre une défaite au Bernabeu. Depuis leur défaite au Camp Nou et un retard de 12 points, la maison blanche a réussi à grapiller 8 points, donnant chaque fois plus de crédibilité à un renversement de situation. L'élimination précoce des hommes de Juande Ramos en Copa et Champions League, récurrente ces dernières saisons, n'arrangeait évidemment pas les choses, Barcelone étant elle encore en course dans les 3 compétitions et devant composer avec un banc de touche faiblard ne l'autorisant pas vraiment à faire tourner son effectif.

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    Sans surprise, Pep Guardiola alignait son onze de confiance: Valdés dans les cages, le quatuor Abidal-Puyol-Piqué-Alvés en défense, le milieu Touré-Xavi-Iniesta et le trident HEM en attaque.

    Le premier quart d'heure de la rencontre a des allures de round d'observation: les 2 adversaires se jaugent, se testent mais ne se découvrent pas. Soudain, un véritable coup de massue tombe sur la tête des blaugranas, aussi imprévisible que douloureux: Ramos côté droit enrhume un Abidal en difficulté depuis le début de la rencontre et adresse un centre parfait qui trouve preneur en la personne d'Higuain (étrangement seul au point de pénalty). L'argentin exécute Valdés d'une tête rageuse. 0-1 (15'). Le match est lancé.

    Ce but va paradoxalement faire du bien aux troupes catalanes. Piqués à vif, les barcelonais s'emparent immédiatement du contrôle des opérations et égalisent dans la foulée. Superbement lancé plein axe par Messi, Henry ajuste du plat du droit Casillas et remet les pendules à l'heure. 1-1 (18'). Ce Barça là montre qu'il a du répondant et qu'il n'abdiquera pas.
    Preuve en est avec le second but sur une tête pleine de conviction d'un capitaine blessé dans son amour propre suite à son éviction lors du match aller face à Chelsea. On a apprécié Carles qui embrasse amoureusement son brassard de capitaine en guise de célébration. Deux buts encaissés en deux minutes (dont un sur coup de pied arrêté !), Madrid se prendrait-il pour le FC Barcelone, d'habitude plus coutumier de ces fameux moments d'absence ?

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    Les catalans affichent une confiance quasi-arrogante ainsi qu'une aisance déconcertante dans la circulation du ballon. Les amateurs de PES apprécieront... Campés dans la moitié de terrain merengue, ils font tourner en bourrique ces derniers. Temporisant par à-coups tout en alternant le jeu à une touche, les blaugranas mettent régulièrement en alerte la pourtant très solide défense madrilène. Dans l'intervalle, Eto'o puis Messi sont proches de faire le break. En face, des merengues dépassés ne doivent leur salut qu'à un Casillas en mode Clasico (inutile de développer, vous connaissez tous le talent d'Iker...). Hormis un centre dangereux de Robben, c'est plutôt calme du côté de chez Valdés.
    36ème minute: l'homme providentiel de la Maison Blanche ( son arrivée a coincidé avec le retour au premier plan des merengues) affectueusement appelé le "nouveau Makelélé" par les afficionados merengues, craque inexpliquablement et cède sous la pression de Xavi. Le vice-capitaine récupère le ballon. Rien de grave jusque là nous direz-vous, sauf qu'un certain Messi traînait dans les parages. L'argentin porte le ballon quelques mètres et d'un extérieur du gauche décroisé crucifie Casillas. 3-1 pour Barcelone. Le Clasico tient toutes ses promesses, surtout du côté de la Catalogne.

    Inutile de poursuivre la chronologie du match, vous l'avez encore en mémoire. Madrid a joué avec ses moyens et son inébranlable volonté. En face, Barcelone avait des arguments autrement supérieurs: lorsqu'une même équipe associe des qualités techniques individuelles exceptionnelles à un collectif bien huilé et qu'elle rajoute en sus une formidable envie de gagner, cela donne une force de frappe sans précédent. Quelque chose d'inarrêtable. Une bombe ! Chacun peut utiliser ses propres termes pour décrire cette équipe mais au final, nous convergeons tous vers la même idée: Le Barça 2008-09 est déjà entré dans la légende, peu importe qu'il remporte des titres en fin de saison ou non. Cette équipe a redonné à tous les supporters de football de par le monde une raison d'aimer ce sport; elle a tout simplement rappelé que le football, c'est avant tout un spectacle. Le football revient à sa forme la plus basique: des passes, des joueurs constamment en mouvement et un ballon qui revit, heureux d'être traité à sa juste valeur. Si les catalans ne se qualifient pas face à Chelsea avec un tel jeu, alors ce sport qu'est le football sera en deuil...

    Les joueurs
    Valdés: 6.5 Non responsable sur les 2 buts, il a livré un match sérieux.

    Abidal: 5 Une première demi heure très difficile face au remuant duo Ramos-Robben. S'est bien repris mais l'équipe avait déjà le match en main.

    Puyol: 6.75 Un but important. Un match engagé mais un placement douteux sur le premier but merengue.

    Piqué: 8 Performance impressionnante du canterano. Placement, relance, jeu de tête, tout y était...un but pour couronner une prestation exemplaire.

    Alvés: 6.5 Une bonne présence défensive, un bon soutien offensif. Son rendement a tout de même diminué en cette fin de saison.

    Touré: 8 Le monstre : pas besoin d'étoffer davantage. Remplacé par Busquets en fin de rencontre.

    Xavi: 9 Grandiose, virtuose, le vice capitaine a véritablement justifié son statut de cerveau du Barça. Sur tous les bons coups, maîtrisant à la perfection la science du rythme, il est incontestablement un des artisans majeurs de cette victoire historique. 4 passes décisives, ca vous donne une idée sur sa performance.

    Iniesta: 7 Une premiére mi-temps discrète avant d'émerger en seconde période avec quelques gestes de grande classe. Il a laissé à Xavi l'initiative offensive. Remplacé par Bojan en fin de match.

    Henry: 9 deux tirs pour deux buts et ce dans les moments les plus importants du match. Le français a vraiment beaucoup apporté cette saison lors des matchs couperets. Est définitvement intégré à l'effectif blaugrana. Sorti sur blessure et remplacé par Keita (60'), qui a fait son match.

    Messi: 9 Enfin un match important où l'argentin répond présent cette saison. Jouant à tous les postes de l'attaque, il a représenté un véritable poison pour la défense merengue. Double buteur et passeur.

    Eto'o: 7 Un jeu constamment en mouvement, beaucoup de pressing et une belle présence dans la construction offensive. Aucun ballon perdu, c'est assez rare pour être souligné.

    Fiche Technique
    Real Madrid: Iker Casillas; Sergio Ramos (Van der Vaart, m.71), Cannavaro, Metzelder, Heinze; 'Lass' Diarra, Gago, Marcelo (Huntelaar, m.59), Robben (Javi García, m.78); Higuaín et Raúl.

    Barcelone: Víctor Valdés; Dani Alves, Piqué, Puyol, Abidal; Touré (Busquets, m.84), Xavi, Iniesta (Busquets, m.84); Messi, Henry (Keita, m.60) et Eto'o.

    Buts: 1-0, m.14: Higuaín. 1-1, m.17: Henry. 1-2, m.20: Puyol. 1-3, m.35: Messi. 2-3 m.55: Sergio Ramos. 2-4, m.58: Henry. 2-5, m.75: Messi. 2-6, m.83: Piqué.

    Arbitre: Undiano Mallenco. cartons jaunes pour Sergio Ramos (24), Marcelo (44), Van der Vaart (73) et Javi García (84) pour le Real Madrid, Abidal (22) et Puyol (38) pour le FC Barcelone.



    fcbarcelonaclan
     

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